Comme tu l’as compris (mais si, je te l’ai dit sur Facebook – comment ça, tu ne m’y suis pas ?) je suis partie à Biarritz pour quelque jours la semaine dernière. Ça m’a pris comme une envie de pisser en faisant le tour de mes résolutions 2015, reproduites sur 2016 : aller voir la mer !
Nom de d’là. 

Ainsi, 5h30 de train plus tard : BAM ! J’y étais. Moi et me bottes de pluie fraiches des soldes cuvée Automne / Hiver 2015 / 2016 étions prêtes à aller voir l’océan, les vagues, et les surfeurs. Car oui, Biarritz, c’est loin. Et si je t’écris aujourd’hui, oh grand lecteur anonyme (et nommé), c’est parce que je suis à la peine. Et les heures de trajet qui me séparaient de mon objectif me l’ont bien rappelé.
Cinq heures et trente minutes de train (le lettrage me donne l’impression de mieux relater la longueur), c’est long. Surtout que j’étais en seconde, sans prise de courant, et que Dame Pomme (votre dévouée) tient en batterie une petite heure 30 tout juste, soit même pas de quoi voir la fin du film que j’avais lancé.
Je n’étais cependant pas à court d’idées pour m’occuper : je suis partie avec mon mug de thé chaud et un thermos de recharge, autant dire qu’il m’était difficile d’éviter l’épreuve du pipi dans les toilettes du TGV, aussi IDZEN que ce dernier puisse être : Challenge ! Mais force est de constater qu’après le moment de flottement devant la porte (on pousse ? on tire ? ah non : on pousse, et on rentre son ventre pour refaire passer la porte dans l’autre sens et la fermer), l’épreuve du déculottage suivi du pipi d’équilibriste (mon lectorat féminin me comprendra) (je te cache peu de choses) puis enfin la tentative de se laver les mains sans s’éclabousser l’ensemble du sweat à capuche de circonstance (#hoody4ever), on n’était toujours pas arrivé. Et je commençais à trouver le temps long.
(Mais il y avait du papier.)

J’ai voulu écrire : j’avais mon carnet mais pas de stylo (utile). À cours d’idée, j’ai fini par lire (pfff…)

Car mon occupation traditionnellement favorite pour ce genre de situation m’est devenue insupportable (et je pèse mes mots). Cher ami, ma playlist me gonfle royalement depuis plusieurs semaines et je suis en quête de renouveau musical. AIDEUH MOI s’il TEUH plait !

Comme je le dis souvent, j’ai besoin que la musique fasse « clic » quand je l’écoute. Et honnêtement là, ça fait des mois que plus rien n’a fait « clic », or ça me désespère. Car malheureusement c’est symptomatique de quelque chose de plus profond (moment partage) : JE TOURNE EN ROND. Cet hiver 2015 / 2016 est trop long, je n’ai toujours pas eu la fève, je veux remettre mes robes de plage et refaire blondir mes cheveux entre sel et soleil, il y a un mort tous les deux jours (plus, évidemment, mais on se comprend), ma peau va finir par devenir transparente, et je n’ai rien de funky dans mon i-pod rose !!

Sache que je suis néanmoins arrivée à destination, sous la pluie. La vraie. Mon nouveau Palace, Palace temporaire, Palace Biarrot pour une durée de 4 jours, studio ma foi fort joliment rénové, était au quatrième étage sans ascenseur (pour les fesses) d’un immeuble de standing (pourquoi pas ?). En tous cas l’escalier en bois pour y mener, le parquet et les poutres apparentes étaient relativement classieux. D’une façon ou d’une autre, et même si Dame Pomme le soir et mes RDV du retour à préparer voulaient me faire mentir, c’était un peu les vacances !BiarritzCependant, contrairement à mes habitudes c’est sans musique que j’ai arpenté les rues et plages biarrotes, les cheveux dans le vent et les embruns sur le jean. Le premier soir marquait la tempête, averses de grêle, et quasi synchronisation d’un éclair illuminant l’ensemble de la pièce et de son tonnerre a priori tombé pas très loin (après vérification par la fenêtre, personne ne semblait follement affolé, j’ai décidé d’adopter l’attitude relaxe et locale de circonstance moi aussi : le ciel me tombe sur la tête ? so what?). Les jours d’après furent plus calmes.

À mon retour 4 jours plus tard gare Montparnasse, en rallumant mon i-pod, c’est NTM qui s’est emparé de mon audition. Back dans les bacs qu’ils disaient. Vois-tu où j’en suis rendue ? À écouter en boucle un album de 1998 qui restera la plus improbable de mes révélations 2015, mais bougrement juste.

C’est pour ça que j’y vais sans filet, je progresse encore dans le noir
J’y mets tellement de coeur que j’ai pas besoin d’y voir 
Pas besoin d’auditoire, tout se passe à l’intérieur

xxx

Toutes les images de l’histoire sur le lien : #LisetteInBiarritz