Toute petite minuscule Léa, il faut que je te raconte.

40 heures, toute petite.
40 heures, toute petite.

Si aujourd’hui tu fais tes premiers « pas » dans une vie qui sera bien bien longue et bien bien belle, c’est devant des jolies assiettes avec des fleurs, de la vaisselle un peu vintage, que ta chère mère a pour la première fois évoqué l’idée de toi, devant moi. Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que tu étais déjà là.
Le jour où j’ai officiellement eu écho de ton existence, j’ai failli ne pas venir… Une histoire de mec, un truc un peu relou (mais d’ici à ce que tu comprennes ce que ça veut dire je suis sure que je serai devenue un exemple de stabilité qui ne jouera plus à se faire peur de son plein gré (!) ). Parce que je savais bien qu’il y avait de la nouvelle dans l’air, mais je pensais déjà connaitre l’essentiel représenté par une jolie bague à l’annulaire de ta maman. Bien m’a pris de vouloir de toute façon partager le moment avec tous les copains et de remettre à plus tard mon jeu d’équilibriste : l’essentiel, c’était finalement toi.
Nous étions au tout début de 2015. Tout tout début. C’était un samedi soir, veille de ce qu’on appelle depuis « la marche du 11 janvier ». Cette semaine fut terrible. Cette semaine fut formidable. L’ambiance démesurée d’ombre et de lumière de cette année 2015 d’une façon générale, concentrée en quelques petits jours.

Tu vois, à peine tu étais entrée dans ma vie que déjà j’avais des anecdotes (et tu découvriras bientôt mon appétence à tirer les fils d’anecdotes pour construire des histoires).

C’est assez drôle finalement, tout ça. Tes parents, je les ai choisis (et réciproquement, disons). Ton père d’abord, et ta maman est venue ensuite comme une évidence. Il y a deux ans et demi, c’est ton frangin qui a fait son entrée. À l’époque j’écrivais donc : « je ne te connais pas, mais sache que j’ai bien hâte de comprendre qui tu es, ton caractère, tes envies… »
Depuis, je dois bien l’avouer, comme prévu, les mojitos en terrasse se font moins à l’improviste, et les vacances avec ta mère, toutes les 2, elle à l’aqua gym et moi planquée sur mon transat derrière Biba, sont plus complexes à organiser. Mais pour autant, ton grand frère Arthur est, tout comme toi, un nouveau membre du groupe, avec tous les copains, membre de la famille de ♥.
C’est sur, je n’ai pas tout à fait les mêmes conversation avec vous deux qu’avec ton père ou ta mère par exemple. Mais tout naturellement, un peu comme si l’un(e) d’entre nous avait présenté son nouveau +1, on a agrandi le cercle. Vous avez vos besoins à vous et rythmez (si peu…) certaines soirées ou pique-nique. Vous avez vos caractères et on s’aime plus ou moins (OK j’avoue, je mise gros sur toi Léa, ton frère me défiant souvent du coin de ses yeux, hérités de ta maman, planqué qu’il aime à être derrière les jambes de tes parents). Vous me faites plus ou moins rire, me donnez plus ou moins envie de vous prendre dans les bras (quoi qu’il arrive on attendra tes 3 mois). Vous êtes vous, tout entiers. Vos doutes, vos angoisses, votre vision des choses m’interpellent. Votre façon d’évoluer aussi. Je suis curieuse de vous, de votre vie, de ce qui vous arrive, prête à me réjouir de vos victoires, et prête à consoler vos frustrations…

Comme pour n’importe quel membre de groupe.

Et puis je partage avec vous deux ce que je partage avec vos parents, un truc qu’on se dit parfois pour se rappeler qu’on est là, un truc que j’ai écrit à ton frérot à sa naissance et que je tiens à rappeler ici. Ça vaut pour aujourd’hui, toute petite minuscule, et puis demain aussi, et les autres jours. Ça ne fait pourtant que 4 jours que tu es réelle, présente et ouvre tant bien que mal tes petits yeux, mais,

Léa,
Pour tous les prochains chapitres que tu souhaiteras partager,  
Anywhere, any time,  
Tata Poulette.
xxx

Toujours toute petite.

A photo posted by Elise Richard (@misserichard) on