Hé hé hé !

Dans le cadre de mon grand plan d’avenir, plusieurs choses se sont imposées à moi :
– Arrêter de bloguer anonymement et lâchement sous mon plaid à fleurs.
… Donc m’exposer.
– Sortir de ma zone de confort (celle sous mon plaid à fleurs) et aller à la rencontre de gens pas forcément dans mon quotidien.
… Et, truc de dingue, écouter ce qu’ils ont à dire.
… Parce qu’on n’écrit bien que ce qu’on connaît (et que je ne connais pas grand chose malgré mes grandes certitudes).
– Me faire connaître en relayant des gens plus connus que moi. C’est bas, mais c’est la dure loi des réseaux sociaux.

Ainsi, j’ai assez rapidement compris qu’il serait pas mal d’interviewer des gens.

L’exercice est loin d’être évident.

On n’interview pas juste pour le fun, il faut un sujet, une idée de là vers où on veut mener l’entretien. Il faut préparer ses questions. Il faut que la personne que l’on target soit d’accord pour « perdre » 30 minutes ou une heure avec vous. Il faut retranscrire l’échange. Et puis au final écrire quelque chose avec un sens, un fil conducteur, tout en restant fidèle au ton et aux idées discutées.

L’exercice est passionnant.

Et ce premier jet m’a permis d’apprendre beaucoup sur moi.
Déjà, et c’est pas nouveau, mener une discussion, réagir au bon moment, laisser l’autre s’exprimer et savoir le faire rebondir au bon moment, ce n’est pas inné. Et j’ai encore de quoi largement progresser. Mais je vois où (en tous cas pour commencer), et c’est déjà pas mal.
Ensuite je ne supporte pas d’entendre ma voix au dictaphone. J’ai envie de me donner des claques c’est terrible. La retranscription est donc un enfer vu que je boucle N fois sur certaines phrases pour les mettre correctement par écrit, et je peux difficilement, miraculeusement, sauter les moments où c’est bibi qui blablate.
Enfin, quand on arrive au bout du bidule, au stade « publiable » et qu’on a l’impression d’avoir réussi à donner un vrai sens, d’avoir été fidèle à l’échange, bref, d’avoir fait ce qu’on voulait, on se dit que les 5h de préparation (lectures, rédaction des questions, ébauche de plans, etc.) + 30 minutes d’entretien + 2h de transcription + je-ne-compte-plus heures de rédaction, correction, révision… Ça valait vraiment la peine.

Comme je suis une filoute, j’ai demandé pour ma (toute) première fois (tou-toute première fois) à quelqu’un que je connais (un peu). Ça intimide moins (j’étais en mode panique les 2 premières minutes et on a fait genre il a rien vu).
Mais ça n’a rien enlevé à l’intérêt du moment.
J’ai hâte de pouvoir en faire d’autres, sur d’autres sujets, de pouvoir utiliser The Revolution (vas y suis : c’est mon blog numéro 2) comme une douce excuse pour aller à la rencontre de gens qui m’inspirent, m’interpellent, me font réfléchir.

Un premier exemple, donc, en suivant ce petit lien : clique clique ! On y parle musique, travail, écriture, composition, message de l’artiste, tout ça… Et c’est pas pour me vanter, mais c’est pas mal du tout (genre) !

Pour la petite histoire, j’avais prévu de publier mercredi 7 janvier. Finalement j’ai changé d’avis. J’avais plus l’envie.

Comme je reste persuadée que la culture, l’expression d’opinions, (tout ça tout ça) est primordiale pour combattre l’intolérance, je l’ai fait une semaine après, pour marquer le coup.

Même si y a que moi qui l’ai vu comme tel, c’était mon clin d’oeil à moi-même.

xxx