Soirée chelou mes agneaux.

Alors que j’étais en train de finir mon bol de pasta et sauce tomates de la biocoop + emmental rapé, le tout en tapant sur les touches de Dame Pomme (mon ordi) dans l’espoir d’écrire un texte avec du sens, je me suis égarée sur Facebook… (Au départ, c’était pour bosser en plus, la vie d’ma reum, je te promets).
Parfois on fait des trucs un peu venus de nul part, comme par exemple aller sur sa page à soit et se décider à remonter tout son fil du « temps Facebook »… (ouais c’est samedi soir mais parfois je n’ai pas une vie hyper excitante, il faut se l’avouer).
J’ai trouvé alors quelques liens vers des posts de ce blog (là, ici), que j’avais complètement oublié. Et donc après avoir remonté mon wall, je suis passée à l’étape 2 : le flashback bloguesque de ma vie. Jusqu’à ce premier billet, la genèse, les origines, il y a tout juste 6 ans.
C’était un samedi aussi. Le 13 décembre 2008, à 21h03. Je faisais alors semblant de préparer mon déménagement vers Toronto, dans un appart (studio) où la vue c’était ça, sur les hauteurs de Belleville, Métro Couronnes, à deux pas du café Le Cannibal :

 

Paris et sa pollution pour vous offrir des couleurs roses comme nulle part ailleurs… Mais Paris…
A cette époque j’avais une bougeotte extrême, et les pieds particulièrement agités, vers des envies d’ailleurs. A cette époque les copines devenues Toulousaines depuis me voyaient partir une seconde fois sans trop croire que j’allais revenir. A cette époque les copains de la rue de Strasbourg préparaient leur tour du Monde et déjà on envisageait de se retrouver quelque part (10 mois plus tard, ce fut le Pérou).

Joli hasard que celui de réaliser, ce soir comme par hasard, que ce blog à 6 ans. Il est brouillon, il est bourré de fautes, il m’a vu grandir, perdre l’inspiration et la retrouver. Il est passé du stade de « blog pour donner des nouvelles car je suis loin » au stade d’exutoire un peu public, limite indiscret. J’y ai écrit des textes qui rendent mes yeux humides ou me rappellent à de précieux moments que je suis contente de pouvoir parcourir à nouveaux, pour toute la bienveillance et la bonne humeur qu’ils représentent. D’autres mots en revanche, certaines phrases, n’ont tout simplement aucun intérêt (ouiiii c’est vrai aussi!) à part contribuer à représenter en tout et pour tout 334 posts. 335 avec celui qui défile sous mes yeux.

Et puis il y a les commentaires, les petits mots, ici ou sur Facebook, les « like »… Ca rendrait presque addictif, on oublierait presque à quel point c’est là sans rien attendre en retour, à quel point juste un seul retour positif c’est déjà une bien belle attention.

Il s’est passé tout un tas de choses en 6 ans que, fort heureusement, ce blog ne peut relater qu’en partie. Parce que certaines choses m’appartiennent, parce que certaines histoires et certains détails romancés aident à détourner l’attention de ce que je préfère conserver pour moi. Mais il m’est fidèle, dans le ton et dans l’humeur, et me permet souvent de prendre une bonne dose de recul sur mon quotidien.

Alors on lui souhaite un bel anniversaire. Et on ne lui souhaite pas grand chose pour la suite, car ça serait anticiper sur les prochaines aventures. Hors j’suis bien trop flippée, contente, terrorisée, excitée de n’en n’avoir AU-CUNE idée (ou alors une toute petite). 

En revanche c’est extrêmement sereinement que j’attends la suite.
Qu’elle soit naze ou à l’inverse.
Qu’elle soit inspirée ou silencieuse.

xxx