Chers aventuriers du quotidien,

Tu cherches de la légèreté, tu n’es pas venu pour rien !
Aujourd’hui je t’invite à réfléchir avec moi sur la plus importante des questions de l’été (et des nus-pieds)

Faut-il assortir ongles de mains et ongles de pieds ?

Posons le contexte.
10 mois par an, nos ongles de pieds vivent bien tranquillement cachés dans des chaussures plus ou moins adaptées à leur confort.
Puis vient l’été.
On ne va pas se mentir : le pied, c’est moche (ce post s’annonce plein de grandes vérités universelles). Alors histoire d’en faire quelque chose d’un peu joli-habillé-gracieux (3 qualificatifs totalement incohérents avec l’organe dont il est question), on se peinturlure les extrémités : du brillant, du rouge ou autre postiches pour tromper l’œil extérieur (qui globalement s’en fout, quand même, un peu).
Chacun y va de ses goûts et de ses ambitions, toujours est-il que, 2 mois par an, les petits flacons d’ordinaire réservés à nos mimines se voient réquisitionnés, aussi, pour nos petons.

Et c’est bien le « aussi » qui tient lieu d’élément central à notre réflexion car au fil des ans s’est imposé à mon cerveau un fashion statement des plus élémentaires :

on ne va pas en plus mettre la même couleur sur les ongles de mains et de pieds, j’veux dire, bah non !

Comme souvent pour ce genre d’affirmations laissant peu de place à la contradiction, il se peut que tout le monde ne soit pas d’accord avec ma vérité. Un peu comme pour l’or jaune ou la banane : un gros NON… qui cependant ne concerne que moi (je ne me considère pas (complètement) comme une influenceuse).
Car en y réfléchissant bien, les ongles rouges sur mains ET sur pieds ne me choquent pas plus que ça sur d’autres personnes (un peu comme porter un bijou en or jaune ou manger une banane).

Alors donc, pourquoi cette réticence personnelle ? Le côté « trop », sûrement, surtout quand il s’agit d’un rouge vif-vibrant-coquelicot bien visible, trop tape à l’œil.
Un peu comme l’or jaune, le côté trop bling pour ma peau blanchâtre.
(je ne suis que pastel et volupté)

Au fil des ans j’adoptais donc la posture « simplicité » : mes ongles de pieds resteraient libre de tous perturbateurs endocriniens (perdu pour perdu) quand ceux de mes mains, sous mes yeux, continueraient de se fragiliser encore un peu plus (mais joliment). Au pire du pire quelques paillettes, un vernis soin (cette blague) transparent ou une couleur ultra claire pouvaient, les jours de fête parer mes orteils.
Pour être honnête il s’agissait aussi de la posture « flemme  » : la démarche en canard imposée par le vernis qui sèche freinait pas mal mes ardeurs (je suis incapable de rester assise tranquillement en attendant).

Mais ça, c’était avant cette année.

Je ne sais pas trop expliquer pourquoi, ni comment, ni s’il s’agit d’un effet de bord de ma #NewLife (trop de temps chez moi, trop de temps devant les chaines YouTube de meufs bien aprétées), mais pour la première fois je me suis auto-pédicurée les pieds.
… Je sais, la folie…

C’est joli.
Je crois.
Comme un petit effet bijou précieux qui viendrait habilement donner du charme à cette partie délaissée de mon anatomie.

Mais du coup c’est le bazar.

Il s’avère que ma pedi me tient facilement une semaine quand ma mani survit péniblement 3 jours (à croire que je ne tape pas sur les touches de Dame Pomme ni ne fais la vaisselle avec mes pieds). Loin d’être anodine, cette différence de timing nécessite que j’anticipe les couleurs que je vais souhaiter porter ou ne pas porter sur mes mains lors des prochains jours pour savoir si oui ou non je pedi.

Venons en au fait : cette semaine, il y a eu incompatibilité ! Ma session TV a été le témoin d’un rognage en règle (entre les JO et l’ADP, trop de stress), j’ai les ongles de mains dans un état dégueu et un gros cache misère à opérer sachant que ma pedi est tout fraiche de 2 jours.
Je ne suis que doute.
Que faire ?

Puis-je assortir ongles des mains et ongles des pieds ?

Puis-je revenir sur tous mes principes les plus élémentaires de la mani-pedi ?

Je ne sais plus.
C’est souvent face à l’adversité qu’il faut statuer sur la plus pénible des évidences :

mise à part moi, qui va s’en rendre compte ?

On ne va pas se mentir, je n’ai pas trop le choix : flemme IMMENSE de dissolver (oui oui) ma pedi rouge et impossibilité d’assumer ma mani sans rouge.

Me voilà donc assortie et dubitative.

Alors, toi, dis moi, tu assortis mani et pédi ?

xxx