Dans quelques jours (et moyennant ma motivation à finir la présentation que je dois terminer aujourd’hui), je vais rejoindre le corps professoral, ajoutant officiellement ma casquette de « formatrice / consultante sur l’évolution des media et leur consommation » aux précédentes (journaliste & écriveuse de bonnes aventures).
Le truc rigolo dans cette histoire c’est que je dois former des jeunes à l’intégration du media Internet dans des dispositifs publicitaires pluri-media. Pour une nana qui répète à qui veut l’entendre que personne ne regarde la publicité sur Internet, sauf les gens qui bossent dans la publicité sur Internet… Ça peut bien se passer !

La vérité, ami lecteur, c’est que j’ai beau être en première ligne pour décrypter les mécanismes publicitaires et médiatiques, j’ai beau être de l’autre côté du miroir à tapoter des mots sur des blogs, parler stratégie de communication et lire tout ce qui peut bien passer devant mes yeux sur le sujet, je n’en reste pas moins une consommatrice… Et c’est après m’être lavé le visage avec une éponge Konjac repérée sur un blog, appliqué de l’huile de thé blanc dont j’avais entendu parler dans une vidéo YouTube et sorti mon rouge à lèvres Frog Prince acheté sans réel besoin suite à une story Snapchat, que m’est venue la plus étrange des révélations :

Oui, MOI, Elise Richard, je suis une consommatrice influençable… Et influencée par Internet !

Mais alors dit-donc, ces produits aux vertus révolutionnaires valent-ils vraiment la peine ?

Parce si tu as cliqué sur cet article, c’est quand même un peu pour ça, je m’en vais te donner mes commentaires suite à un crash test de plusieurs semaines.

Let’s go!

L’éponge qui ressemble à un bout de corail : l’éponge Konjac

À ne pas confondre avec Kojak, l’éponge en question à pour caractéristiques d’être blanche, dure et ronde comme le crâne de l’acteur allemand, biodégradable, de se ramollir en une vraie éponge au contact de l’eau (chaude, c’est mieux) et de re-sécher ensuite en un petit truc tout dur et tout rabougri qui ressemble à du corail australien affecté par le réchauffement climatique.
Son utilisation est simple : c’est une éponge à nettoyer le visage qui, une fois molle et imprégnée d’eau chaude, permet un léger peeling de la peau, de quoi supprimer en douceur les peaux mortes et faire respirer l’épiderme.
Sur le papier, le côté biodégradable du truc, naturel et légèrement exfoliant sans non plus défoncer mon visage m’a vraiment séduite. C’est Janis qui en parlait le mieux sur son blog (que je vous conseille chaleureusement) dans un article sur Les produits bio et vegans Lamazuna. Pas folle la guêpe, j’ai adopté la même éponge de la même marque en me disant « à moi la peau de bébé !  »
Sauf que…
Sauf que j’avais oublié un truc con, mais néanmoins important : je ne supporte pas de me laver le visage (ou le corps) avec quelque chose qui a déjà servi. Gants de toilette ou fleurs de douche me répugnent (#confession). Pour répondre au problème j’ai découpé, il y a moultes années, dans une vielle serviette, des petites lingettes à usage unique que je nettoie avec mes lessives de blancs. Ça ne coute rien et se réutilise (propres) à l’infini. Autant vous dire donc que si l’éponge Konjac tient les promesses qu’elle devait tenir (nettoyage en douceur mais néanmoins peau de bébé), je suis sûre que si je l’utilisais régulièrement, les effets sur ma peau seraient encore meilleurs. Oui mais voilà j’ai ma petite phobie à moi et même si je m’assure de bien rincer l’éponge à chaque fois, je bloque. Pour palier le souci je m’assure donc qu’elle sèche bien entre chaque utilisation pendant plusieurs jours, psychologiquement ça me rassure… Car je ne suis pas bien sûre que le passage en machine, l’éponge biodégradable, elle apprécie des masses.
Bilan : promesses tenues mais clairement pas pour moi.
Note à moi-même : ne pas oublier ses petits tics obsessionnels quand on choisi un produit de soin nettoyant.

L’huile aux milles et trois vertus : l’huile de thé blanc

L’huile de thé blanc c’est le produit dont, quand tu lis ses différents bienfaits, tu te dis qu’on s’est foutu de toi… « Anti-oxydante ; lisse rides et ridules ; action sur les vergetures, les cicatrices d’acné, les pores dilatés ; régule la production de sébum ; apporte de l’éclat à la peau et unifie le teint ; non-comédogène ; diminue les poches, les cernes et les ridules. » N’en jetez plus la coupe est pleine, et le tout pour moins de 16 euros sur le site Make It Beauty où je l’ai achetée, sans trop me fouler, en suivant le lien donné par Coline dans l’une de ses vidéos (que je vous recommande aussi chaudement).
Après être restée quelques jours dans la loge de mon gardien, mon huile de thé blanc à pu rejoindre ma « routine beauté » comme on dit dans les milieux concernés.
ET JE SUIS CONQUISE !
Pour le coup, Coline et moi (genre, ma copine Coline), on partage un gout pour les huiles végétales si possible Bio, en tous cas naturelles et je dois dire que le rendu n’est pas si gras qu’on pourrait le croire. J’applique le petit élixir (à l’aide de sa pipette) sous ma crème hydratante matin ET soir. L’huile ne se suffit pas à elle même (en tous cas me concernant) et semble très bien s’accorder avec mes soins Avène (#Fan).
Bilan : après 15 jours d’utilisation je ne saurais dire si TOUTES les promesses sont tenues, de toute façon je n’ai pas la peau suffisamment pourrie pour toutes les tester, t’imagine bien, mais…
Si, quand même, un peu…
Note à moi-même : ça parait trop beau pour être vrai. Et j’en suis bien la première perturbée.

Le rouge à lèvre pour changer les grenouilles en prince charmant : Frog Prince

Il est rose d’aspect extérieur, vert crapaud à l’intérieur et se transforme en un joli rouge rosé hydratant au contact du PH des lèvres. Un crapaud qui nous changerait en princesse au premier baiser, en quelques sortes. Apparu dans de nombreuses vidéos YouTube, quelques blogs beauté et pas mal de comptes Instagram / Snapchat, c’est la Story de Géraldine Dormoy (de Café Mode et l’Express Style) au sujet de ce rouge à lèvres qui a fini de me convaincre.
Moi.
Moi qui ne met jamais de rouges à lèvres…
Oui parce que sur moi ça fait dame, ça m’ajoute 10 ans, ça fait ressortir les défauts de mes dents et surtout comme on m’a toujours dit de choisir entre maquiller ses lèvres ou ses yeux et que j’ai décidé que mes yeux seraient mon point fort, je ne maquille jamais mes lèvres.
Reste que, héritage de plusieurs mois à recevoir My Little Box, j’ai plein de rouge à lèvres chez moi, que je garde en me disant « au cas où » (et parce que je déteste autant le gaspillage que l’idée de me laver avec un gant de toilette humide et froid d’une précédente utilisation).
Alors pourquoi donc investir plus de 20 euros dans ce petit tube au packaging certes joli mais pas non plus révolutionnaire ? Je n’ai aucune réponse à cette question, outre l’impulsion consumériste et l’influençabilité de ma personne ainsi totalement démasquée.
Bilan : il est parfait ! Il colore légèrement (ce n’est pas un baume à lèvre) sans pour autant attirer l’attention plus que de raison sur mes lèvres, il hydrate, et puis très honnêtement j’adore le geste… Mettre du rouge à lèvres a un côté un peu sexy / sensuel / sexuel. Un peu comme quand je mets de la jolie lingerie, Frog Prince rentre dans la catégorie de ces petits rituels que je suis seule à connaitre ou percevoir mais qui changent tout dans ma façon d’appréhender mon corps et mon aspect extérieur, finalement premier contact social.
Note à moi-même : arrêter cependant de croire aux contes de fées – aucun prince charmant ne sort d’un tube de rouge à lèvres, même à un peu plus de 20 euros.

Sur ce, ami lecteur, je m’en vais finaliser ma présentation de jeudi matin sur l’importance du digital dans une stratégie de communication publicitaire. Quoique, à bien y réfléchir, il y a la série The Crown qui m’attend depuis près de 48 heures maintenant.

Je peux peut-être me contenter d’envoyer un lien vers ce billet et parler de moi pendant 4 heures  ?

xxx