Tout d’abord posons le contexte : j’ai « découvert » Star Wars ces derniers mois. J’avais aperçu des bouts de la première trilogie lors des quelques rediffusions d’M6 à la sortie de la nouvelle trilogie. Je suis même allée voir cette dernière au cinéma. Mais comme tout mythe de la pop culture, j’ai compris récemment tout un tas de codes, histoires, décryptages qui m’ont permis d’apprécier la « chose » dans une plus juste mesure. En d’autres termes il m’aura fallut attendre que Disney rachète la licence et ponde un épisode par an pendant 6 ans à compter de 2015 pour que je me décide à pousser un peu plus loin la curiosité.

Aujourd’hui, 4 mai, est la journée internationale de Star Wars. Pour quelle raison ? Parce qu’en-anglais-dans-le-texte le 4 mai se prononce May the 4th, ou may the force, comme

may the force be with you

#Yoda4ever.
Se sont donc bousculées les informations de la plus haute importance sur les réseaux sociaux et notamment la suivante : le nom original de Dark Vador (en-anglais-dans-le-texte toujours) est Darth Vader, contraction de dark (noir), death (mort) et invader (envahisseur).
Le méchant absolu s’il s’agit de résumer.

Premièrement : pourquoi ?
Pourquoi de Darth Vader nous en sommes arrivés à Dark Vador ? Les traducteurs français se sont-ils dit « Tiens Roger, et si on changeait le nom en un truc qui ne veut plus rien dire, mais qui reste néanmoins bien anglo-saxon ! » Et là Roger de répondre « A mais ouais ! Très très bonne idée Robert ! » ?
Je me moquais gentiment d’un ami croyant qu’il se la racontait en disant « Darth Vader » il y a peu. Mes excuses très cher, tu es dans le juste, Vador n’est qu’une usurpation.

Pour la bonne compréhension de l’ensemble de ce texte, notons donc que dans les prochaines lignes je ferai référence à Vador en utilisant son vrai nom : Darth, Darth Vader.

Et nous arrivons au second point : Darth Vader = LE méchant absolu.
Voyez-vous, dans mon imaginaire hérité de tout ce que j’ai pu entendre du mythe Star Wars, Darth est LE méchant par excellence. Il était Jedi (la définition du BIEN) et il est devenu le MAL ayant à cœur de réduire en cendre de sabre laser tout ce qui s’apparente à un Jedi, maître ou sous-fifre, peu importe.
Quelle ne fut donc pas ma surprise de découvrir, ainsi, dans la bataille finale de l’épisode 3 (en fait le 6) Le retour du Jedi, que Vador est une lopette !
Sérieusement !
Il est faible. Il aurait 100 fois l’opportunité de tuer son fiston mais mais mais… Non. Trois épisodes à nous expliquer qu’il est l’exterminateur absolu, à envoyer moultes attaques contre Luke, lui couper la patte, tout ça pour, au final, au moment M, se retrouver avec des remords ?
(Je n’ai pas réussi à intégrer cette petite vidéo d’illustration mais elle vaut le coup #ParoleDeScoot)
Mythe oblige, je vous avoue que je ne m’attendais pas à cette fin, et encore moins à une scène de clôture regroupant tous les héros de Luke version hologramme incluant Darth Vader (à la mode Anakin).
Un petit goût de tout ça pour ça pour être honnête.

Alors certes Georges Lucas n’avait pas forcément anticipé que de loin en loin j’entendrais parler de Darth Vader et son histoire avec Luke régulièrement pendant près de 30 ans, construisant petit à petit un imaginaire qui aurait dépassé le film dans mon petit cerveau qui a mis trop de temps à s’intéresser réellement à la question (#PhraseARallonge).
Certes.
Mais mine de rien Vador, Vader, comme vous voulez l’appeler (mais Darth Vader c’est mieux)… c’est juste un PJ dans un costume noir avec une cape.

Je crois donc que j’ai un problème avec Vador : déjà ce n’est pas son vrai nom, et ensuite bah… pas de youc! c’est tout.

Reste une question essentielle qui me taraude dans la mise en abîme.
À l’époque, long long time ago, quand le deuxième épisode est sorti et que Vador dit à Luke son très très (très) (très) célèbre

Je suis ton père !

Comment ont réagi les gens ?
S’agit-il du meilleur effet dramatique jamais connu comme la culture populaire l’imagine ? Ou, finalement, est-ce que c’était couru d’avance et les spectateurs sont sortis des salles en disant « c’était sûr, tu vois, je te l’avais dit, prévisible à 10 bornes le scénar’ » ?
Difficile aujourd’hui, pour nous, les jeunes,  de vraiment mesurer la chose. Je suis née après la sortie du film et n’ai VRAIMENT vu l’Empire contre attaque que fin 2015. Pourtant je connaissais par cœur l’histoire et la réplique depuis bien des années maintenant, comme si la phrase « je suis ton père » prononcée avec un effet de ventoline était ancrée dans mon inconscient.
A défaut d’être le meilleur effet dramatique jamais conçu au cinéma (la question reste posée les gars, les avis sont bienvenus), « Je suis ton père » est définitivement le plus grand spoiler de l’histoire de l’humanité.

xxx

Photo : Nukamari