Ouh comme je n’ai pas envie de te l’écrire ce post. Te l’écrire signifierait accepter l’idée que les vacances sont terminées, et je t’avoue qu’une semaine plus tard, je reprendrais bien le chemin du soleil et du Riad d’Essaouira.

Ces quelques jours de vacances, on les attendait depuis fin novembre, depuis ce dimanche où on s’est décidé à prendre nos billets d’avion. Ces quelques jours de vacances, ils devaient signifier le début du printemps, l’été à venir, le retour du soleil, la fin du tunnel de gris. Ces quelques jours ils étaient notés à la craie blanche comme les croix indélébiles d’une histoire qu’on écrirait sur tableau noir : il y aurait un avant et un après, me concernant la fin du décompte avant de sauter du plongeoir (#métaphore)

Ces quelques jours ils étaient là pour nous remettre les batteries à plein.

Sautons à la conclusion : c’est exactement ce qu’ils ont fait.

Nous, les copains, c’est cette petite quinzaine de potes qui devaient, d’une façon ou d’une autre, converger le temps de quelques jours vers Essaouira pour célébrer les fiançailles de deux d’entre eux. À nous, un sous groupe de 5 (puis 7), il nous a fallut 13 ou 14 heures (je ne sais pas, je ne sais plus) pour rallier le Riad, porte à porte, depuis nos minuscules appartements parisiens, ce vendredi 1er avril. La blague des différents retards et cette escale lunaire dans un aérogare déserté de tout personnel à Casablanca a bien entamé notre patience, pas tant que ça notre bonne humeur. Note pour l’avenir : faire une escale à Casablanca pour aller à Marrakech n’est PAS une bonne idée, et les 40 minutes de retard pour un vol de 25 minutes (vol le plus court du monde) un très mauvais rendement.

Mais qui parle de rendement quand il s’agit de vacances ?
Moi.
Surtout quand celles-ci ne durent que 6 jours dont 2 jours de voyage.

Le retour a été un brin (mais tout juste) plus rapide et moins chaotique malgré la volonté indéfectible de Ryanair de nous faire payer des frais en plus au départ de Marrakech et via cette navette Beauvais – Paris.

Quoi qu’il en soit dès le samedi matin, le nez face au soleil montant et la piscine dans le dos, je savourais les premières minutes de ces vacances revigorantes avec la ferme intention de n’en rien lâcher.

Il y a eu ces parties de UNO. « Moi je joue pas mais je veux bien compter les points » – et donner mon avis sur ce que mes camarades autour de moi doivent jouer. Cette indéfectible rengaine depuis plus de 10 ans maintenant :

mon truc à moi, c’est que je ne joue pas.

Il y a eu cette expédition à la plage, et puis ces sessions lectures et discussions sur notre balcon, celui protégé du vent qui réunissait parfois 2, parfois 5, parfois plus de personnes ; ces petits dèjs et ces dîners parce qu’on s’habituerait presque à se faire servir et à trop bien manger ; les massages pour certains, une manucure discutable pour moi ; la ville d’Essaouira ; le petit Martin du petit journal croisé à l’aéroport et ce copain qu’on missione « vas-y, vas lui parler toi » qui ressortira de l’avion en disant « j’ai voulu te négocier une interview pour ton blog, mais apparemment sa com’ est gérée par Canal… En revanche il voulait te filer une photo » (#AmisFormidables) (#MartinSeLaJoueUnPeu) ; les bouteilles de Martini (beaucoup moins le Martini Dry, très mauvais choix le Dry) ; les mojitos ; la musique des uns remplacée d’un débranchement de câble par celle des autres ; les gamins qui décident de réveiller tout le riad à 9 heure du mat’ (et encore, je suis laaaaaaarge) ; le rooftop du Taros ; l’excursion à la plage, les vagues, la ballade dans la brume et le sable mouillé ; et puis cet après-midi, la dernière, celle où l’on se disait quelques heures plus tôt « j’irais bien en ville » mais qui s’est terminée autour de la table où elle avait commencé, la table du petit dèj, à boire des thés à la menthe et à se passer, de main en main, les joues à bisous et les petits yeux écarquillés de mini L. mini choute, petite dernière des fiancés, baladée de bras en bras et de taties en tontons.

Peut-être tout l’amour de ce week-end aurait pu se résumer dans ces passages de relai autour de la plus petite d’entre nous, une mini choute de 8 mois à peine, adorable et adorée, laissée là par ses parents qui n’hésiteraient à aucun moment dans la confiance à nous accorder (je n’étais pas seule) (les consignes de la maman s’adressaient essentiellement aux autres présents quand elle est partie) (je n’ai fait que faire des bisous).

C’était bien. C’était doux.
Alors je repose une nouvelle fois la question et pour de vrai en attendant la réponse : on repart quand les copains ?

xxx

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Riad Essaouira – photo by copain Cyp
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Essaouira – photo by copain Cyp
Essaouira
Coucou !
Essaouira4
Médecine naturelle
Essaouira3
Petit dèj’
Essaouira2
Dans mon Riad…

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