Depuis deux jours s’enchainent ces grands moments d’abattements où, malgré l’implacable vérité du « je vais bien tout va bien », malgré cette chance que j’ai de me construire tout (trop) (#impatience) doucement la vie que je veux, je m’effondre face à l’irréalisme autour de nous.

Littéralement, je m’effondre.
Je pleure en faisant la vaisselle.
Je reprends mon souffle en m’asseyant sur mon lit positionné très subtilement dans les 3 mètres entre le lieu d’aisance de mes pauses pipi et le bureau où se pose ma tasse de thé (#Palace).
Je zappe frénétiquement sur les chaînes d’infos avant d’implorer le silence en cherchant désespérément comment éteindre.

Je reste plusieurs heures devant mon clavier en me demandant, finalement, sur quoi je vais bien pouvoir écrire.

Reste que, parfois, les étoiles s’alignent. 

J’aime bien quand les étoiles s’alignent.

J’aime bien ces moments où je réalise que, là, d’un coup, tout s’est enchainé, comme par magie.
Je suis une fervente convaincue qu’il ne faut pas attendre que les planètes soient alignées pour se lancer dans des grands projets, qu’il faut sauter dans le vide, loin, très loin. Et advienne que pourra. Je sais que parfois la poisse attire la poisse, que les journées pourries où rien ne va, elles existent, elles font parties de la vie.
Mais, aussi, parfois, tout s’enchaine dans la bonne direction, se décante, prend sens. Et je SAIS que, dans ces moments là, il faut le signaler, le voir, s’en réjouir.
Il faut rendre hommage aux étoiles.

Alors ce soir, quand je me préparais pour aller récupérer mes légumes à la Ruche qui dit oui, j’aurais pu partir, comme j’avais prévu, et alors j’aurais raté ce coup de fil que j’attends depuis une semaine.
Mais au moment où je choisissais les chaussures que j’allais mettre, j’ai choisi de prendre le temps et répondre à ma toulousaine de cheffe, prendre et donner les nouvelles qui font le lien. Et quand a retenti le double-appel on s’est dit « bisous » vite fait, et je n’ai pas raté le coup de fil.
Ensuite, j’aurais pu prendre quelques minutes pour noter les petites informations mais je me suis dit que j’avais l’essentiel en tête et les chaussures aux pieds, alors je suis partie récupérer mes courses de la semaine. Il était temps car il n’a pas fallut 2 minutes après mon retour pour que s’abattent des seaux d’eau.
Dans mes petites courses deux petits cadeaux : un œillet et un petit fromage à râper.
En moins d’une heure : du concret professionnel, des nouvelles des gens qui comptent, des jolis produits dans mon frigo, des petits cadeaux, et une victoire sur la météo.
Pouf.
Magie.
Il faut rendre hommage aux étoiles.

Ah oui parce que, j’ai décidé : si les nouvelles règles du jeu consistent à rendre possibles les pires scénarii de séries américaines, il va falloir, très rapidement, nous donner un John McClane pour sauver le monde. En attendant, je grappille les moments magiques là où je les trouve, et qu’on ne me sorte pas des histoires de coïncidences ou de hasards. 

Si la vie est une bitch, il va aussi falloir qu’elle soit un peu magique.

yipikaye mother fucker.

xxx