Je me découvre une addiction que, certes, je soupçonnais déjà, mais qui se voit confortée par ces quelques moments face à mon écran où Dame Pomme est plus utile à refléter mes yeux ouverts, quoique vides, qu’à recueillir le fruit d’un tapotage insolemment fluide sur mon clavier.

Autrement dit, parfois, j’ai du mal à me concentrer.

Depuis quelques semaines, pleine balle dans mon projet #NewLife, je passe par deux types de journées :

  • Il y a celles (comme aujourd’hui) où je reste tête baissée dans le guidon, l’horizon en ligne de mire et cette réalisation après avoir fini un article, corrigé un autre, envoyé 4 emails distincts et personnalisés pour présenter mon travail, écrit un petit millier de mot sur mon word en page de fond qui raconte une histoire, regardé un documentaire dont je veux parler, que… « il est déjà 19h !? ».
  • Et il y a celles (comme aujourd’hui) où après 15 minutes à me répéter toutes les 60 secondes « reste concentrée » je réalise que j’ai un onglet Facebook qui s’est ouvert dans mon navigateur et mon téléphone branché sur WhatsApp dans la main. Tout ceci est extrêmement mystérieux : « mais depuis quand ? ».

Parce que je ne suis qu’humaine, mes phases de déconcentration sont accompagnées d’une envie de gâteau au chocolat.

Il n’est ainsi pas rare de me voir errer dans les rues de mon quartier en quête de bonheur gustatif, le cheveu hirsute, les lunettes posées sur le nez et la tenue pas toujours coordonnée (travailler de chez soi peut, certains jours, diminuer de quelques dixièmes le sex appeal).

Si les récents évènements doivent illustrer mon propos, je note donc deux possibilités pour répondre à ces envies.LeBaulois1

La première me diriger dans une des nombreuses épicerie bio / quali / direct producteur de mon quartier et passer en caisse avec une mini version du gâteau Le Baulois. Au hasard comme par hasard, il s’avère que cette petite chose à 12 millions de calories la bouchée est issue de la région nantaise, comme a peu près tout ce qui existe de mieux dans ce monde, present company included. La description du site Internet n’est en rien usurpée : Sa texture fine et sa saveur délicatement caramélisée, typiquement Bretonne, en font une spécialité locale recherchée. Si votre standard du fondant au chocolat est, à ce jour, encore abordable et facilement acquérable, ne tentez pas Le Baulois. L’essayer vous fera revoir toutes vos échelles de valeur. Je ne plaisante pas, ce truc est non seulement hautement addictif, mais surtout terriblement bon (ou l’inverse).GateauAuChocolat

Fort heureusement pour moi, j’ai parfois des envies de gâteau au chocolat qui ne soient pas « fondants ». Pour se faire je peux utiliser ma recette éprouvée depuis plusieurs années ou, plus sûrement, me diriger au rayon préparation pour gâteau de mon supermarché. Le caissier du daily monop me drague beaucoup moins depuis qu’il me voit débarquer dans la tenue sus-citée, les bras chargée de ma préparation pour gâteau, 6 œufs et une plaquette de beurre. On appelle ça le combo Bridget Jones. Le résultat est beaucoup plus aléatoire que pour Le Baulois car mon mini four, le taux d’humidité, le moule disponible, le niveau d’ensoleillement, le volume sonore, le programme TV, que-sais-je, ont tendance à faire virer le résultat de pas trop mal à ceci est un parpaing.

Après moultes réflexions sur le sujet, la cuillère dans la bouche, je pense que le chocolat favorise la concentration. Un truc avec le magnésium.
Je ne vois pas d’autres explications aux appels incontrôlables de mon cerveau quand celui-ci est à la peine.

xxx