C’est la période
– des cartes de vœux (mais ouiiiiii, siiiiii malgré les textos envoyés le jour Jiiiiii* ! Envoyer des jolies cartes avec des jolies pensées dedans pour faire vivre les boites aux lettres et distribuer un sourire ou deux via m’sieur le facteur, c’est ça qu’est bon !)
– des résolutions (mais nooooooon !)
– de la quête de la fève (parce que c’est qui la reine ? Bon.)

Alors forcément, blogosphère oblige, on parle résolutions et recette de galettes (pour les cartes de vœux je suis un peu seule, mais je revendique).
Plus intéressant que de raconter ma vie résolutionnaire de 2016 (et comment ça va être canon), parlons de ce qui s’est passé en 2015. Au moins là, on est a peu près sûr de la conclusion vers laquelle on se dirige au bout des 500 et quelques mots à venir.
Il faut que j’avoue, 2015 a été l’année pour laquelle j’ai repris cahin-caha le chemin des résolutions après moultes années de négation : non, c’est pas pour moi, on ne m’impose pas de règles à moi ! (nah). Alors ce n’était pas vraiment des résolutions mais plus une liste (amour des listes) de choses à faire pour mon grand plan d’avenir à visée domination du Monde. Vu sous cet angle j’me suis dit Banco (et Euro Million).
Comme il y a prescription on peut maintenant en parler et surtout se l’avouer : ça n’a pas trop mal marché, malgré quelques ratés.

  • Lire des classiques de la littérature française : ce tiret là je l’ai transformé en un challenge un mois = un classique. Bilan des courses le douzième, celui de décembre donc, est toujours en cours, mais je m’y suis relativement bien tenue et l’ai chroniqué sur le site So Busy Girls. J’y reviendrai plus proprement le temps venu, mais globalement Flaubert, Balzac et Yourcenar m’ont gonflée, Duras m’a emportée.
  • Écrire des nouvelles : fail. Mon recueil de nouvelles est resté dans le même état qu’il ne l’était il y a 12 mois. Je pense que la dernière sauvegarde remonte à quelque part en 2014. Grosse réussite.
  • Garder, noter, conserver les jolies phrases et les idées : la résolution la plus facile en soi, il suffisait juste que je m’équipe convenablement d’un agenda un jour = une page où noter ma vie mon œuvre. Je le faisais déjà ailleurs de façon désordonnée, c’est dorénavant mieux rangé !
  • Vivre, dire oui, sortir de ma zone de confort, faire la fête : y a eu des semaines avec et d’autres sans. Mais globalement on est content. En 2015 j’ai dansé (un peu), bu des cocktails (un peu plus), bu des verres (régulièrement), rigolé (souvent), souri (quotidiennement). Je me suis aussi forcée à faire des choses que je ne faisais pas avant, je n’ai pas aimé, mais finalement, petit à petit, j’ai commencé à faire tomber quelques barrières. Pas la résolution la plus simple tous les jours, mais la plus enrichissante, c’est certain.
  • Travailler, écrire, travailler, ne rien lâcher : bon. Bon bon bon bon bon bon. C’est un peu lié à ce que je t’écrivais déjà ici : je me disperse. Du coup, sans vouloir trop spoiler sur 2016, j’ai revu quelques objectifs à la hausse.
  • Respecter l’échéance du 31/07, quoi que cela veuille dire : probablement la résolution la plus drôle avec le recul. Le 31/07, mon quatre-cinquième négocié avec ma boite pour prendre un peu de hauteur et ne pas péter les plombs tout de suite devait se terminer. « Respecter » cette échéance, ça voulait dire, en janvier dernier, sortir d’une situation à potentiel explosif pour ma petite personne. Ça a finalement signifié tout pêter, quelques semaines plus tard. Pas la résolution la plus enrichissante financièrement, mais sans regret, et surtout sans rancune : c’était le moment.
  • Voir la mer, l’océan, les vagues : fail, gros fail. J’ai dû finalement partir prendre l’air quelques heures en tout et pour tout devant l’horizon, aux hasards de stops vers Perpignan et de vacances arrosées de pluie en Bretagne. Sans aucun doute il faudra faire mieux sur 2016, sans aucun doute ça me démange comme jamais.
  • Écouter les autres, rencontrer des gens : si c’est lié au point 4, ce n’est pas pour rien que j’en ai fait un point à part. Me confronter au regard de l’autre, vaste débat ! 2015 à fait valser certaines peurs, mais il ne faut pas se leurrer, on n’est pas au bout du pas de danse. Reste qu’au final j’ai rencontré et renforcé des liens avec de belles personnes qui valaient la peine d’être rencontrées. La résolution que je suis le plus contente d’avoir tenue.

Tant bien que mal, 2015 a ouvert de jolies perspectives qu’il faut concrétiser maintenant. Tout ça pour ça : recommencer encore et encore. Et comme le dirait Cabrel : c’est que le début (d’accord d’accord).

xxx

* Trop de i tue le i, post à abus de i = post cliché féminin. Tu le sauras maintenant.