… Alors que revient ce thème qui aura marqué mon année 2016 : Lisette Fait du Sport !!!!

Je suis tombée amoureuse de mon prof de Body Attack. La conclusion est sans appel, je la pose là dès les deux premières lignes de ce billet histoire qu’on soit tous bien d’accord sur le sens que vont prendre les prochains mots tapés sur mon clavier :

j’ai un côté masochiste.

Retour sur les épisodes précédents :
Je me mets au sport. Je découvre le Body Attack. Le Body Attack c’est perfection.
– La prof, que j’adorais, nous a lâchement lâchée pour madame Sourire
– Madame Sourire m’a appris à faire des abdos.

Par la suite, et après moultes errances avec des remplaçants plus ou moins adaptés, une solution pérenne a été trouvée : un nouveau prof de sport est arrivé !  
– Grand, de belles dents, un charmant regard qui m’ont immédiatement fait penser « ah ! si j’avais un type de mec… ça pourrait »,
– Les cheveux ramassés dans un petit bun moche à la Julien Doré qui m’a immédiatement fait penser « vas-y le mec se la raconte »,
– Le corps parfaitement musclé qui m’a immédiatement fait penser « non mais en fait c’est pour être à l’aise ce petit bun moche, il est athlétique, joliment athlétique »,
– L’alliance à l’annulaire qui m’a immédiatement fait penser « sur un malentendu »… (non bah non, j’n’ai pas pensé ça),
– Et une voix initialement jugée un peu ridicule qui a finalement décidé mon sourire de midinette à s’éteindre et mon cerveau qui pensait déjà « merde je vais transpirer devant lui et j’ai un tee-shirt de sport pourri » à se dire

« non mais d’façon il a une alliance ».

Cette petite conversation avec moi-même s’est jouée dans les 15 secondes qui ont séparé mon entrée dans la salle (et ma première vision du prof) jusqu’à mon arrivée devant les casiers où je pose mes affaires.
C’était il y 3 mois.

L’issue de cette réflexion me laissait donc avec la perspective éblouissante d’avoir retrouvé un prof devant lequel je pourrais continuer à me concentrer sur moi-même sans aucune interférence de séduction possible et incompatible avec la pratique même du Body Attack.
Oui, non, parce que j’ai un peu de mal à lâcher complètement la body attackeuse qui sommeille en moi la majorité du temps face à un mignon charmant jeune homme. Appelle ça comme tu veux, mais ma nature de séductrice-sans-en-avoir-l’air sent bien que, étrangement, ce cours ne me montre pas sous mon meilleur profil…

En trois mois, ceci-dit, les choses ont évolué. Déjà sa voix m’est devenue moins insupportable, voire agréable quand je suis au fond du gouffre de la souffrance abdominale par exemple et qu’il trouve le moyen de me (ME) motiver pour faire les deux dernières séries. Son corps, lui n’a pas changé, et j’ai appris à apprécier (aussi) le dessin des muscles de ses cuisses quand il remonte son short pour me (ME) montrer la bonne position du squat. Enfin j’ai développé une admiration sans borne (qu’il partage d’ailleurs avec tous les profs de Body Attack du monde – profession largement sous estimée à mon goût) : cette capacité à faire les mêmes exercices que moi (en mieux, on ne va pas se mentir) tout en anticipant sur les explications et la suite du mouvement en sachant (justement) doser les encouragements pour me (ME) faire aller un tout petit peu plus loin (encore) (dans mes limites).

Hier il nous a annoncé qu’il allait partir en vacances pour les 3 prochaines semaines.
Je me suis sentie déçue déçue, puis un peu soulagée d’avoir pu échanger quelques mots avec lui à la fin du cours (dont un « bonnes vacances alors » dit en regardant son alliance avec le regard suppliant qu’il me réponde « non c’est juste une bague posée là à mon annulaire gauche sans aucune signification »).
La vérité toute crue m’est apparue :

J’ai développé un syndrome de Stockholm pour mon prof de Body Attack.

Je ne ressemble à rien quand on se voit, j’aime qu’il me pousse à bout, plus je transpire lors des 45 minutes que nous passons ensemble toutes les semaines, plus je suis contente, oui, …

Mais en même temps je me l’étalerais bien sur une tranche de pain pour en faire mon 4 heures.

Je pars résignée à l’idée de ne plus le voir pendant 3 séances. Il serait remplacé qu’il a dit. Peut-être. Sûrement même. Je le crois.

Mais je ne suis pas dupe, je sais bien, MOI, que ce ne sera pas vraiment pareil.

xxx

Image : Matthew Peoples – Et donc j’ai choisi Stockholm pour illustrer ce billet (du moins c’est ce que dit la photo, en vrai je n’en sais rien). Rien à voir, mais, franchement, comment illustrer un billet comme celui là ?