Je rêvais d’un autre monde

aeroport

La journée, elle a commencé il y a deux jours en fait, mardi soir, en rentrant de mon cours de lecture (more on that later). Mardi soir, quand l’odeur du froid faisait frétiller le nez dans les rues de Paris. La vraie odeur du vrai froid, tu sais, celle des températures négatives, du gel, du glacé.
La journée elle a commencé il y a deux jours quand, en l’espace de 15 minutes de trajet à pied, j’ai croisé 3 familles, 2 adultes et 2 ou 3 enfants, par terre, des petits yeux fermés emmitouflés sous quelques couvertures et des bonnets rarement très seyants.
La journée elle a commencé il y a deux jours quand, en rentrant chez moi, je me suis dit que, cet hiver encore, on allait sûrement laisser mourir des gens sur nos trottoirs, des gens venant peut-être de loin… Que dis-je des gens… Des enfants ?

Ce matin je me suis levée tôt, j’avais un avion à prendre. De ces bolides qui traversent la France en une heure et quelques non sans me procurer une angoisse certaine mais qui, porte à porte, situent les copines de Toulouse à 4 heures de mon Palace. Avant de partir, tout de même, l’interview sur Europe 1, la langue de bois d’Emmanuelle Cosse et du ministère du logement : « le froid arrive, le froid est là, mais oui, oui, on gère, on gère, on maitrise »…

En arrivant à l’aéroport, il y a eu la traditionnelle vérification des bagages, sortir Lady Apple, la mettre bien en vue, retirer la ceinture, la veste, l’écharpe, le tout en avançant pour ne pas retarder la file, et la carte d’embarquement qui part plus vite que la musique aux rayons X coincée dans la poche de mon manteau. Ce fut balbutiant, un mauvais enchainement d’actions et la responsable de la sécurité, en face de moi, qui gardait son calme. Mieux (ou pire ? ) elle m’a remerciée.
Oui.
Remerciée d’être polie…

« Merci beaucoup madame. Merci d’être polie. »

En arrivant à l’aéroport, mes évidences ne semblaient pas l’être pour tout le monde.

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Ne me jugez pas : parfois, j’ai 3 ans.

larmes

Chers aventuriers du quotidien, le monde est parfois trop injuste.
Nous avons chacun nos armes pour y faire face.
Le moment est venu pour moi de te faire un aveu : mon arme à moi n’a pas bougé d’un iota depuis mes 3 ans.

Je suis une hyper sensible.
Je ne saurais pas te dire si c’est bien ou non, il s’avère que c’est comme ça et que, avec le temps, j’ai appris à m’en servir comme un allié précieux dans mon travail (et ma grande passion) : raconter des histoires. Être une éponge à sentiments, à sensations, chercher obstinément à comprendre les autres et leurs motivations est peut-être ce qui me sert le plus pour ajuster les mots afin qu’ils sonnent justes.

Sauf que…

Dans la vie de tous les jours aussi, je suis une hypersensible : je pleure comme je ris (si maman si) de joie, de peine, d’émotion, de tristesse, de colère, d’amour… je pleure plus facilement et rapidement qu’il ne me faut de temps pour l’expliquer. Je pleure. De contrariété, souvent, très souvent, je pleure. Un peu comme une enfant de 3 ans, je pleure.

Et parfois c’est un peu chiant.

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Fleur perdue cherche sa maman dans les rues du septième

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Mercredi soir, il fait nuit sur Paris (Il est à peine 18h00…), mon iPod tourne à bloc et mon pas est décidé, je remonte la rue de Bourgogne dans le plus huppé des quartiers parisiens, le septième.

Je ne l’ai pas vue venir malgré son manteau rose fuchsia et son bonnet noir en petite moumoute, il faut dire que, Fleur, elle dépassait à peine mon nombril du haut de ses 7 (8, 9 ?) ans. Reste que, en quelques secondes, elle était là, en face de moi :

« Excusez moi, s’il vous plait, je dois retrouver ma mère à l’arrêt de bus Bourgogne et je suis perdue » (sanglot au coin des lèvres et lunettes embrumées)

Bien, bien bien… Tout va bien…

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Un couloir d’hôpital ? Drôle d’endroit pour une rencontre

linterne

Sache le, ami lecteur, on n’est jamais à l’abri d’une bonne rencontre. Et ce même quand la vie est une belle grosse connasse ascendant mouchoir.

Je ne sais pas pour toi mais, moi, personnellement, j’ai passé quelques heures de mon weekend dans les entrailles d’un hôpital. Et pas un p’tit. Un hôpital du genre costaud spécialisé dans le balaise : cardiologie, pneumologie, neurologie (ma -logie préférée) etc.

Samedi matin je me suis levée avec l’envie dans les chaussettes de me mettre dans mes Docs Martens pour les heures à venir.

Être une autre, parfois, c’est bien, aussi.
Même si elle a des chaussures pourries.

Comme mes performances méditatives restent encore à démontrer, ma tête est restée solidement accrochée à mon corps. J’ai donc chaussé mes Docs et mis en ordre mon apparence extérieure.
Pour tout te dire, quand je me suis maquillée, j’ai soufflé en réalisant que je n’avais pas de mascara waterproof de planqué au fond d’un tiroir… Et puis perdu pour perdu,

tant pis si tu pleures, tu ressembleras à un petit panda,

que j’ai pensé. Mais au moins sauve les apparences. Même quand c’est la merde, on n’est pas des sauvages !

8 heures et quelques j’étais prête.
Un train et quelques kilomètres j’étais la-bas, devant la porte marron moche de la chambre de mon papa.
Midi et quelques j’étais amoureuse.

Comme je dis : on n’est jamais à l’abri d’une bonne rencontre.

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Parce que ce monde a décidé de faire n’importe quoi : un paquet d’M&M’s peut-il faire office de déjeuner ?

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Oui.

Et sache qu’avec un peu d’imagination, les couleurs, tu peux les associer à des fruits. Vert = pomme, jaune =  citron, orange = orange (maline la Lisette), rouge = fraise… Il n’y a qu’avec le bleu et le marron où c’est un peu plus délicat mais comme la cacahuète est une légumineuse, sur un malentendu, ça peut marcher.
Je ne raconte pas l’avance que j’ai pris dans ma consommation de 5 fruits et légumes par jour ce midi.

J’ai peu dormi l’ami. Et comme souvent dans ces cas là mes envies de cuisine se limitent très rapidement.
Je suis contrariée l’ami. Et comme souvent dans ces cas là mes envies alimentaires se tournent vers le sucré.

Oui parce que j’ai passé une trop importante portion de ma fin de nuit avec Yann Barthès, et qu’autant lui il commençait à fatiguer quand il s’est agi de rendre l’antenne, autant moi je m’accrochais à sa présence pour croire que tout n’était pas encore perdu. Vers 8h30, quand il a finalement raccroché le costume de présentateur, j’ai pensé m’enrouler dans ma couette et récupérer les heures de sommeil que j’avais perdues, et puis Donald a fait son discours bien propre sur lui de 45ème président des États-Unis.

Fuck, que je me suis dit. It’s real!

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Crash Tests de ces produits que je n’aurais jamais achetés sans la blogosphère

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Dans quelques jours (et moyennant ma motivation à finir la présentation que je dois terminer aujourd’hui), je vais rejoindre le corps professoral, ajoutant officiellement ma casquette de « formatrice / consultante sur l’évolution des media et leur consommation » aux précédentes (journaliste & écriveuse de bonnes aventures).
Le truc rigolo dans cette histoire c’est que je dois former des jeunes à l’intégration du media Internet dans des dispositifs publicitaires pluri-media. Pour une nana qui répète à qui veut l’entendre que personne ne regarde la publicité sur Internet, sauf les gens qui bossent dans la publicité sur Internet… Ça peut bien se passer !

La vérité, ami lecteur, c’est que j’ai beau être en première ligne pour décrypter les mécanismes publicitaires et médiatiques, j’ai beau être de l’autre côté du miroir à tapoter des mots sur des blogs, parler stratégie de communication et lire tout ce qui peut bien passer devant mes yeux sur le sujet, je n’en reste pas moins une consommatrice… Et c’est après m’être lavé le visage avec une éponge Konjac repérée sur un blog, appliqué de l’huile de thé blanc dont j’avais entendu parler dans une vidéo YouTube et sorti mon rouge à lèvres Frog Prince acheté sans réel besoin suite à une story Snapchat, que m’est venue la plus étrange des révélations :

Oui, MOI, Elise Richard, je suis une consommatrice influençable… Et influencée par Internet !

Mais alors dit-donc, ces produits aux vertus révolutionnaires valent-ils vraiment la peine ?

Parce si tu as cliqué sur cet article, c’est quand même un peu pour ça, je m’en vais te donner mes commentaires suite à un crash test de plusieurs semaines.

Let’s go!

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Faire du gras

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Chers aventuriers du quotidien, laisse moi t’inviter dans un moment ralade ! 

OK donc c’est l’hiver !

Si certains ont le genou qui craque quand le temps tourne à  la pluie, moi j’ai des envies de gras dès que les jours rétrécissent. Le changement d’heure étant passé par là, faut-il vraiment que je précise être assise sur mon canapé en finissant mon pot de Boursin ail et fines herbes à la petite cuillère pendant que j’écris ces quelques lignes ?

Les bons sushis et la soupe miso n’ont plus d’intérêt qu’en accompagnement de brochettes boeuf / fromage.
Le Big Mac et équivalent whooper (with double cheese) m’obsèdent à l’approche du gouter.
Le brie, le morbier et la pizza 3 fromages habitent mon frigo aux côtés des quelques légumes rescapés et prêts à être cuisinés en soupe, seule façon de les rendre intéressants : mixés en avance, rien d’autre à faire qu’à réchauffer.

J’ai faim du lever au coucher et j’ai faim de gras. Cherche pas : c’est l’hiver.

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