Chers aventuriers du quotidien, parlons cheveux !
(Mais si, reste ! On a déjà eu cette conversation pour en arriver à cette conclusion : tu vas voir, ça va être bien.)

Si tu es un peu comme moi, il doit t’arriver régulièrement lorsque tu fais tes courses, de te retrouver face à l’abondance de choix en rayon et de te dire « Mais je n’en sais rien moi si je suis sèche, cassante, fourchue, à tendance grasse ou sujette aux pellicules ! ».
Parce qu’en vrai

Ça dépend

Et « ça dépend », et bien ça dépasse.

Si tu es encore plus comme moi, alors tu es du genre à mater les étiquettes dans le détail de leurs compositions et à te donner l’air de celle qui sait, alors qu’en vrai tu n’as aucune once d’idée si le disodium cocodiassetate ne risque pas de faire tomber l’ensemble de ta chevelure au fond de la baignoire. Tu regardes, tu regardes, mais tu ne sais fichtre rien de ce que tu appliques sur tes longueurs abimées et racines ayant tendance à re-graisser. 

Oui oui oui je pourrais faire mon shampoing moi-même.
Il parait.
Et oui oui oui il existe des applications sur téléphone intelligent sûrement formidables pour m’aider à faire mes achats.

#Flemme.
(Ai-je besoin d’en dire plus ? Je ne pense pas.)

Afin de faciliter ma démarche éco-responsable de consommatrice pour qui « les cheveux c’est important » je suis passée il y a quelques années aux shampoings bio. Je ne comprends toujours rien aux étiquettes, mais je me fie à certains labels pour limiter les composants possiblement problématiques. Peu importe si je ne réponds pas à tous les soucis et si j’ai choisi (un peu) la facilité, pour le moment c’est la solution qui me convient.
Je fais confiance dans la sélection de Mademoiselle BIO.

Reste que, on y revient, devant les étagères aux produits certifiés « Charte Cosmebio » se pose toujours la même question (chevelure sèche, cassante, fourchue, à tendance grasse ou sujette aux pellicules ?) à laquelle vient s’ajouter une nouvelle :

ce shampoing mousse-t-il ?

Joie du bio, les bases lavantes utilisées et le dosage des actifs en bouteille amène une texture toute autre sur le sommet du crâne. Fini l’effet moussant digne de la dernière soirée mousse du meilleur Macumba, il s’agit dorénavant de s’appliquer à répartir le produit sur sa chevelure qu’on n’oubliera pas de bien bien bien (bien) mouiller auparavant. Et toutes les marques ne se valent pas : certaines ne moussent quasiment pas, et d’autres, malgré une consistance plus fine dans la bulle, donneraient presque l’illusion du produit chimico/industrialo chargé à bloc aux hormones de moussage.
À peine.
Mais presque.

Alors il faut essayer, adapter, chercher son bonheur… Et prendre quelques risques parfois (entre 5 et 20 € le flacon, oui, quand on se plante, ça saoule).
Suivant les conseils d’une vendeuse pas très avisée, j’ai commencé avec la marque Logona. J’alternais le shampoing pour cheveux blonds, celui pour cuir chevelu sensible et celui pour cheveux secs sans grande conviction sur les différences de propriétés des différentes formules. Sur le papier c’est ce dont j’avais besoin et la vendeuse m’avait dit « commencez avec cette marque là parce que les autres… » (sous entendu je n’avais pas encore atteint le niveau suffisant dans l’art du shampouinage bio pour me lancer sans-filet). Alors pendant de nombreuse douches j’étais intimement persuadée que c’était ce qu’il y avait de mieux pour moi.

Il m’a fallut plusieurs mois d’application (oserais-je dire année) pour me décider à changer de marque. La vendeuse m’avait fait flipper (je suis terriblement influençable dans l’incertitude), mais prise d’un coup de folie, il y a 2 ou 3 mois, bim bam boum, j’ai changé pour le shampoing restaurateur de kératine de la marque Coslys.
Et bien vous me croirez si vous voulez, mais d’un coup LA SATISFACTION ! Meilleure mousse, plus facile d’application, cheveux plus doux, la sensation de moins agresser mes racines, mon crâne, mon cuir chevelu…
J’aurais voulu retourner voir la première vendeuse et lui mettre le flacon sous le nez : « AH AH Micheline, c’est Coslys le mieux ! », mais je pense (JE PENSE) qu’elle m’a oubliée.

Logique oblige : satisfaite de ce nouveau produit (même si la racine re-graissait peut-être un peu vite ?), arrivé à son échéance, j’ai décidé de changer à nouveau. Ma confiance en moi niveau shampoing bio venait de s’envoler, j’ai voulu en profiter, ne pas m’arrêter en si bon chemin et tout jouer à nouveau dans un seul et unique flacon qui ferait tout bien comme il faut (j’en suis arrivée à la conclusion que, globalement, si ça lave bien et que ça ne dessèche pas, je n’ai pas besoin de multiplier les promesses). Se sont donc rencontrés ce matin mes cheveux et le shampoing DermaClay Anticalcaire.
Le cheveu propre et sec j’en viens donc à ma première conclusion sur le dit produit : pas mal du tout ! Odeur acceptable, mousse réglementaire (dans la moyenne basse), application facile sans vider la bouteille et cheveux propres, non desséchés. J’attends de voir pour l’effet anticalcaire mais l’eau de mon Palace pouvant fournir suffisamment de craie pour toutes les écoles élémentaires de France sur l’année, je me dis que ça ne peut pas faire de mal.

Il faudra voir sur la longueur (#BlagueCapilaire).

Globalement ça parait ch*ant, un peu, le shampoing bio, non ? Peut-être un peu… Mais depuis que j’ai stoppé tout silicone, j’ai espacé mes shampoings de 2 à 3 jours supplémentaires sans problème, et depuis que je suis passée au bio (sans paraben et sans sulfate d’une façon générale) j’ai l’impression de cheveux plus sains.
Bien-sûr je les perds toujours pas poignées (tout en gardant une masse non négligeable dans l’appréhension de mon poids total) et j’ai toujours des épisodes de gratta-gratte de temps à autre. J’aimerais qu’ils soient plus doux et qu’ils poussent mieux, sûrement il faudrait que je les soigne plus.

Le bio ne fait pas tout, mais, quand même, c’est plutôt mieux.

Alors toi, dis moi, quelles sont tes astuces poil brillant ?

xxx