Je suis rentrée depuis plus de 2 semaines, il va être temps d’en finir avec cette histoire (commencée et ). Mais je ne me lasse pas de ces photos de vagues et d’horizon personnellement !

Après la tempête des deux premiers jours, la deuxième moitié de ce break embrunés s’est poursuivi sous le soleil. Et outre son joli coucher le mercredi soir, j’ai pu apprécier ses rayons pour me poser un peu avec moi-même, Boualem Sansal, et bien-sûr… le dragueur de l’esplanade de la grande plage !!

Jusqu’ici rien que du très classique : la nana, une blonde à peine trentenaire (à peine) et plutôt bien fichue (c’est mon histoire je dis ce que je veux), se ballade depuis le matin entre la plage de la côte des basques et la grande plage. Ce qui est plus surprenant c’est le profil du dragueur, très enclin aux compliments en tous genres (vous être vraiment très belle, la plus jolie fille de la plage là, vraiment… Mais je vous ai déjà remarquée ce matin, oui, c’est vous, vous êtes en short avec vos bottes, oui oui ! Non mais une jolie jeune fille comme vous, c’est du gâchis de rester là toute seule, …). Car le monsieur avait largement 65 ans. Il est passé trois fois me voir, gardant une bonne distance pour ne pas être trop pressant (flippant) mais finalement un peu relou quand-même (vas-y là ! laisse moi finir mon livre, je suis là pour être tranquille ! pensait-elle derrière ses réponses polies – il faut être polie avec les personnes âgées).

Mais le plus perturbant peut-être (outre, par ailleurs, l’attitude en revanche désinvolte, voire totalement absente, du surfeur envers ma petite personne), c’est que ce n’était pas la première fois de cette année 2016 (commencée 3 semaines plus tôt) que mon charme agissait sur un homme « mûr ».
Quelques jours auparavant, c’est au détour d’une ballade parisienne sur les bords d’un canal vidé de lui-même qu’un photographe du dimanche et son gros objectif, sa calvitie, ses cheveux blancs et son air de retraité heureux de l’être, devaient ABSOLUMENT me prendre en photo, il parait que j’étais, alors, « belle à croquer ».

Aaaaah ces petites phrases à l’ancienne pleines d’un charme désuet qui, si elles étaient prononcées par quelqu’un de mon âge, ne feraient pas vieux pervers… Cela-dit il faut que je l’accepte. Bien qu‘à peine trentenaire, je vieillis. Anti-rides et chasse aux cheveux blancs me guettent dans une course effrénée que je risque de perdre vu mon assiduité face à ces choses là. Oui ! Je suis une femme. Et bien que je me trouve à peine formée, je ne suis plus une jeune-fille en devenir. Je ne suis ainsi pas à l’abri d’attirer des hommes de tous âges.

L’autre « plan drague » de ce séjour s’est joué chez le coiffeur. Ne revenons pas sur la période complexe qui me taraude en ce moment (le cheveu mi-long), disons simplement qu’on n’a pas beaucoup avancé sur le sujet. Néanmoins feu ma coupe courte semi-plongeante restait là, dans une masse informe de cheveux rappelant un certain laisse-allez de leur propriétaire sur la question. J’ai donc fait la demande traditionnellement paradoxale à un coiffeur vide de tous clients un mardi soir (Biarritz hors saison, la foule n’est pas vraiment aux balcons) : Bonjour monsieur le coiffeur, je voudrais GARDER LA LONGUEUR, c’est TRES important, mais alléger tout ça (j’ai beaucoup de cheveux). S’il semblait sûr de lui, le résultat ne me convient que moyennement, même après avoir dissipé les effets de son brushing « Santa Barbara » initial. Rien d’horrible, juste… faut que ça pousse. On en revient toujours au même problème.

Quoi qu’il en soit j’ai une relation chelou avec les coiffeurs masculins à tendance hétéro. Je n’en n’ai connu que deux, celui de Biarritz inclus, mais la drague est systématique. Est-ce que c’est l’attrait de me voir rougir comme une pivoine face au miroir qui leur fait enchaîner les phrases comme « vous êtes vraiment très jolie, de toute façon long ou court ça vous ira » (mensonge grossier) ou « on va faire quelque chose de bien pour respecter ce joli visage » (respectons, respectons !) ? On s’en doute, certaines pourraient exploser de rire, moi je voudrais m’enfoncer et disparaitre dans mon siège pour ne plus faire face à mon reflet écarlate.
La conclusion de ce coiffeur Biarrot, créateur de mèches à épis autour de mon visage aura été « laissez les pousser, comme vous voulez, et revenez dans 6 ou 8 mois pour un petit séjour à Biarritz et on reprendra tout ça… » (notons les trois petits points). J’ai peur que lui et moi ne reprenions pas grand-chose. Mais rassurons-nous, la coupe devrait effectivement me permettre de laisser tranquillement mes cheveux passer derrière mon dos et s’y étendre gentiment (un jour) (ouf !)

Je finis ainsi le récit de ces quelques heures passées dans le sud-ouest, desquelles je suis rentrée seule accompagnée de tout un TGV. Les souvenirs locaux seront restés culinaires (ils sont mangés depuis longtemps). Le surfeur est timide et moi relativement bancale dans la prise de contact (non ça ne veut rien dire). Surtout quand le mec est à 50 mètres de la page, au loin sur sa planche, ça n’aide pas.
Rien de très croustillants donc dans mon palmarès : un papi et un coiffeur pas super super doué.
Allez, allez, peu mieux faire !!

xxx

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D’autres images de l’histoire sur le lien : #LisetteInBiarritz