Note aux lecteurs : ce post va parler exactement, ou presque, de ce que le titre laisse à supposer. Ami(e)s, famille, collègues (!!), pour le bien de tous, il est encore temps pour vous de fermer cette page web.

Depuis ce matin tourne dans ma tête un post dont je n’arrive pas à me défaire.
J’y réfléchis depuis plusieurs semaines, voire même mois, mais depuis 5 heures il m’est impossible de penser à autre chose, sans réussir pour autant à mettre sur papier les mots dans le bon sens. Après plusieurs tours dans ma boite à chaussures d’appartement, j’ai décidé d’attraper mon sac, de partir en promenade et, au passage de passer par Monop (lait, dentifrice, glace carte d’or menthe /chocolat – le plein d’essentiels). S’aérer l’esprit pour renouveler le point de vue. Un plan en or !
Effectivement, c’est là, faisant face au dentifrice, que mon salut est arrivé :

le rayon préservatif m’a donné une toute autre idée de sujet à aborder pour lequel les mots semblent jaillir de mes doigts d’une façon beaucoup plus naturelle et spontanée.

Ma consommation étant ce qu’elle est, ce n’était pas sur ma liste d’essentiels. Mais, tant qu’à faire d’être là, autant en profiter (je n’avais pas non plus noté qu’il me fallait des crèmes caramel Les deux vaches par exemple, on a le droit de digresser) !!

Me voilà donc devant le « rayon » préservatif, une succession de 4 ou 5 étagères d’un mètre de largeur où s’étalent différentes marques et leur assortiment de gammes diverses et variées. Avec ou sans silicone, « real feeling », « extra lubrifié », « max sensation », « sensation naturelle », les versions colorées, « maxi pleasure », le « classique » aussi, il en faut bien un, etc etc. Tout ce choix m’a souvent laissée assez circonspecte, me donnant la désagréable sensation de devoir choisir entre le real feeling ou le maxi pleasure. Or choisir c’est renoncer, alors que, expérience parlant (…) une capote reste une capote (hors premier prix dégueu à éviter absolument – voilà un domaine où le prix peut avoir son importance).

Sauf que…
Jusqu’à très récemment, jusqu’à aujourd’hui en fait, je n’avais jamais fait attention à la taille.

Et la taille, j’ai fini par le comprendre, c’est important.

Je ne rentrerai pas dans le débat pour rassurer / valoriser / mettre en doute la gente masculine. Il est bien ici question d’adapter la taille du préservatif à la taille du compagnon. Il s’avère que préservatif trop petit = préservatif qui glisse.
L’inverse aussi surement.
Et préservatif qui glisse = préservatif qui manque à ses devoirs.

Après une petite déconvenue, me voilà à faire ce que je n’avais jamais fait jusqu’à présent : retourner les boites pour analyser les données de l’équation. À priori, le diamètre varie, en moyenne et selon l’échantillonnage que j’avais sous les yeux, entre 52 et 56 millimètres (avec, en fait, assez peu, voire aucun entre-deux). Effet marketing oblige, le soi-disant préservatif XL est de la même taille que beaucoup d’autres de ses congénères, ou presque : 56,5 millimètres contre 56 pour le real feeling par exemple.
L’échelle de variation semble, sur la boite en carton, assez restreinte, certes, mais ajoutons tout de même à cela la relative flexibilité de l’objet pour faire face à l’inégalité des hommes devant dame nature, voilà comment, concrètement ça rajoute une donnée de plus à prendre en compte au moment M. Car afin de s’assurer sécurité et confort d’esprit mieux vaut adapter la taille au besoin (si si). Et si en règle général on reste dans la moyenne, on n’est pas à l’abri d’une surprise.

Pas le choix : il faut tâter le terrain avant d’entrer en action… et si besoin varier les revêtements possibles dans la boite de pandore offrant le précieux sésame, sans qui rien n’est possible.

S’il est besoin de le rappeler, le préservatif n’est pas une option*. Pour tout vous dire je crois que ce billet n’aurait pas vu le jour si, ce matin lors de ma revue de presse, je n’avais lu ce témoignage touchant, au message si important : 20 ans, et diagnostiquée séropositive.

Sur ces bonnes paroles, je m’en retourne à ce billet qui me trotte dans la tête depuis des semaines. Il y est question du choix des mots, des titres et autres incongruités du web qui vont faire que vous êtes lus, ou non.

Pour l’exemple, je me demande bien si cet article va réussir à déclencher du clic…

xxx

PS : Contrairement à ce que la photo peut laisser supposer, l’article n’est pas sponsorisé par Durex.

* lecteurs dans une relation durable et pleine de confiance : vous l’aurez compris, on n’est pas, ici, dans ce cas là.