Cette semaine à été à la hauteur de cette année 2015 : du très très pourri et du très très bon. (Et pour illustrer cet article, des photos que l’on aurait déjà pu voir si on me suivait sur Instagram… je ne reproche à personne le fait de n’avoir que 37 followers, je vis très très bien ma non viralité…)

Ça n’a pas forcément bien commencé puisque dès lundi midi j’avais les yeux embués, le nez tout rouge et semais des mouchoirs de larmes un peu partout dans mon mini chez moi. Une histoire de mec forcément. FORCÉMENT !! Un jeu d’équilibriste avec un ami funambule qui m’a vue tomber du fil.

… Pouf. Tombée.

Qu’à cela ne tienne, entre un soubresaut d’énergie pour bosser sur mon-grand-plan-d’avenir-que-ça-se-dessine-doucement et un enroulage en boule sous ma couette à amener la copine dans le genre de situation que j’adore (je te raconte mon chagrin au téléphone, tu ne sais pas quoi me dire, tu ne peux rien faire et on t’attend pour déjeuner, mais peu importe je continue à profiter de ton oreille bienveillante), j’ai réussi à avoir une illumination vers 16h : putain mais j’ai dentiste dans 2h ! À ce moment là de la semaine, je savais déjà que j’étais dans une période que nous qualifierons de loose.
Le temps de (finalement) prendre mon petit déjeuner (oui, je sais…), je décidais que marcher jusqu’à l’autre bout de Paris me ferait du bien. Sauf que quand je suis partie à 17h13, google map m’annonçait un itinéraire d’une durée de 1h08. Croyez le ou non, à 18h05 (a.k.a RDV + 5 minutes) j’étais à l’accueil du cabinet pour entendre « mais le docteur n’est pas là on ne vous a pas prévenue ? ». Ce à quoi je répondais, planquée derrière mes lunettes noires : « à priori non, on ne m’a pas prévenue. » Après vérification, mes coordonnées dans la base de données de mon dentiste se résumaient à une adresse email d’il y a 9 ans, un téléphone et une adresse d’il y a 6 ans. Ça complique forcément les échanges, mais ça permet de réaliser que j’ai conservé une certaine stabilité dans le temps avec le corps médical parisien, ce qui est déjà pas mal.
Lundi donc devait se terminer avec l’amour est dans le pré, les copines sur FB pour commenter et un léger goût d’inachevé.

Les quelques autres déconvenues de la semaine (plus de mozza pour mon bagel double mozza de mardi, plus d’ice tea non plus d’ailleurs, les premiers coups de soleil, les regrettés cheveux longs dans la glace le matin et quand il s’agit de tout remonter négligemment en un bun pas du tout travaillé sur le sommet de ma petite tête plutôt que de les sentir dans mon cou dans la chaleur humide et polluée de Paris, etc.) n’ont pas suffit à transformer cette semaine en l’horreur qu’elle aurait pu être. J’ai même réussi à me motiver pour me faire les ongles de pieds (le truc le plus chiant de la terre après la pluie, qui prend des plombes, te force à marcher comme une débile pendant 30 minutes et ne sert pas à grand chose, surtout quand on n’aime pas ses pieds, autant dire que je le fais quand je suis dans le sentiment dit de maitrise).

Car face à ça, j’ai eu des arguments de poids :

  • Parler un peu à mon cousin de mon-grand-plan-d’avenir-que-ça-se-dessine-doucement et prendre une dose d’encouragements précieux précieux
  • Recevoir le texto que j’attends depuis 1 mois pour caler la prochaine interview qui s’annonce ultra passionnante : « on se cale ça la semaine prochaine ». Et Dieu existe (peut-être, si effectivement on réussit à le caler ce RDV…).
  • Publier EN-FIN l’interview de Géraldine Dormoy, qui n’est, ni plus ni moins, que la responsable éditoriale de l’Express.fr Styles, ni plus ni moins que l’une des bloggeuses les plus côté de la blogosphère (je suis mi figue mi raisin sur mon résultat final, je me pose une vingtaine de questions existentielles sur le sujet, mais hypra contente de l’intérêt du truc)
  • Être recensée parmi 7 bloggeuses « qu’on aime suivre » par une consœur qui n’est même pas une copine IRL et qu’on (je – mais vous me faîtes confiance) apprécie beaucoup pour son impertinence et son ton « singulier »
  • Recevoir 2 jolies nouvelles par email et Instagram (magie du monde moderne), au sujet de p’tits haricots en cours de création : « tout va bien » et « c’est un garçon ». Tout ça a beau me dépasser pas mal, j’ai conscience de l’enjeu majeur que cela peut représenter pour ces 2 bientôt-mamans chères à ma vie.
  • Voir le lac des cygnes au cinéma, trop loin de l’ambiance réelle encore une fois, mais via des prises de vues assez magistrales rappelant que les actes 2 et 4 en particulier sont des exemples du genre pour ce qui est des mouvements d’ensemble. 2h30 de perfection pour une histoire qui finit mal (♫ en général ♫), une déconnexion comme je les aime.
  • Il fait beau. Genre, tu regardes par la fenêtre et pour de vrai il fait beau. Ça dure… Tellement que samedi c’était le premier picnic avec les copains et depuis jeudi j’ai au moins 50 fois arrêté mon pas de parisienne pour lever mes yeux fermés vers le ciel et me dire : « joie ».

On ne va pas s’mentir, j’suis dans une période assez fatigante pleine de remises en questions re-loues, l’impression de ne pas être à la hauteur, le sentiment de décalage dans ma vie personnelle et autres gros ratages. On se rassure : rien de plus normal !!
Surtout qu’au milieu du moins bien, je vois au-dessus de moi des grands arcs-en-ciel couleurs licorne. Et c’est finalement le plus important.

xxx