Chers aventuriers du quotidien,

Laissez-moi partager avec vous quelques interrogations existentielles.

SOS chien en détresse
Un mardi matin, tu sors du métro et te diriges vers ton boulot. Il fait beau, tu lèves les yeux au ciel, tu voudrais trainer là, sur une des terrasses aux alentours, mais non, alors tu traines mais juste les pieds, clopin clopant, et tu avances en direction de ta journée. D’un coup le bruit des freins d’une voiture, un cri, tu te figes. En quelques secondes le cri se transforme en un appel, une supplication : « Mon chien ! Mon chien ! Mon chien, Au secours, À l’aide ! ». La scène se déroule plusieurs mètres derrière toi et déjà accourent 2 personnes vers la maitresse et son chien en détresse.
Toi, tu fais quoi ?
A. Tu te dis « Ouch… » Mais que tu ne vas pas appeler les pompiers quand même, « je veux dire, si ? C’est ça qu’on fait, on appelle les pompiers ? » Tout en continuant de marcher dans la direction opposée. En montant vers ton bureau tu tournes en boucle cette question : « Les gens ils ont appelé les pompiers pour le chien ? »
B. Tu ajoutes ta participation à l’effort collectif pour essayer peut-être, à minima, de calmer la dame.
C. Tu vas voir ce qui se passe, peut-être il y a du sang, peut-être il y a de quoi envoyer une photo pour Le Parisien.
D. Autre – Précisez : …

Comme une étrange odeur
Ce soir tu sors, alors tu t’es fait(e) joli(e) parce que, peut-être, tu vas chopper. Après avoir bien pris soin de fermer la porte sur un appart IM-PE-CABLE (parce que, peut-être, …) tu te diriges vers l’ascenseur prêt(e) à passer une dernière fois ta main dans le miroir avant de sortir. Les portes s’ouvrent, l’espace de 3 mètres carrés est pour toi, tu te souris, tu y vas, confiant(e), jusqu’à ce qu’une odeur vienne chatouiller tes narines. Le précédent occupant à lâcher un prout dans l’ascenseur. Tu penses « Relou ». Mais bien-sûr tu n’iras pas au bout de ton parcours sans, au préalable, voir se joindre à ton trajet un voisin perdu. Il entre, il te dit bonjour, tu vois dans son regard que, lui aussi, il a senti.
Toi, tu fais quoi ?
A. Tu regardes tes pieds, mortifié(e) en te disant « il va croire que c’est moi, c’est obligé »
B. À peine est-il à bord que tu dégaines la seule réplique qui ait fait ses preuves dans ce genre de situation : « C’est pas moi ! C’était déjà comme ça quand je suis entrée ! »
C. Tu réponds « Bonjour » comme si de rien n’était. Ça va, on n’a plus 10 ans, ce n’est pas sale !
D. La réponse D.

L’interphone nocturne
Minuit passé, tu viens d’éteindre ta lampe de chevet. La fenêtre est ouverte. Dehors, tout est calme. Tu as allumé la radio sur la libre antenne d’Europe 1 et Caroline Dublanche s’agace sur une meuf qui ne comprend pas que juste, le mec, il ne veut pas d’elle. Tu as chaud, un peu, sous la couette, c’est l’été. Le sommeil te gagne quand, là, l’interphone s’enclenche. Quelqu’un, en bas, a appuyé sur le bouton de ton nom à toi.
Toi, tu fais quoi ?
A. Tu t’enfonces instinctivement dans ton matelas en espérant qu’avec la couette remontée sur ton nez et dans le creux du matelas, tu passes inaperçu(e). Dans le doute tu éteins la radio d’un geste fugace et appliqué. « Je ne suis pas là… » Ton cœur bat la chamade, et deux heures plus tard, les yeux grands ouverts à fixer ta couette, toujours planqué(e) dessous que tu es à transpirer, tu te demandes si tu ne vas pas te faire agresser en sortant le lendemain.
B. « Chelou » te dis-tu. Tu te lèves vérifier ton portable : pas d’appel en absence ou message de potes en panique t’expliquant « j’ai oublié mes clés, je peux dormir chez toi ? ». RAS. Tu te recouches, tranquille Émile en te disant « Une erreur, sûrement » non sans ajouter, encore une fois, « Chelou ».
C. Tu vas répondre : « C’est qui ? C’est pour quoi ? »
D. Tu déménages, on t’a retrouvé(e), c’est sûr.

La dame sur le trottoir
Ce soir les bleus jouent les quarts de l’Euro alors pas question d’être en retard. Tu sors de chez toi, prends ton ascenseur pour rejoindre la rue et n’a pas fait deux mètres sur le trottoir quand une dame s’interpose à ton cheminement : « Bonjour madame, je viens voir des amis dans l’immeuble duquel vous sortez là, pouvez-vous me donner le code s’il vous plait ? »
Toi, tu fais quoi ?
A. « Bien-sûr, 6578 » – réponds-tu dans un sourire
B. « Quels amis ? Quel étage ? Et de toute façon je n’habite pas là, je ne sais pas, je n’ai pas le temps. »
C. Tu détailles de haut en bas la dame en question parce que, c’est bien connu, l’habit fait le moine. Après 2 minutes et 27 secondes de silence tu décides que sa coupe au bol, son rouge à lèvres sur les dents de devant et ses lunettes avec la petite chaine autour du coup, ça permet de passer le test : « 6578 » répondras-tu sans l’ombre d’un sourire et laissant sous entendre « et qu’on ne vous y reprenne plus ! »
D. Tu es déjà 5 mètres plus loin. Les écouteurs sur les oreilles, tu n’es là pour personne.

Alors toi, dis-moi, t’aurais fait quoi ?

xxx