Certains ont la main verte.
D’autres savent bricoler.
Il y a ceux qui de leurs dix doigts savent créer.
Ou encore les férus de cuisine.
Et il y a moi.

Restons dans le domaine culinaire pour aujourd’hui et parlons Lasagnes.

Tout a commencé il y a plus de 3 ans maintenant. Une amie m’invite à dîner chez elle et sort de son four… Un plat de Lasagnes (ajoutez la musique qui fait tadaaaaaaaa)
J’ai kiffé.
Je n’ai pas le souvenir d’avoir manger des Lasagnes quand j’étais petite. De temps en temps, sûrement, mais ce n’était pas un plat du répertoire classique de la maisonnée. Et de les voir là, trônant au milieu de la table dans ce plat à gratin, j’ai eu une impression mitigée : déjà celle qu’on était des grands (ma copine avait cuisiné un plat dans son four à chaleur tournante qu’elle avait déposé sur une table dressée autour de laquelle nous avions tous des chaises, une petit salade verte à ses côtés), et ensuite celle d’un plat paradoxalement aussi classique que méconnu de mon palais.

Venons-en au fait : c’était bon.

Par la suite j’ai entamé une consommation régulière de Lasagnes via le traiteur italien à quelques centaines de mètres de mon ancien bureau. À chaque fois ce même constat revenait inlassablement : c’était bon !

Mais d’une façon ou d’une autre, les Lasagnes me semblaient toujours inaccessibles. Un peu comme la blanquette, le rôti de bœuf ou encore le bœuf bourguignon, sorte d’utopie nécessitant préparations, découpes et grandes quantités,  incompatibles avec mon mode de vie cuisine-pour-toi-et-mange-quand-t’as-faim.
… Jusqu’à il y a 2 ou 3 semaines quand, alors que je débarquais chez des copains pour un diner sans chichi, l’hôtesse (a peu près aussi douée que moi en cuisine) a sorti les restes d’un plat de Lasagnes pour l’apéro : « c’est trop bon j’adore ça mais là je n’en peux plus j’en ai mangé toute la semaine ».
Illumination !!
D’un coup ça a fait tilt : mais oui mais c’est bien sûr, faire un « petit plat de Lasagnes » pour avoir de quoi déjeuner quand je veux et comme je veux plusieurs fois dans la semaine !
Hallelujah ! (3 ans plus tard donc. Mais parfois, aussi, je comprends vite.)

Me voilà donc, de retour dans mon #Palace avec cette nouvelle idée en tête : faire des Lasagnes.
Je scrute quelques recettes sur internet, rien de bien compliqué : des pâtes à Lasagne, de la sauce bolognaise, plusieurs couches, une béchamel sur le dessus, du gruyère, au four, et hop ! Easy-peasy!

Comme souvent la théorie se veut un peu plus simple que la mise en pratique.

Il y a d’abord cette étrange capacité que j’ai à mésestimer les quantités : globalement je me fais toujours trop à manger, sauf quand il s’agit de faire pour plusieurs (gens ou jours) et là bizarrement je sous-estime systématiquement.
On a le compas dans l’œil ou on l’a pas !
Dans le cas des Lasagnes, mon premier essai s’est avéré relativement raté (pour ne pas dire totalement) : trop de pâte par rapport à la garniture, dans un plat trop grand, un résultat sec et des pâtes… pas cuites.

Car l’autre question dans cette histoire de Lasagnes, c’est le trempage des fameuses pâtes plates. Question à laquelle mes deux essais successifs et sans trempage me laissent présager une réponse :

Avant de faire la mise en plat, les pâtes : trempette ou pas trempette ?

L’idée (qui me plait bien) avec la non-trempette, c’est le gain de temps. S’il s’agit de zapper les étapes inutiles, je ne suis pas la dernière. Néanmoins la non-trempette sous-entend nécessairement une quantité de garniture suffisante pour recouvrir entièrement les pâtes qui doivent, dans le four, cuire, dans leur jus. Associons pour quelques secondes cette idée avec le point précédent et le manque de garniture flagrant de mon premier essai : quand je disais que c’était sec, c’est aussi parce que les pates étaient, par endroit, pas cuites, tout simplement.
Lors de mon second essai, une semaine plus tard (quand j’ai une idée en tête je ne lâche pas l’affaire), j’ai donc quadruplé mes quantités de sauce et doublé celles de béchamel (j’avais fini la précédente à la cuillère… ce mélange de beurre, farine et lait m’a toujours attiré de façon démesurée vu son intérêt culinaire).

Résultat : c’est mieux…

… Mais toujours pas ça.

Car le secret des Lasagnes tient, à mon sens, dans la cuisson. Alors oui, bien sûr il peut y avoir des ingrédients magiques permettant de rendre la sauce et la béchamel incomparables, dignes du plus grand de tous les secrets de grand-mère, mais si vous ratez la cuisson vous pouvez réussir l’exploit de manger un plat sec car trop cuit accompagnées de pâtes pas cuites (croyez-moi sur ce point). Tout cela dépend du four, de la quantités de sauce (indice sur vos écrans : il n’y en n’a jamais trop) et (donc) du pré-trempage (ou pas) de pâtes qui auraient (ou pas) eu l’occasion de déjà bien se ramollir avant la mise en cuisson

Prochain essai : Je fais trempette.
En attendant, je dois vous laisser, j’ai des Lasagnes à faire réchauffer.
#Monomaniaque

xxx

La photo, n’est absolument pas de moi ! (Steve Johnson)