Chers aventuriers du quotidien aujourd’hui je m’en vais vous parler cheveux…
Oui, je sais.
On fait comme on peut.

En guise de préambule, je dois avouer que si ce blog n’est rien d’autre qu’une vision filtrée de mon monde de parisienne trentenaire, j’essaye, dans la mesure du possible de rester relativement unisexe. Ce post en revanche risque de laisser certains d’entre vous sur le carreau.
Je vous invite évidemment à rester : je ferai en sorte de trouver un twist, un rebondissement ou une péripétie pour maintenir en haleine l’attention lectorale (ou comment se mettre la pression toute seule en une phrase). Mais je ne vous en veux pas si vous cliquez sur la petite croix.

Donc mes cheveux.
(clic sur la petit croix)

Il y a un peu plus d’un an, prise d’une furieuse envie de renouveau, j’ai décidé de perdre 20 bons centimètres de ma blondeur Raiponcienne (on notera l’emploi ici de la furieuse envie qui, à mon sens, n’a pas de sens, mais sonne bougrement bien). D’un coup donc les shampoings prenaient moins de temps, et je ne me réveillais plus la mèche devant le visage, étouffée de ma propre touffe (assumerais-je cette tournure de phrase jusqu’à publication ?). C’était tellement bien qu’en mars j’ai confirmé, ré-épointé… Tout en sachant déjà que ce serait la « dernière fois ».

Car je veux retrouver mes cheveux longs.

Voilà.

À y’est.

Si ce n’est finalement pas la première fois que je le dis ici, je tenais à marquer le coup d’un post, afin de signaler cette énorme injustice : le cheveu mi-long est une imposture, une sorte de légende urbaine pour faire croire qu’on peut avoir des coiffures sympas, alors qu’en fait : non.

Reprenons : il y a le court court, coupe limite garçonne.
Le court, « au carré » = ma coupe de mars.
Et le long qui, selon moi, démarre quand les cheveux restent derrière les épaules. L’entre-deux, l’étape où les cheveux sont sous le niveau de la mâchoire et commencent à lécher les épaules sans vraiment y aller pour de vrai ? C’est bullshit. Communément et en toute logique, on appellerait ça le « mi-long ». Mais allez taper « mi-long » sur l’ami Google et vous verrez de vous-même : ce n’est rien d’autre que du long. Une grosse arnaque je vous dis.
Ainsi, à la peine car les longueurs détachées ont tendance à bifurquer en frottant sur les épaules, sans pour autant permettre d’être attachées en joli chignon / bun / whatever qui rend pas trop mal (car là ça fait petite crotte de cheveux qui fait ce qu’elle peut avec le peu de matière disponible), je me suis trouvée face à moi même en confiant à Dame Pomme ma défaillance via cette improbable requête : idées coiffures cheveux mi-longs.

Oui. Je te dis tout.
Tu as bien fait de rester.

L’imposture est flagrante : l’article qui possède « mi-long » en titre attire forcément car des demoiselles en détresse comme moi, il y en a un sacré paquet. Mais la réalité des conseils proposés ne trompe pas : il ne s’agit ici que de cheveux longs pour lesquelles les épaules sont déjà bien dépassées et où la matière rend effectivement les choses plus faciles. Seule vraie proposition acceptable : l’effet wavy / bouclé (pour cacher les bifurcations des pointes) en laissant les longueurs dégringoler (parce que de toute façon tu ne peux rien faire de correct avec ce qui est dispo).
Voilà, super.
Merci beaucoup.
J’aurais trouvé toute seule : j’ai fondé la charte de mon blog là-dessus !

Je suis donc condamnée à attendre, non sans une certaine émotion quand au détour d’un rangement je tombe sur une photo de moi « avant » (cf. tout là haut où comme d’hab. quand les photos sont jolies on se tourne vers David & Myrtille), quand mes cheveux étaient wild et dégringolaient dans mon dos, quand la vie était douce. Étrangement cela vire presque à l’obsession (et ce billet n’en est absolument pas la preuve par l’exemple) : je ne peux m’empêcher d’envier toute nana que je croise avec les cheveux longs ou bien de remarquer comme « c’est joli, le court court / rêve pas ça te va pas ». La frustration est à son comble mais vous l’avez compris, amis lecteurs : la coiffure sur cheveux mi-long n’est qu’une invention pour ce qui restera une phase de transition. Au rythme où va la pousse j’anticipe une amélioration de ma situation aux alentours de février ou mars 2016.

Ce qui me laisse un sacré paquet de passages devant ma glace pour souffler.

xxx

Note de la rédaction : outre la toute relative mauvaise foi de ce post d’humeur, notons néanmoins que je ne regrette pas mon choix initial d’il y a un an. Presque pas. Par ailleurs entre la première édition de ce post et aujourd’hui (publication), il s’est passé un truc de dingue quand j’ai réalisé il y a une semaine que Ô victoire! je peux à nouveau attacher mes cheveux sans que ça soit trop trop moche.