Allez, viens, je t’emmène.

En quelques photos à qualité discutable, laisse moi te raconter comment j’ai, hier, été chercher l’inspiration avant de vaillamment abandonner l’affaire devant une statut aux pieds fleuris.

Le 11 janvier 2015, je n’ai jamais atteint la place de la République. Trop de monde, et peut-être un peu trop de froid pour mes gambettes statiques légèrement vêtues d’un petit collant (projet de vie #culàlair, on ne change pas une équipe qui gagne).
Un an – moins un jour – plus tard, les trombes d’eau, Johnny et une certaine récupération politique m’ont coupé l’envie du rassemblement « populaire ». Alors tranquillement, le lundi 11 janvier 2016, j’ai fait mon pèlerinage débutant ma ballade par le canal saint martin, vidé de son eau et laissant aux chalands la joie d’une légère odeur vaseuse. Après un weekend en huit-clos pour mettre à mal la pile de magazines et d’articles que je garde précieusement pour quand j’aurai le temps, j’ai eu besoin d’air (que tout le monde se rassure, la pile a à peine diminué). L’idée était aussi, et si possible, d’aérer mes idées sur mon grand projet d’avenir à visée domination du monde.

On trouve de tout dans le canal st martin, mais finalement peu de trésors et peu d’éléments qui pourraient laisser un début d’histoire se créer. Juste des caddies, des vélos et des scooters, quelques chaises et des bouteilles. Au pire : une poubelle recouverte traditionnellement d’une eau brumeuse pour ces jeunes et moins jeunes qui se retrouvent les soirs d’été. Au mieux : des histoires de paris perdus, de foufous alcoolisés ou autres règlements de comptes. Non, décidément, rien qui ne soit digne de susciter l’imagination.

 

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Et puis à quelques encablures de là : la place de la République.
Trônant en son centre, le bras levé, je suis toujours fascinée par cette statue qui fixe l’horizon, imperturbable du bruit et de l’activité qui se joue à ses pieds. Mais l’histoire ici est trop présente pour laisser quelque place que ce soit à l’imaginaire. Après quelques minutes à penser a ceux qu’ont célébrait silencieusement, j’ai poursuivi mon chemin.

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Il faut parfois savoir accepter les choses pour ce qu’elles sont : c’était un lundi d’hiver, si ce n’est très froid en tous cas bien gris, pendant lequel j’ai marché une bonne heure et demi avant d’aller me mettre au chaud. La ballade a fait ce qu’elle devait faire en m’aérant les idées. Loin d’avoir répondu à certains points qui me taraudent comme notamment la route la plus simple vers le sommet, je reste sur cette question finale :

Alors dis moi, toi, tu la trouves où ton inspiration ?

xxx