Bossant de chez moi, je peux le dire, l’heure des repas est un peu particulière. Partagée entre la faim, ce truc (article, email, post de blog, compte-rendu, bouquin… whaaaaat? Nan j’déconne) que je veux finir et le « bon quand même je me ferais bien une petite pause », LadyApple (mon Mac, mon outil de travail, ma TV, MA VIE!) se trouve fractionnée entre deux fenêtres Safari pour écrire / chercher et une fenêtre Molotov pour la TV (le tout sur un écran 13 pouces, autant dire que la TV se regarde comme une radio). Les doigts tapotant sur mon clavier sont, eux, indécis entre la fourchette et la mise en mot d’une idée de génie. Résultat il n’est pas rare qu’à l’heure du petit dèj mon trackpad colle de confiture d’abricot ou qu’une miette de pain au chocolat se coincedanslatoucheespace.

C’est ainsi.

À l’heure où j’écris ces quelques lignes (13h17) une nouvelle variable est venue perturbée l’organisation de ma journée. Nous sommes mardi et depuis hier, alors que La Nouvelle Édition animait gentiment jusqu’à maintenant mes idées et réflexions entre 2 bouchées de déjeuner, la contre-programmation est devenue particulièrement rude :

  • L’intégrale de Gossip Girl sur NT1
  • L’intégrale de Docteur Quinn sur 6Ter

Choisir c’est renoncer. Je ne sais plus que faire.

J’veux dire d’un côté il y a le bal du flocon de neige et les rererereretrouvailles de Blair et Chuck, de l’autre Robert E. (et non par Roberty comme je l’ai toujours pensé) est gravement brulé après l’explosion de sa forge !

Docteur Quinn c’est un peu mon pêché mignon. J’ai vu tous les épisodes quand j’étais petite les mardis soirs (parce que le mardi c’est permis – disait M6), j’ai vu le docteur Mike tomber amoureuse de Sully (et moi aussi, un peu), j’ai vu l’actrice jouant Colleene changer de tête et de corps (mais pas de voix, joie de la VF) entre deux épisodes sans que personne n’en soit particulièrement boulversé autour d’elle, j’ai vu Brian grandir et j’ai vu la meuf de Matthew mourir de la rage.
Docteur Quinn c’est le far west, les cowboys, les indiens dans un manichéisme particulièrement reposant.

Gossip Girl, c’est différent… Les cheveux de Serena, la relation complètement fucked-up de Blair et Chuck, le look gotique de Jenny et l’apparition d’Hillary Duff en guest sur fond de Manhattan plus enviable que jamais… Gossip Girl c’est une bulle idéalisée de dollars et de vie urbaine entre fringues de haute-couture et chevelure lumineuse où rien n’est jamais acquis, ni l’amour, ni le fric, ni l’amitié. Même pas l’immobilier.

Alors j’ai mis au placard, le temps des diffusions en cours, l’équipe de La Nouvelle Édition. Vue l’étendue de ma revue de presse quotidienne, disons que j’accèderais à l’actu d’une façon ou d’une autre. Pour aujourd’hui j’ai choisi 6Ter : Matthew a volé une vache à Olive pour nourrir les immigrés suédois qui étaient affamés, mais grâce à l’intervention du docteur Mike, il ne sera pas pendu.
Et non !
Ce n’est pas dans Gossip Girl que ça arriverait ce genre de choses. Il faut dire ils ont déjà assez à faire comme ça : Chuck est arrivé ivre à l’église où son père est enterré en accusant Dan de tous ses maux, tout ça parce que son père (à Dan) a ravivé la flemme de l’amour avec sa belle-mère (à Chuck), quittant ainsi son père (à Chuck) au moment même il se crashait en voiture.
On ne peut pas tout faire.

Demain, on re-pèsera le pour et le contre. En attendant, j’ai fini ma soupe et ma tartine de fromage a laisséunemiettedanslatoucheespace. Le temps de souffler vite fait sur mon clavier et HOP! C’est reparti pour un tour !

Yep, my office is better than yours ! Non ?

xxx

PS : je SAIS que la photo illustre le petit dèj’. On fait c’qu’on peut !