J’ai déménagé.
Je sais : je radote. Cependant sans ce point de départ, point d’histoire.

J’ai déménagé puis j’ai quitté mon boulot, me laissant dans une certaine liberté de temps qu’il m’a fallut combler sous peine d’anxiété sérieuse. Le temps donc de trouver mes marques dans ma nouvelle vie, j’ai estimé qu’il était temps de trouver mes marques dans le bordel physique qui jalonnais mon Palace d’appartement. Et voilà comment l’aventure IKEA a commencé.

Cette histoire s’est déroulée il y a 11 jours. Un samedi après-midi chez IKEA !? Qui pourrait refuser ce genre de proposition alléchante ? En tous cas certainement pas l’ami à la voiture qui avait gentiment répondu à ma bouteille à la mer quelques jours plus tôt sur Facebook disant un truc du genre : Personne n’aurait prévu de faire un Paris / « Ikéa » (je suis pas sectaire, votre banlieue sera la mienne) ce weekend avec un camion et une place pour moi par hasard. Non ? Personne ?
L’ami à la voiture que je nommerai pour l’occasion B. (bonjour B. !) avait d’abord répondu un timide moi peut-être, je te dis à la fois surprenant (grosse coïncidence) mais néanmoins dans la lignée de cette légende urbaine qui voudrait que les réseaux sociaux renforcent le lien social. Sauf que B.est son propre patron et a donc, par définition, des week-ends (temps libre ?) aléatoires (ah ces français qui ne fichent rien !). Ainsi, après quelques tergiversations, c’est à 14h30 le samedi qu’il m’a dit : suis dispo, on va à IKEA cet aprem ?

Mais quelle bonne idée voyons !!
16h nous étions en route vers Paris Nord 2, Roissy. Je savais ce que je voulais, j’avais en tête les dimensions de mon Palace, B. au volant prêt à rabattre les sièges de son carrosse pour laisser mes meubles s’exprimer (car, précision, il allait chez IKEA pour acheter un cadeau d’anniversaire que nous n’avons finalement pas trouvé…).
Après le tour traditionnel de l’exposition et l’intense réflexion devant les armoires (Oui mais je l’aurais préférée en tout blanc tu vois, là du coup il y a le côté en « genre bois » ou en noir. Bon je prends bois. Non je prends noir. Attends j’ai changé d’avis !) nous sommes arrivés au rayon enfant, où contrairement à B., j’ai moi, finalement, trouvé mon bonheur : l’armoire parfaite, pas trop grande, toute de blanc parée, mignonne, dans mes prix… Et au moins en mixant plusieurs rayons dans mon Palace (chambre adulte et chambre enfant) j’étais assez certaine de ne pas me retrouver avec la copie conforme de la page 227 du catalogue.

Vers 17h30 nous arrivions au RDC, le niveau « bordel & assiettes », où régulièrement je retrouvais B. en pleine consternation devant les trucs les plus improbables comme le plafonnier qui s’ouvre telle l’étoile noire de star wars ou la bougie gravée avec des anges dessus. Ainsi de suite jusqu’au dernier rayon du niveau « bordel & assiettes », une heure plus tard, nous y étions presque, touchions du doigt la fin de l’aventure quand il s’est agit de retrouver, dans l’immensité du hangar IKEA, les meubles que j’avais repérés. C’est alors que B., outre le fait d’être un chouette copain et d’avoir un carrosse, m’a montré ses talents d’homme (le vrai) pour déplacer, des étagères vers le chariot, des cartons qui pesaient un certain poids c’est certain.

Ainsi, lui avec le chariot à meubles et moi avec le chariot à bordel, nous nous sommes FINALEMENT dirigés vers les caisses. Devant nous les jaunes « caisses rapides » ou les bleues « caisses prioritaires ». En toute logique, peu crédibles en tant que femmes enceintes ou handicapés, nous sommes restés au niveau des caisses rapides. Jusqu’à découvrir qu’il s’agissait de caisses libre-service, limitées à 15 articles maximum. Mon sens de la bravoure a voulu changer de file (Mais, on va se faire engueuler, on n’a pas le droit d’être là !), son sens pratique nous a fait rester en place (Ils vont pas nous faire faire demi-tour, t’imagines le bordel !?). Effectivement, personne ne nous a rien dit quand, avec nos deux chariots, nous avons auto-scanné l’ensemble de ma nouvelle vie (soit un premier ticket) et les 3 bricoles qu’il a finalement pu trouver pour remplacer le cadeau perdu (soit un second ticket). Sauf qu’au moment de payer, B. a réalisé qu’il avait oublié de scanner un bidule. Tout d’un coup beaucoup plus à l’aise à contourner les lois (il ne s’agissait pas de moi) je lui ai conseillé de laisser tomber ! Et voilà comment, lors de la « vérification » et alors que les agents IKEA faisaient le compte des articles sur nos 2 tickets (soit un total de 39 articles) et comparaient avec nos 2 chariots, ce fut le bordel. L’agente restée avec nous avait pour ordre de comptabiliser 39 articles dans nos chariots. Elle en trouvait 35 dans un, et 5 dans l’autre. Sauf que de ces 5, 2 étaient en fait divisés en 2 cartons, 5 devenaient donc 3. Elle y a perdu ses mathématiques. Et ainsi quand elle a levé les yeux vers B. et lui a dit 35 + 3 ?, il a osé (OSÉ) le joli « 39 » salvateur qui ne devait sous aucun prétexte croiser mon regard sous peine d’exploser en vol… De rire. L’agente a dit bon bah d’accord alors.
J’ai contenu mon fou rire sur environ 5 mètres. Il était clairement temps de rentrer et d’affronter les derniers embouteillages nous ramenant à Paris aux alentours de 21h.

Définitivement, 35 + 3 ne feront plus jamais 38.
Merci encore, ami B. You made my day!

xxx

PS : Pour info la bricole qu’on n’a pas payé devait couter environ 5 euros. Si j’avais su, c’est ma bibliothèque (en photo, là-haut!) qu’on n’aurait pas scanné ! #LisetteLIntrépide

Normalement, le dimanche, j’écris 3 #SweetHome

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Normalement, le dimanche, j’écris. #SweetHome

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