Un dimanche réussi est un dimanche en pyjama.
Faut-il remettre ce principe en cause ?
Je ne pense pas.
En tailleur, dans mon tee-shirt Tom & Jerry, Dame Pomme sur les genoux, le match en fond sonore, j’ai le tic-tac de la minuterie de mon four qui s’agite.

Un dimanche réussi est un dimanche avec un gâteau au chocolat pour embaumer mon Palace.

Seulement voilà, la triste réalité s’est offerte à moi il y a quelques minutes quand, faisant le point sur les différents ingrédients nécessaires et disponibles à mon projet saveurs et senteurs, je constatai, à mon grand désarroi, que je n’avais plus d’œufs.
Pas d’œufs et une flemme immense de vêtir, par dessus mon pyjama, un pantalon digne de ce nom, une veste, des chaussures. Sortir n’était pas une option.
Alors dans les requêtes improbables de l’ami Google, après rime en -usse et signification de OKLM (je te dis tout) (#PasDeHonte) (#Viellerie), s’est donc ajoutée

gâteau au chocolat sans œuf

Je ne pensais pas que c’était possible.
Internet l’a fait !

La première recette trouvée m’imposait des yaourts. Je n’en avais pas non plus.
Les pages marmiton, 750 grammes et autres blogs de cuisine se multipliaient au gré des occasions croates ou turques.
J’ai croisé les bons conseils et pris note des commentaires affichés sous les recettes. Au bout d’un peu de temps je commençais à regrouper les idées, quelque chose de l’ordre d’une liste d’ingrédients prenait forme : chocolat à fondre, chocolat en poudre, beurre, farine, levure, un peu de lait, peut-être une pointe de crème, quelques grains de vanille… J’ai sorti l’essentiel à ma survie sur mon plan de travail et j’étais partie.

16h : je mélange, j’ajoute, je pèse et j’utilise mon compas dans l’œil légendaire pour jauger que 50 grammes de beurre, ça doit faire à peu près ça. 
16h12 : je suis perplexitude face à une pâte pas mauvaise mais à laquelle il manque un petit quelque chose.
16h13 : je décide d’ajouter du sucre après avoir l’avoir supprimé suite à un commentaire laissant supposer que l’une des recettes de base était trop chargée.
16h14 : mise au four.
16h30 : ding – c’est prêt !
16h30 : ce n’est pas cuit du tout.
16h38 : les premières effluves montent à mes narines.
16h40 : ding – c’est prêt !
16h40 : à peine.
16h45 : ding – c’est prêt !
16h45 : je décide de laisser le gâteau finir de cuire patiemment dans le four.
16h47 : je me souviens que je n’ai aucune patience, je sors le gâteau du four.
16h48 : je me demande si c’est assez cuit.
16h49 : je me brûle le palais avec une petite part « juste pour voir »
16h52 : c’est l’heure du gouter !

Bilan des courses : c’est pas mal, mais pas fou. Est-ce que j’aurais dû attendre un peu sur la cuisson ? Pas impossible. Mais un gâteau trop cuit c’est rarement meilleur qu’un gâteau en sous cuisson (c’est l’expérience qui parle). Sauf que le dit gâteau est riche en quantité de farine, ce qui rend le tout un brin pâteux et aurait sûrement mérité de lever encore un peu.
Il est conseillé de ne pas prendre de trop grosses bouchées si on ne veut pas s’étouffer. La gorgée de tisane Sérénité n’est d’ailleurs pas de trop pour aider les plus impatient(e)s qui auraient voulu manger la moitié d’une part d’un seul coup de cuillère.
Je suis assez persuadée qu’il y a des tas d’améliorations possibles à ce gâteau. Une fois n’est pas coutume, dans ce blog cuisine (#Rigolade), voici donc la recette. Les commentaires sont les bienvenus.

(Note : j’ai divisé les quantités par deux, histoire de ne pas me faire un gâteau possiblement mauvais et d’en avoir pour la semaine !)

80 g de chocolat en morceau (56% de cacao)
100 g de farine T120 (possiblement mieux T80 ou T60)
50 g de beurre
25 g de chocolat en poudre (32% de cacao)
10 cl de lait
une cuillère à soupe de crème fraiche
un peu de levure
un soupçon de vanille en poudre
un saupoudrage de sucre (selon le sucre déjà présent dans le chocolat en poudre)

On met a chauffer le four a 180 degrés.
On fait fondre le chocolat en morceau avec le beurre.
On mélange, dans un bol, la levure, le chocolat en poudre, la farine, la vanille.
On ajoute le chocolat fondu avec le beurre aux ingrédients secs.
On forme une sorte de boule pas bien liquide en mélangeant tout ça.
On ajoute le lait et la crème fraiche.
On goute.
On se dit huuuuum, ça manque de sucre.
On ajoute un peu de sucre.
On verse dans un petit plat pour qu’il y ait suffisamment de hauteur (3 cm au moins)
On met dans le four.
On vérifie au bout de 15 minutes, mais il faudra certainement compter 25 minutes de cuisson.
Et… voilà !!

Ah oui ! Et donc on n’oublie pas de se faire un petit thé, une tisane ou de se prendre une pinte de bière pour faire passer le tout.
Mais globalement c’est bon hein ! Le goût est là, comme dirait Top Chef.

xxx