Chers aventuriers du quotidien,

T’est-il déjà arrivé de regarder ton assiette, de la comparer à celle présentée dans le livre d’où est issue la recette, et de te dire :

« hum… c’est bizarre, c’est pas pareil, il doit y avoir un secret » ?

J’ai la chance d’avoir, autour de moi, une grosse dose d’amis plus talentueux les uns que les autres. Pour aujourd’hui je vais me contenter d’en évoquer deux : celle qui a fait de la cuisine son métier et celle qui a fait de la photographie culinaire l’un de ses métiers. Résultat, régulièrement sur leurs pages Facebook respectives (ici et ) apparaissent quelques pépites visuelles particulièrement appétissantes (ou comment rendre attirante une soupe de champignon…)

Cette semaine n’a pas échappé à la règle, et c’est un cake vanille au cœur choco-noisette qui est venu susciter ma curiosité. Quelques textos plus tard, je réussissais à négocier la recette et les quelques conseils avisés (pleins de métaphores imagées) de la cheffe, pour me lancer moi aussi dans l’aventure.
Il parait que c’est « en bluffant qu’on apprend », et si visuellement mon cake n’est pas aussi bluffant que l’original, le goût donne le change pour cette première tentative, malgré une possible légère sur-cuisson.

Sur cette note positive, je dois néanmoins admettre que la comparaison est, disons-le, sans appel :

Cake2
Image : By Lisette – et bizarrement je sais que tu ne me la piqueras pas
CakeVanilleLesCoudesSurLaTable
Image : The Luncheonette Studio © – Non libre de droits.

Bon.

c’est bizarre, c’est pas pareil

Deux conclusions s’imposent à moi : la cuisine et la photographie sont deux métiers qui ne s’inventent pas ET il doit y avoir un secret.

Cependant, j’y tiens, je reste assez satisfaite de cette première tentative (en forgeant que le forgeron, tout ça) : non seulement ça sent le gâteau dans mon appart depuis plus de 24 heures, mais, qui plus est, j’ai du cake à manger pour les 4 ou 5 prochains jours !
Et ce malgré l’acharnement des éléments contre ma bonne volonté :

  • un bolinet (le fameux cul de poule) beaucoup trop petit pour la quantité d’ingrédients à mélanger, ce qui m’a valu un transvasement de dernière minute, au risque de contrarier ma composition (et de m’ajouter un peu de vaisselle supplémentaire)
  • la découverte une fois l’ensemble de la pâte (le fameux appareil) prête que je n’avais pas le bon moule (pas ou plus ? non parce que je suis sûre d’en avoir eu un, un jour, de moule, comme ça, qu’il faut, là ! non ? bah non – dit-elle, à quatre pâtes devant son placard en se parlant à elle-même)
  • la certitude lors de la mise au four que le gâteau allait gonfler jusqu’à s’approcher beaucoup trop près des résistances chauffantes supérieures de mon mini-four, suivie de cette désagréable impression d’avoir TOUJOURS raison mêlée à l’odeur de cramé
  • le doute face au « ding » de la minuterie : encore un peu?, suffisant?, le laisser « finir de cuire » tranquillement le temps que le four refroidisse?, le sortir?… TROP DE QUESTIONS SE BOUSCULENT !
  • finalement me décider à sortir le plat du four non sans me brûler (un peu) le petit doigt (à choisir…)

Comme souvent mon problème vient dans l’appréciation des quantités et la patience permettant une finalisation digne de ce nom. Cela dit, comme on dirait dans Top Chef : « Les goûts sont là, je sais que c’est bon ce que j’ai fait. Si ça doit se jouer sur le goût, j’ai mes chances ! »
Pas sûre sûre que la cheffe toulousaine soit hyper fière de moi sur ce coup là, mais promis, c’est bon !

Et pis d’façon, faut que je vous laisse, c’est l’heure du gouter !

Alors, toi, dis moi, ça t’arrive de te demander quel est le secret ?

xxx