Et le titre n’est pas là QUE pour me faire remonter dans le référencement google. J’aurais pu aussi démarrer par un « j’ai fait du vélo » tu me diras, ça serait revenu au même. Sauf que c’est tellement moins racoleur (la fesse change toute la donne).

Comme tu peux le suivre sur twitter, facebook et instagram (je suis un livre ouvert à défaut d’écrire celui qui va bien), #LisetteEnVacances est devenu mon nouveau slogan préféré, avant la reprise dès le 7 septembre du #LisetteOnTheMove qui se suivra, j’anticipe, d’un #CDansLaTêteLisette.
C’est sur mon petit vélo (qui est en fait celui de ma dear sister) que cette rime légère et peu croustillante m’est venue. Alors que je peinais lourdement sur une côte d’au moins 2% je me répétais « Allez ma grande, c’est comme pour tes grands-projets-d’avenir-qui-sont-en-fait-tout-bientôt, c’est dans le mental ! Oui : C’est dans la tête Lisette ! « Faut rien lâcher », qu’on dirait dans Koh-Lanta (maintenant, le vendredi, j’m’ennuie). Et de fait, je suis fière de moi, je n’ai pas posé une seule fois le pied à terre pendant mes 3 heures 30 de ballade. Ok sauf pour les 45 minutes de déjeuner où j’ai tourné pour trouver une crêperie qui ne disait pas « c’est complet ».
Parce que le touriste n’a pas encore complètement déserté le golf du Morbihan pour me laisser la place, il se ballade toujours en short et appareil photo. Pour info (importante l’info), si j’avais bien fait péter le short initialement ce matin (vacances je te dis), je me suis ravisée : il  ne fait même pas 20 degrés, et les averses ne sont qu’une menace permanente. Du coup comme il fait relativement gris, le touriste est resté dans le centre. Sauf que c’est lundi et la moitié du centre-ville est fermé. Bref ce midi, on avait beau être en Bretagne, il n’y avait pas de place à la crêperie pour tout le monde.

Mais la vraie histoire de cette histoire, c’est que j’ai fait du vélo. Et 3 heures après être rentrée, j’ai déjà moultes courbatures. Les cuissots. Et les fesses en fait surtout ! Est-il tout simplement et tout bonnement possible que mon anatomie soit antinomique avec le vélo ? Je pense que mon fessier n’est pas fait pour cette activité, tout simplement. Un peu comme ces villes qui ne sont pas faites pour accueillir les vélos !
Porte du garage à porte de la gare, je suis à 20 minutes de tours de pédales de la « grande » ville. Et bien crois moi si tu veux, mais pendant ces 20 minutes, j’ai dû rouler sur à peine 5 minutes de piste cyclable correctement délimitée, et je ne te parle pas des ronds points gigantesques où je me sentais minuscule. Mon débardeur jaune fluo Batman n’était pas de trop pour me donner la confiance sur le pavé de routes départementales. Arrivée dans le centre, lors de ma recherche de crêperie, c’est pour garer ma monture que je me suis trouvée perdue. Je ne savais plus quoi faire de moi même.
Alors que je commençais à pester intérieurement (tout en chantant extérieurement : quand je fais du vélo je ne branche pas mon ipod mais je chante) sur ce monde débile (oui je suis colère) où à moins d’habiter en plein centre-ville la voiture est un pré-requis, j’ai néanmoins réaliser que le Breton est gentil. Quasiment toutes les voitures se sont décalées, les piétons aussi (même quand je n’étais clairement pas dans mon bon droit).
Cela dit le Breton est aussi un peu dragouilleur. On m’a quand même dit, en me laissant la place sur un trottoir (pas toujours dans mon bon droit, je l’ai dit) que j’étais belle comme un ♥. Texto. La phrase en carton des mamies comme technique d’approche ? Oui oui oui. Or, je le sais bien moi, que c’était faux. C’est les vacances, j’avais les cheveux dans le vent et mon sweat / doudou à capuche Venice Beach tout bouloché.

Anyway, grâce à mon coup de pédale et après avoir enfin rejoint le sentier côtier (indiqué nul part et trouvé par hasard), j’ai fini, au détour d’un virage par sentir l’air iodé que je dois mettre en stock pour les mois à venir. J’ai aussi grignoté quelques mûrs rincées des averses des heures précédentes. Si la fin de l’été devait avoir un goût, ça serait bien celui là : celui des mûres que l’on ramassait mangeait petites avec ma soeur (et mes parents qui eux remplissaient les seaux), et que ma mère transformait en confitures, un ou deux weekend avant la rentrée, plus ou moins acides selon le soleil qu’elles avaient pu engendrer.

La mûre, ce petit fruit à l’air de rien, coincé dans un amas de ronces, comme un trésor bien protégé qui rappelle que le meilleur est souvent sauvage et désordonné, n’attendant que le soleil d’été pour se dévoiler. (Moment arc en ciel et papillon du post)

Sur ce moment de poésie, je m’en vais faire une petite sieste pour me remettre de mes émotions. Dans une heure débarquent les mini nièces de retour de leur journée au centre de loisirs. C’est ma semaine Tata-Elise, et la présidente de mon fan club a 3 ans et demi. Hier elle a couru vers mes jambes et m’a dit « t’es beelle » derrière son sourire d’ange. Bizarrement je suis plus sensible à ça ou quand sa farouche de grande soeur me laisse la prendre dans mes bras, que quand un petit breton me fait une accroche à deux francs. Va comprendre Charles.

xxx