La meuf elle revient, là, comme ça, pas loin de 3 mois après le dernier post comme si de rien n’était ?

ouais.

Allez, fais pas la tête, je te raconte les 10 derniers jours, un peu comme si on ne s’était jamais vraiment quitté !

Mercredi 20 décembre
C’est l’angoisse… Dans 5 jours les mini nièces auront déchiré l’ensemble des emballages petit-renne-Père-Noël-sapin qui habillent traditionnellement l’abondante sélection issue d’une liste envoyée depuis un peu moins d’un mois. À l’heure qu’il est j’ai, en guise de pierre à cet édifice que j’anticipe beaucoup trop coloré, un CD de « Tous en scène » piqué au hasard d’un Secret Santa quelques jours plus tôt… #Loose.
Là, tout de suite, en face de moi se dressent Cendrillon, la petite Sirène, la Belle aux bois Dormant, Belle (la meuf de la Bête), Vaiana, Blanche Neige, la Reine des Neiges et sa frangine… Elles sont toutes là, docilement alignées sur une étagère en métal dressée dans le rayon FILLE d’un magasin de jouet manquant d’originalité dans son organisation. Toutes sauf Une. La seule, l’unique p*tain de Pocahontas « poussière d’étoile » (yep, ça ne s’invente pas), demande expresse d’une mini nièce qui, je l’apprendrai 5 jours plus tard, vivra un drame d’envergure en découvrant que le Ken Marié tant demandé a été remplacé par Ken Fashonista pour cause de rupture de stock. Je ne le sais pas encore mais sûrement je le pressens : non, je ne peux me résoudre à un choix de substitution, je DOIS trouver Pocahontas !!

Dimanche 24 décembre
En guise de participation au repas du soir je me charge de 2 missions de haute importance :
1. Découper dans un carton semi rigide, avec des ciseaux d’enfant, un emporte pièce en forme d’étoile pour qu’une tiers personne (ma sœur) face des petits sablés citron de décoration pour une bûche sur laquelle elle travaille depuis 24 heures.
2. Eplucher un navet et une betterave pendant qu’une tiers personne (mon beau-frère) a le temps d’éplucher, trancher, aligner 3 pommes, 2 navets, 4 radis longs…
On ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir participé !

Lundi 25 décembre
Ken Fashonista a troqué sa chemise à carreaux pour une tenu de « marié ».

La mini nièce est chagrin : ce n’est pas ce qu’elle avait demandé.

Si je me contente de juger la prestation scénique qui a accompagné cette découverte, bien-sûr je peux estimer que la réaction était sur-jouée.
On repassera pour l’Oscar.
En toute franchise ceci-dit, l’habit de marié qui accompagnait le Ken histoire-de-faire-genre-c’est-pareil est assez déceptive : Ken ressemble à un vieux présentateur météo sur le retour dans une veste bleu Klein avec un noeud papillon à la classe discutable. Pocahontas, elle, se balade en décapotable rose et a filé ses bottes à Barbie Fashonista (décidément) en toute décontraction. Je suis bien placée pour le savoir : je dors dans le bureau devenu salle de jeu de la maison parentale où une maison de Barbie plus haute que les mini nièces a trouvé place depuis ma dernière visite. Ken-Fashonista-Marié y fait la sieste sur le bord de mon lit, comme si de rien n’était.

Mercredi 27 décembre
De retour à Paris je savoure la perspective d’avoir quelques jours à-moi-rien-qu’à-moi, une tonne de podcasts à rattraper, un binôme de boulot aux abonnés absents depuis 3 jours consécutifs (première fois depuis 8 mois), une salle de sport accessible et la masse de cheveux suffisante pour aller dégrader-tout-ça-mais-en-gardant-un-peu-de-longueur-tout-de-même.
Le coiffeur en a décidé autrement.
Je perds 15 à 25 centimètres selon les mèches et mon dégradé se fait la malle me laissant seule avec une coupe mi-longue un peu trop droite à mon goût. Oh well : ça change sans changer, dit-donc-ya-de-quoi-faire-avec-cette-masse-de-cheveux et « c’est naturel cette couleur ? très jolie » = l’histoire de ma vie capillaire. La révolution ne passera pas par là.

Samedi 30 décembre
Je redécouvre la signification du mot vacances en enchainant, les 9 épisodes de la saison 2 de Stranger Things. Bingée en une journée, depuis mon lit et mon pyjama, entrecoupée de sessions sieste, la série me laisse sur une impression mitigée :
– un Big Up à Bob, pourtant outsider sur l’échelle de la popularité et acteur de la scène la plus ridicule de ces 9 chapitres : quand un monstre te poursuit et que tu parviens tout juste à lui échapper, tu continues de courir et tu sors de l’hôpital Bob, tu ne t’arrêtes pas devant la porte pour sourire à ta nana !
– un attachement pour les personnages secondaires (les grands-frères et sœurs) quand-même BEAUCOUP plus intéressants que le groupe de gamins épicentre de la série.
#LaVie

Dimanche 31 décembre
19h25. Parée au réveillon : le Champ’ est au frais, les petits fours Picard sont décongelés, les pizzas prêtes à être enfournées et la chantilly mascarpone accompagnant un gâteau au chocolat issu d’une préparation toute faite… montée. Dans mon Palace dignement âpreté pour l’occasion (OK : rangé…) j’enchaine les tours sur moi-même, avantage de la jupe qui vole et des collants sur le parquet. Via ladyApple chantent Orelsan et Tim Dup (l’obsession musicale du moment).

Tout est en place.

Alors certes, j’ai la coupe de cheveux discutable… Peut-être (on n’est toujours pas hyper clair sur ce point)… Mais, enseignements de 2017, j’ai aussi la certitude que Pocahontas saura trouver sa bonne place aux côtés de Ken Fashonista (ou l’inverse), le Champ’ au frais, et les ami·e·s pour le partager sur une BO au message prometteur !

Pour preuve c’est sur Wannabee des Spice Girls qu’on a terminé officiellement 2017.

I won’t be hasty, I’ll give you a try
If you really bug me THEN I’ll say goodbye

Ainsi donc, on en est là : bonne année 2018 les copains ! 🎈

xxx