On est le pire juge de nous même. Néanmoins je vais me risquer à sortir cette platitude convenue : je ne pense pas être une méchante. Une relative connasse, quand je veux, c’est certain. Mais méchante je ne pense pas. J’ai par ailleurs pris deux décisions RADICALES il y a quelques temps :

  1. Ne pas me sentir systématiquement agressée ou me mettre sur la défensive quand une personne extérieure à mon périmètre (= inconnue) vient m’adresser la parole (Parfois, je pèche. Encore. Un peu).
  2. Dire aux gens, même aux personnes extérieures à mon périmètre, quand ils sont géniaux, formidables, beaux, talentueux, ou tout autre émotion positive qu’ils ont pu générer dans mon cerveau compliqué.

Ajoutons à cela un besoin, sorte de déformation professionnelle si l’on veut, de comprendre les réactions même les plus farfelues de mes congénères. Ça ne veut pas dire que je pardonne tout ou que je m’explique toujours les situations, mais en revanche qu’est ce que je peux les analyser ! (on s’rassure, 31 ans d’expérience, ça se fait tout seul, et puis parfois aussi je dis « fuck l’analyse », parce que souvent femme varie, mais c’est un autre sujet).

Tout ça pour en venir à l’essentiel : il m’arrive d’entendre des trucs du genre « t’es gentille comme nana en fait ».

  • Parce que je dis au mec qui me fait mon chocolat chaud le matin que je préfère quand c’est lui – c’est meilleur, y a plein de mousse : je suis gentille.
  • Parce que je fais tape tape sur l’épaule d’une demoiselle croisée dans la rue pour lui dire « j’adore votre jupe, très jolie » : je suis gentille.
  • Parce que quand un mec vient m’aborder dans la rue je ne l’envois pas bouler directement et essaye de lui laisser le bénéfice du doute (du moins en apparence, mais j’y travaille) : je suis gentille.

Nous en arrivons donc à Relou. Le retour de Relou. S’il y a bien eu un épisode II dont il a été seul scénariste, je ne pense pas que nous arriverons à la trilogie. Néanmoins je ne résiste pas à l’insolence d’exposer ici même ses dernières pépites.

L’épisode précédent se terminait là, un message charmant qui faisait suite à une avalanche de compliments particulièrement salés et qui, je le pensais, devait à priori marquer le point final :

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On notera qu’au fur et à mesure, les coquilles aléatoires qui jalonnaient ses messages se sont faites de plus en plus présentes.  C’est merdisue mais c’est comme ça. 

2 jours plus tard, il est revenu :

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« Enfin bref », un message à 2h30 du matin, certes, mais qui se terminait par « Salut » et ressemblait à des excuses… (même si on ne peut pas trop savour).
The End ?
Et bien non !! Car le lendemain soir :

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Merdz alors ! Au passage une série d’arguments qui glissent sur moi comme l’huile sur le téflon : les diplômes et grandes écoles. J’veux dire : la meilleure école de management du MONDE !

Suivi dans la foulée de :

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Voilà voilà. Et là on comprend que la fille « cool et sympa », elle soit un peu blasée (et amusée quand même aussi…).

Le mec n’a en fait jamais compris que ses premiers messages m’expliquant qu’il avait trop de valeurs pour se laisser piétiner par une femme (lui, le vrai homme) avaient juste fini de me refroidir. Et c’est terrible car je ne peux m’empêcher de me dire que l’énergumène arpente toujours les trottoirs de Paris avec la certitude qu’il est génial et que c’est LA bonne façon de faire.
Par ailleurs, je me dois aussi de noter qu’après une simple discussion de 3 minutes (où j’avais quand même envie de me barrer) certains puissent en conclure que « le courant passe ». Oui, non, j’essaye juste de ne pas envoyer valser la terre entière en fait, de garder une attitude ouverte vers mes semblables parce que putain de bordel de merde on n’est pas obligé de tous se mettre sur la tronche !
Ou si ?

Je garde ainsi un souvenir perplexe de Relou et fais preuve d’incompétence à m’expliquer ses réactions. Il est parti trop loin pour moi je pense.

Ce qui me fait me dire que cette histoire est terminée tient cependant dans ce dernier message.
Pourtant c’était à moi de rattraper le coup, non ?
Aucune parole ce Relou, je suis enormement décue.
« Enfin bref », 3 heures plus tard :

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(Oui j’ai quand même coupé l’adresse)

Depuis, plus de nouvelles. C’était il y a près de 2 semaines, soit le plus long silence ja-mais enregistré. Je pense (j’espère) qu’il a compris ce que Romy décrit plutôt bien dans sa chronique sur « Le Mec Collant » (parce que l’histoire de Relou n’en est qu’une parmi tant d’autres, chers aventuriers du quotidien !) :

Si au bout de 38 SMS, une personne ne répond pas, 2 possibilités. 1) elle a perdu son téléphone 2) elle ne souhaite pas donner suite. Indice: je n’ai pas perdu mon téléphone.

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