Je suis une femme nouvelle.

Non seulement je vais au sport y faire du sport – et non pas mater les mecs transpirants – (depuis 2 mois), mais en plus je mange des légumes (depuis deux semaines).
Faut-il y voir une preuve de mon vieillissement cutané et cellulaire modifiant, contre mes principes les plus élémentaires (LE GRAS, C’EST LA VIE !), l’ordre de mes priorités ?

Depuis plusieurs années maintenant, mon équilibre alimentaire se joue entre bio et MacDo. Le MacDo m’est venu pendant mes années de lycée et ne m’a plus quitté. Le bio, lui, m’est venu il y a une dizaine d’année, en simultanée d’une certaine conscience écologique, en simultanée d’une certaine année australienne.

Et depuis, plus rien n’est pareil.

Alors qu’ici on en était encore (toujours ?) à se demander ce qui devait aller (ou non) dans la poubelle jaune, là-bas les choses étaient très claires depuis bien longtemps. Ne nous leurrons pas, il y a des gros soucis sur le sujet en Australie aussi et un joli trou dans la couche d’ozone pas bien loin pour aggraver une situation déjà relativement désertique niveau climat. Mais j’y ai vu dame nature dans ce qu’elle a eu de plus joli à me proposer jusqu’à aujourd’hui, veille de mes 32 ans. J’y ai aussi fait naitre mon amour des nuages, mais ça la photo d’illustration te l’expliquera mieux que moi. #NoFilter
Comble de l’ironie, c’est un Cash Investigation sur le grand bluff des multinationales face au climat relatant un incident dans une mine à charbon du sud de mon pays du bout du monde qui m’y fait penser…
Il y a dix ans je regardais un ciel bleu azur depuis une fenêtre de Darwin en me disant « profite ma grande, c’est probablement l’un des plus beau mois de ta vie » à côté d’un australien au chapeau et ancien mécano dans les mines du pays. Dix ans plus tard il me reste un niveau d’anglais pas dégueulasse, des tâches de rousseurs plein les épaules, l’envie d’y retourner, et, donc, une certaine conscience écologique.

Mais revenons à nos poireaux.
Étant globalement incapable d’anticiper mes envies culinaires à plus de 24 heures, cumulé à une certaine flemme / non patience pour passer trop de temps en cuisine au quotidien, ma préparation des légumes à tendance à se limiter.
Tout court et d’une façon générale.
Entrainant une consommation limitée.
C’est le mot.
Jusqu’à il y a trois semaines. Jusqu’à ce que je (re)découvre La Ruche qui dit Oui !

Et depuis, plus rien n’est pareil.

L’idée de la ruche c’est une distribution de produit plutôt locaux (moins de 200 km) une fois par semaine après une commande passée quelques jours plus tôt via un site Internet au design coloré. Tout n’est pas bio, mais c’est souvent « fermier » et, encore une fois, local. Niveau prix on est au niveau de mon Bio c’est Bon (= plutôt cher), mais ce système me fait faire des économies car 1 : je vois où j’en suis dans mon total au fur et à mesure et 2 : j’arrive mieux à anticiper ce que je vais manger. Et puis 3 : j’y achète des légumes, et les légumes, c’est mois cher. Résultat tous les mardis depuis 2 fois (c’est comme ça qu’on crée une habitude) j’ai le frigo plein de trucs verts (ou orange, ou rouges, ou marron / terre, … mon frigo est un Monet). Du coup, le midi, maintenant, j’hésite entre salade de betteraves ou carottes râpées, ce soir j’ai mangé un toast de pain aux graines de lin et épinards avec œufs bio.

Une femme nouvelle je te dis !

Darwin2006
« Je ne suis pas en contre-jour là ? – Non non, t’inquiète ! »

Pour tout avouer, le souci premier (pour rappel : une certaine flemme / non patience pour passer trop de temps en cuisine) lui n’est toujours pas réglé. Le risque de lassitude vis à vis de mes crudités découpées maladroitement et grossièrement est donc haut sur l’échelle du risque. Car je n’ai absolument pas prévu de le régler. Ce n’est pas que je ne sais pas faire, c’est que je n’ai pas envie de faire. En attendant donc ce moment terrible où je me verrai jeter une salade verte oubliée au fond de mon bac à légumes (en revanche le gaspillage alimentaire me pose un vrai souci de conscience, je suis du genre à manger 4 yaourts si la date de péremption est au lendemain – je sais que les dates de péremption ne veulent « rien » dire mais psychologiquement si c’est dépassé ça me rend malade… #FoutuPsychologiquement), je grignote pour le moment mes radis avec la douce sensation, peut-être un peu exagérée, de faire du bien à mon intérieur.

Or l’adage (la pub) le dit bien : quand ça fait du bien à l’intérieur, ça se voit à l’extérieur.

xxx