D’abord il y a l’arrivée, côté sud, toujours côté sud. Sous l’escalier, le raccourci qui même à la sortie de la gare, le sourire de la moins mini des mini nièces qui s’illumine : « tata-Elise !! ». On fait un câlin, un bisou, et déjà : moi je suis venue parce que je ne fais pas la sieste, et demain on va aller au spectacle avec mamie voir Alice et le sortilège de l’amitié, et papa et maman ils vont arriver demain, et…, et…, et…
Depuis 3 jours, les deux schtroupfettes squattent les attentions de leurs grands-parents, aka mes parents. Et tout le monde en redemande, malgré les quelques pleurs, malgré les quelques caprices, malgré les quelques réprimandes, malgré la fatigue.

Ensuite, il y a le partage des chambre. Cette fois-ci j’ai le droit d’avoir la mienne de chambre, même si, on ne va pas se leurrer, elle n’a plus rien à voir avec la mienne, de chambre. Celle de ma sœur est depuis longtemps devenue « la chambre des filles », avec un lit superposé et une armoire pour ranger les jeux, ceux qui restent chez papi et mamie. Ma soeur, elle, et mon beau-frère, lui, iront dormir en haut : on a acheté un canapé lit, c’est un 160, ils seront mieux.

Juste avant Noël, il y a le 23, le spectacle (donc). Et l’arrivée promise des parents : ma soeur et sa moitié. À hauteur de mini nièces, on se colle dans les jambes (des fois qu’ils décideraient de repartir), on crie (des fois qu’ils n’auraient pas compris le plaisir de les retrouver).

Arrivent alors les préparatifs, ceux du 24 : ça sent un peu de tout dans la maison. Il y a les embruns des huitres, le pain des hamburgers, la douce odeur des cookies, le raffinement (pourquoi pas ?) des saint Jacques, etc. On se croise, s’entrecroise, un coup de vaisselle « oh, il n’y a plus d’eau chaude ». Dès 17h les mini nièces deviennent intenables. On leur a promis de mettre les tenues de tulles et de paillettes juste après la douche, elles ont déjà les fesses à l’air devant la porte de la salle de bain et il n’est plus question de parler. Non : on hurle ! Devant mes yeux qui se lèvent au ciel ma sœur me rappelle qu’il y a un peu plus de 25 ans c’était moi / elle / nous.

Oui.

Mais depuis, j’ai grandi.

Lisette est devenue Tata-Elise, alors faut pas déconner, c’est fini les conneries…

… Ce soir je vais revêtir ma plus belle robe étoiles et chouinerai, comme tous les ans, la première : il est minuit, c’est l’heure des cadeaux ! Si tout va bien, tous ceux qui croient au grand bonhomme rouge seront déjà couchés, on sera tranquille pour s’échanger les douceurs.
Tous au lit alors. Tous, sauf moi. Parce que j’ai commandé un gros paquet de choses pour 2016 et, pour tout vous dire, je ne suis pas contre une petite louche de magie.

Joyeux Noël les copains. Ça ne fait que commencer.

xxx