Bien.

Donc j’ai rêvé que je sortais avec Léonardo DiCaprio.
Après plus de 15 ans de fantasmes sur le sujet il fallait bien que ça arrive un jour.

Quand je dis « sortir » je veux dire le « vrai » truc. Pas juste le date tranquille Émile et hop je te ramène chez moi / « tu veux rester dormir ? ».
Non.
Le truc qui vient après, avec présentation aux parents et tout le toutim. D’ailleurs dans mon rêve on était dans la résidence secondaire de mes parents (mes parents n’ont pas de résidence secondaire) et Léo se faisait « cuisiner » par… ma sœur (?, je ne suis plus très sûre). Quoi qu’il en soit « on » découvrait qu’il s’habillait en H&M (moi, sur le côté, je souriais bêtement avec le sourire entendu de celle qui le savait déjà… j’veux dire, c’était mon mec quoi !), mais la marque écolo d’H&M (#greenwashing), et sa photo sur son permis de conduire (français) déclenchait des « oooooh » de mignonerie au près de ma sœur (?, donc, sûrement).
Je me suis réveillée après que mon cerveau ait constaté une énorme incohérence : alors que je me baladais dans cette résidence de vacances et rejoignais mes nièces dans le salon pour « jouer », accompagnée du bien-être de la meuf qui a un mec parfait, aimant et prévenant (oui, je me le suis dit tel que : le fameux PAP), l’une d’elle, la plus mini des deux, s’emberlificotait dans ma robe longue de plage qui dévale jusque sur mes orteils, et que par ailleurs elle adore (troisième fois que je place emberlificoter et ses dérivés en une semaine, la tendance se confirme).
Or, ma robe longue, une bretelle s’est décousue quand j’étais à Essaouira
La seule incohérence qu’a su déceler mon cerveau dans toute cette histoire est donc celle-là : tu n’as pas encore recousue ta bretelle / tu ne peux pas porter ta robe / ceci est un rêve /  réveille toi.

Mon cerveau est un petit con.
Et je me suis réveillée.

Les psychologues de comptoir que nous sommes tous auraient très certainement une analyse fine à proposer sur ce moment hautement symbolique qui a animé mon petit matin. L’explication est, somme toute, relativement évidente : les beaux-jours approchent (je le sens) et je dois trouver un couturier digne de ce nom auquel apporter une couture de veste, une fermeture éclaire de robe, une doublure de jupe (LA jupe), et peut-être une bretelle donc, aussi (même si celle-là, je pense pouvoir la gérer seule). Repoussant l’échéance depuis la fin de l’été dernier en me disant « oh ! ça attendra bien le retour des beaux-jours », ce rêve n’est ni plus ni moins que le signe annonciateur que le printemps est là (à chacun ses hirondelles), et avec lui la perspective prochaine de mon anniversaire (plus beau jour de l’année) ou encore de chaleurs extrêmes qui me mettent toujours en joie (car après le printemps vient l’été).

Ce rêve je l’ai fait samedi matin.
Ce matin c’est Michael Keaton que je draguais abusivement dans un jet privé où il était steward (ou était-il en tenue de pilote mais sans piloter ?).
Le signe sûrement que j’ai besoin de repartir en vacances.

Sûrement.

xxx