Chers aventuriers du quotidien, à la demande générale, c’est le retour de #LisetteFaitDuSport !!

Août, ma salle de sport a fermé pendant 15 jours.

Libre de tout ce temps qui se dégageait alors, n’ayant plus ni Body Attack ni Body Balance, j’anticipais, avec une certaine angoisse, la réouverture de la salle pour sportifs chevronnés : continuerais-je à trouver la motivation, qui, déjà, certains jours, partait se planquer bien loin au fond de mes draps ?
C’est finalement plutôt contente que j’ai ressorti mes Reebok et mon pantalon de yoga précieusement rangés pour, il y a 10 jours de ça, retrouver mon cours de cardio-préféré-de-tous-les-temps. Du moins c’est ce que je pensais jusqu’à trouver, à la place de ma prof habituelle,

Madame Sourire !

Revenons quelques semaines en arrière et souvenons nous de Madame Sourire, cette prof certes pleine d’entrain mais relou et de qui j’écrivais alors :
Quand, aux deux-tiers de la séance elle nous a dit « je veux vous voir sourire, on est AUSSI là pour s’amuser » j’ai eu envie de l’entarter. Et quand elle s’est obstinée à nous encourager non pas en faisant le décompte classique « allez, plus que trois pompes et on repart », mais en comptant « youpi ! on en a déjà fait cinq », j’ai eu envie de lui rappeler « je sais compter, bouffonne ».

J’ai souris en retour de son expression faciale positive à mon attention lorsqu’elle m’a dit bonjour, non sans maugréer un faichhhhié dans ma moustache.
J’étais là : « allons, c’est parti » me suis-je répétée.
Et contre toute attente, le cour s’est plutôt bien passé.

Je peux même te l’avouer, Madame Sourire et moi, on est presque copines.
Lorsqu’elle nous a annoncé que la prof habituelle n’était pas là et ne reviendrait sans doute pas tout de suite, je me suis un peu décomposée et, c’est sorti tout seul, l’ai interrompue d’un : « Mais, comment ça ? Elle va revenir quand-même ? » que je complétais d’un spontané « Parce que j’adore cette prof, en fait, elle est trop bien ! ». Madame Sourire m’a alors répondu « Oui, c’est ma pote elle est géniale, c’est clair. Oui oui elle va revenir et puis il y a rien de grave, au contraire ! ».
J’étais rassurée.
On s’est souri par entente mutuelle et non par politesse débile.
Vu que c’était elle la semaine dernière ET cette semaine, j’ai pu mesurer la teneur de notre rapprochement : depuis elle se souvient de moi et me fait des petites blagues pendant le cours.
Et ce matin, quand je l’ai croisée en arrivant elle m’a dit : « Salut, ça va ? »
On est à une semaine de se claquer la bise.

Outre cette passion commune pour ma prof classique de Body Attack, il faut dire que Madame Sourire s’est un peu calmée sur l’enthousiasme et, m’a SURTOUT appris, pour la première fois en 32 années de pratique (peut-être j’exagère), à faire des abdominaux correctement.
Je m’explique.
Tu sais, la position de base, allongé(e) au sol, les genoux pliés, les mains derrières la nuque et hop je remonte la tête vers les genoux ? Et bien c’est tout pourri, parait-il ! Je ne te parle pas ici de ce que tu fais potentiellement endurer à tes lombaires ou à tes cervicales, on verra ça quand on sera vieux. Non, il s’agit ici de se bourrelet ventral (de merde) qui s’obstine à rester là alors que bon, QUAND-MÊME, je vais au sport 2 fois par semaine ! La vérité mon frère (et ma sœur – parce qu’en fait je parle surtout pour les filles), c’est que si tu t’obstines à aller mettre ta tête vers l’avant et vers tes genoux, tu pousses tout vers le bas, tout le dedans de toi, et tu favorises le développement de ce bourrelet de la disgrâce. Ce qu’il faut, c’est aller vers le HAUT et viser le plafond.

Il faut toujours viser vers le haut, de toute façon. C’est une règle de base.

J’aurais dû le savoir.

Bon, les copains, moi je n’y connais rien alors (la vérité) si je partage cette information c’est parce qu’après seulement deux cours à ajuster la direction, j’ai l’impression que ça fonctionne. Vue de l’esprit ou réalité ? Je n’en sais trop rien encore, mais cette annonce m’est apparue comme une telle révélation, je ne pouvais la garder pour moi.

Par ailleurs sachez que mon cours de Body Balance a été remplacé, en cette rentrée, par du Pilates. Tu sais, ce sport à la mode pratiqué par les actrices hollywoodienne au bord de leur piscine ou par les co*nasses parisiennes blondes aux cheveux longs qui mangent bio, se font une joie de parler de leurs séances de sport sur leur blog et photographient leur bol de graines sur Instagram.

(Je suis une actrice hollywoodienne)

Je sors donc, à l’instant où j’écris ces lignes, de mon premier cours de Pilates où l’on contracte abdos, fessiers et périnée pendant une heure en inspirant par le nez et expirant par la bouche (ou l’inverse – c’est l’opposé du Yoga mais je ne sais jamais, non plus, dans quel sens on respire en Yoga). Je ne fais donc plus de salutations au soleil en dehors de chez moi, non, mais je contracte ! Il parait que c’est magique.

Si avec un brin de magie et une visée vers le haut je n’y arrive pas, il faudra sérieusement que je commence à me poser des questions !

Alors toi, dis moi, tu le maitrises l’art de l’abdominal ?

xxx

Image : on va dire qu’elle est tombée dans le domaine public car je ne retrouve pas les crédits, en revanche il s’agit bien sûr d’Ursula Andress dans James Bond contre docteur No.