Si tu me suis un peu sur Facebook tu as pu le comprendre : ma semaine s’est vécue entre Bretagne et Paris, entre trou béant dans ma connectivité via l’absence totale de réseau (Free) et ravages d’ondes WiFi vigoureusement apportées par la fibre de ce cher Xavier (Free).
Si tu me suis un peu sur Facebook tu as pu le comprendre : cette oscillation négative puis positive sur l’échelle de la connexion Internet m’a épuisée.

Déjà parce que j’aime, semble-t-il et contre toute attente, vivre dangereusement !

Une formation à donner le lendemain d’un week-end prolongé ambiance vacances avec enfants ?
Pas de problème.
Même si il faut, pendant ces 5 jours expatriés loin de toute 4G, monter de toute pièce ce tout nouveau cours ?
Ouais. Nan. Si… Pas de problème !

Résultat : une meuf frustrée prête à balancer par la fenêtre son petit chinois de téléphone servant bon gré (et surtout malgré lui) d’antenne relai / partage de connexion. Chaque clic sur la moindre URL s’enjoignait de 10 respirations ventrales nécessaires à conserver mon calme et à occuper le temps avant que la page ne se charge. À savoir que le temps était exponentiellement plus long en cas de photos / vidéos ou autres joies publicitaires clignotantes.
D’un coup j’ai fait un retour en 1996, époque modem 56K, et j’ai réalisé que la vie Freelance-qui-peut-bosser-de-n’importe-où n’était sûrement pas autant à la mode… back then.

Il m’aura fallu un ou deux jours pour comprendre que l’absence totale de tout squatteur de réseau ne pouvait jouer qu’en ma faveur. Tard la nuit j’enchainais ainsi les téléchargements, vérifications de chiffres et autres reprises de sources en moitié moins de temps qu’en journée. Le gain était notable. Mais la perte de temps toujours implacable.

Je m’en suis péniblement sortie même si je dois bien avouer que c’est à quelques heures seulement de ma formation que je posais finalement les derniers mots de la dernière slide depuis mon lit et mon WiFi, prête à rejoindre Morphée pour un sommeil réparateur… Non sans oublier de mettre le réveil à l’aube pour une dernière relecture.

Depuis ? Depuis j’attends avec délice et envie ce weekend de dodo / boulot / reprise d’activité dans l’anticipation de celle qui a mis de côté une bonne dizaine de magazines, articles et autres liens à rattraper.

Je rêvais d’isolement. La météo a décidé d’avancer l’été !

Sourde à toutes tentations de terrasses ou apéros entre amis j’ai chaussé mes lunettes (que je cherche frénétiquement entre chaque sieste) et mes cheveux sentent la tomate/mozza. J’ai lu quelque part que l’huile végétale c’était l’idéal pour réparer les pointes abimées… N’ayant qu’un fond d’huile d’Olives dans mon placard j’ai décidé que ces deux jours étaient le meilleur moment pour essayer, quitte à répandre une odeur de salade estivale au passage. Histoire de compléter le tableau, j’ai apposé minutieusement un truc blanc sur mon visage supposé me rendre une peau de jeune fille (si tant est que je l’applique une fois par semaine, soit 10 à 12 fois plus souvent que mon habitude).

Contrairement à l’ensemble de mon entourage illustrant à l’envie de Spritz, Mojitos, crèmes glacées ou autres nus-pieds dans le sable ces deux jours ensoleillés, ma vie, elle, est décidément tout sauf instagramable. 

Demain c’est lundi, on repart pour de nouvelles aventures.
Et je te le donne en mille, je n’ai même pas le blues du dimanche soir !

xxx