Journée morose à regarder la pluie tomber que l’on va renommer journée douceur / cocooning à affiner rangement et déco. Si Marilyn a déjà trouvé sa place à côté de princess Lizette (tout prendra sens avec quelques photos), c’est un peu plus compliqué pour le reste.
Par ailleurs je suis agacée. En finissant hier de ranger mon bordel dans une bibliothèque qui pèse, elle aussi, le poids d’un éléphant mort, j’ai réalisé que j’avais perdu un Pancol. Le troisième de la trilogie crocodiles, tortues, écureuils. Les écureuils donc. Or ça m’ennuie car je ne vois pas où il peut être vu que je ne m’imagine pas avoir prêté ce bouquin (je me suis tellement impatientée en lisant ces livres que je ne pense pas les avoir recommandés), et même si je n’ai pas particulièrement apprécié (donc), je me suis « embêtée » à aller au bout des trois… C’est pas pour laisser un trou sur mon étagère à la place où il devrait être (bordel) !
Mystère et boule de gum. Ça me laisse au moins l’occasion de placer une expression de mamie.

Quoi qu’il en soit en feuilletant quelques oubliés de mes étagères hier et aujourd’hui, je suis retombée sur des pépites, et pas que littéraires. À la page 170 d’un bouquin qui en compte presque 400 et que je n’ai jamais réussi à poursuivre (en plus de 2 ans), j’ai retrouvé par exemple le faire-part de naissance du plus chou des chouchous.

J’aime bien les faire-part. Ce truc joliment désuet que l’on reçoit dans sa boite aux lettres 1 à 6 mois après avoir reçu le texto ou l’email annonçant LA nouvelle, garde pour moi une grande importance. Déjà c’est une trace, un souvenir. Et si je n’accroche pas – la bouille des gamins / la date de mariage – des potes ou cousins sur la porte de mon frigo, j’aime bien retrouver l’annonce de ces moments importants au travers des livres que je lisais à l’époque, ou dans ma boîte à souvenirs. Oui, j’ai une boîte à souvenirs qui s’est, au passage, explosée – pas d’autre mot – hier et dont je dois donc revoir quelque peu l’organisation (pour le jour où quelqu’un voudra faire ma biographie, au moins, c’est dans l’ordre…). Aussi parce qu’ils sont une intention personnelle. Même si le message est standardisé, il y a quelqu’un qui a cherché mon adresse, l’a écrite sur une enveloppe et y a collé un timbre, s’est déplacé vers une boite aux lettres et y a déposé le message. Pour moi. MOI. Loin des SMS ou emails collectifs, ne serait-ce que pendant toutes ces étapes là, on a pensé à moi. Et si le faire-part s’accompagne d’un petit mot un peu plus personnel alors ce n’est que meilleur.

Boîte à souvenirs. Mais sans la boîte. #DownMemoryLane #Souvenirs #Mémoires

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C’est ce qui c’est passé mercredi dernier, alors que je naviguais entre plusieurs émotions en rentrant chez moi. Dans la boîte aux lettres, un message pour me faire-part de la naissance d’une mini cousine rencontrée quelques semaines auparavant et née au début de l’été. Sa présence sur notre bonne vielle planète n’était pas une surprise, mais son arrivée en format courrier dans ma boîte aux lettres ne pouvait pas mieux s’accorder en marque-page du dernier livre de Pénélope Bagieu qui m’accompagne depuis quelques jours.  

Comme quoi, un brin de tout-doux, quelques pensées et un roman graphique qui s’annonce pas trop dégueu… Parfois ça peut apaiser une journée en forme d’ascenseur émotionnel.

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