Qu’est ce qui peut bien se passer, tous les jours, week-end inclus et quelque soit l’heure de mon coucher, pour que je me réveille, systématiquement, à 6h23 ?

Tous les jours.
Depuis 10 jours.

Les amis je suis É-PUI-SÉE.

Mes cernes en témoignent. Parce que 6h23 pour vous c’est peut-être un horaire normal pour démarrer sa journée, moi je suis calée pour m’éveiller à 7h34 avec la possibilité de somnolence avancée pendant une petite trentaine de minutes ensuite. La dynamique de ma journée est calibrée pour démarrer à 8h précise depuis mon lit : première revue de presse, premières réflexions sur ce que je vais bien pouvoir écrire, ma conf’ de rédac’ perso se joue sur cette première heure quotidienne… Et depuis 10 jours c’est le bordel.

J’avais lu dans un magazine quelconque il y a plusieurs années : Si vous vous réveillez moins de 2 heures avant votre réveil supposé il vaut mieux démarrer votre journée tout de suite et ne pas vous rendormir, sans quoi vous allez être somnolent jusqu’au coucher. Une sombre histoire de rythme  du sommeil qu’il faudrait respecter voyez. 2 heures c’est le temps qu’il faut pour se rendormir pleinement donc si on n’a pas ce temps là devant nous, BAM, c’est la cata. On se rendort un peu mais pas vraiment. En conséquence de quoi on ne se réveille jamais vraiment non plus.

Pour la bonne compréhension de tout le monde, gardons bien en tête que cette explication n’a rien de scientifique et que je n’ai fichtrement aucune idée de ce qui avait pu motiver le ou la journaliste à écrire dans ce magazine à la ligne éditoriale sûrement très qualitative, que se réveiller moins de 2 heures avant son réveil signifiait nuit finie, reste que j’ai bien bien BIEN intégré l’information. Et à chaque fois que je vois 6h23 sur mon fichu réveil depuis 10 jours j’ai la même réaction :

Théoriquement il faudrait que tu commences ta journée MAINTENANT !
Ou alors on fait comme si on ne s’était pas vraiment vraiment réveillé ?
Vas-y, garde les yeux fermés. Voilà, regarde, on dort…

On ?
On c’est moi, mon cerveau et mon nounours que je cherche compulsivement de la main des fois que ce geste pour le moins conscient de mon corps encore somnolent pourrait me rendormir (#cohérence).

Avant-hier je sais exactement ce qui m’a réveillée : mon voisin a décidé de mettre sa TV à fond les ballons tout en faisant sa vaisselle à… 6h23 ! (Son évier de cuisine est, semble-t-il, collé à notre mur commun).
Hier j’ai eu l’impression que ça frappait à la porte à 6h20 ce qui, après plusieurs minutes d’angoisse profonde à me répéter « il y a un cambrioleur qui veut rentrer, il vérifie juste si je suis là avant » (#cohérence), s’est avéré être une erreur d’interprétation.

C’est juste mon lit qui fait du bruit quand je bouge.

Trêve de suspens, vous imaginez bien que je ne démarre PAS ma journée à 6h23, malgré toute la littérature que j’ai pu lire m’enjoignant à ne pas essayer de me rendormir. Ça m’est physiquement impossible. Pour éviter de tourner en boucle sur cette idée que je me lève dans moins de deux heures et que donc c’est la cata (si je choppe le mec qui a écrit ce truc…) ce matin j’ai décidé de ne pas regarder l’heure, de garder mes yeux fermés et de ne plus bouger. À défaut d’être profondément assoupie, j’en donnais l’illusion parfaite.

J’vous l’donne en mille : quand le réveil à sonné à 7h34 je retombais tout juste dans un sommeil profond fait de rêves abracadabrantesques où ma Cheffe de copine aurait fait des travaux dans son restau pour déplacer la cage d’escalier et mettre les toilettes en bas, dans le sous-sol. Bien évidemment les 30 minutes de somnolence en écoutant la radio se sont transformées en une bonne heure et demi de demi-dodo entrecoupés de secondes de lucidité disant

LÈVE-TOI.

Rien de très reposant et une somnolence assurée pour le reste de la journée. Certes j’ai l’avantage certains de pouvoir gérer mes horaires. N’empêche, je suis épuisée. Mes cernes en témoignent.

Comme il est fort possible que la question se pose à nouveau demain, peut-être je pourrai essayer la méthode de démarrer, en fait, ma journée à 6h23. Faire le deuil de cette heure de sommeil perdue et en faire quelque chose de constructif (mater des vidéos sur YouTube).

Nan, j’déconne…
Demain, c’est décidé, pas de réveil avant le réveil.

xxx