La médecine moderne occidentale et moi, on est un peu… en froid. Pas qu’on ne s’aime pas, ou qu’on ne se respecte pas, mais disons que je te regarde du coin de mon œil en appréciant follement de te laisser à bonne distance.

Je n’aime pas les médecins.

Argumentation en 4 temps :
J’ai cette bizarre sensation qu’on a tous aujourd’hui dans notre entourage des gens à qui on a un jour annoncé un truc relou ++ voire +++, et, alors qu’avant ils allaient très bien (de l’extérieur en tous cas), à partir de là tout à basculer (… musique dramatique…). C’est complètement con (oui oh et hein… bon) mais je le traduis assez consciemment ainsi : ne pas aller voir le docteur maintient la bonne santé.
Par ailleurs, dès qu’il faut prendre un traitement de façon régulière et « surtout sans sauter une prise hein !? c’est important mademoiselle !!! », ça veut pas. Pourtant promis j’y mets tout mon ♥… #mensonge et #doigtscroisés.
C’est que j’ai toute confiance dans les lobbies pharmaceutiques pour me retrouver à consommer des trucs dont je n’ai pas FRANCHEMENT besoin. Et je suis assez persuadée qu’une bonne alimentation réglerait déjà pas mal de mes problèmes. J’ai donc du mal (intellectuellement) à me contenter des solutions de facilité : « oh ! un complément alimentaire ! » #SoleilVert.
Enfin, le trou de la sécu est abyssal et je suis suffisamment bien placée pour savoir qu’il y a des gens, des VRAIS gens, qui ont des VRAIS besoins, dont celui de garder un système de santé relativement gratuit (ceux qui doivent gérer les trucs relous ++ voire +++). Moins je contribue au problème, au mieux je me porte (aka : ne pas aller voir le médecin maintient la bonne santé).

Ainsi, ma généraliste, mon pharmacien et moi, on ne se croise pas hyper hyper souvent.

N’empêche, ma généraliste, elle est cool.

  • Quand j’ai dû me faire faire un certif médical pour le Yoga et qu’elle m’a fait faire des génuflexions (j’aime bien ce mot : génuflexion), voyant mon essoufflement elle a écrit « apte à faire du sport » et à ajouté de sa voix un peu ironique « et c’est même recommandé dit donc ! ». J’aime bien l’ironie.
  • Quand j’ai pris cher au mois d’avril, elle m’a écoutée, entendue, conseillée et rassurée.
  • Quand j’ai des questions débiles, elle y répond comme si j’étais hyper intelligente.
  • Elle est jolie. Et si ça ne sert à rien là pour servir mon propos, tant qu’à faire, c’est mieux.

Mon pharmacien aussi, il est cool.

  • Il me répond toujours quand je lui demande combien il me reste de renouvellement sur mon ordonnance de pilule (alors qu’il suffit à priori juste de compter le nombre de tampons qui sont dessus mais je m’embrouille systématiquement : la première utilisation, elle compte ou pas dans les « renouvellements » ?)
  • Si il lui manque un truc où qu’il a un équivalent plus doux / plus « naturel » (moins agressifs), il n’hésite pas à me conseiller.
  • Quand je mate les vernis Mavala qui sont sur son comptoir, il me montre ceux planqués derrières et qui sont moins chers.
  • Il est d’une patience d’ange devant la/le (systématique) relou(e) juste devant moi « vous l’avez pas une teinte plus claire, le bas de contention ? ».

Alors le weekend dernier, forcément, ça nous a fait bizarre à tous.

  1. Au médecin qui m’a vu débarquer : « suis #KOLaLisette depuis 2 mois. Please… help ! J’écris que des posts tous pourris ! »
  2. Au pharmacien à qui j’ai sorti mes 3 ordonnances : dentiste (2 semaines plus tard), gynéco (« tant qu’à faire d’être là, je vais vous reprendre 3 mois de pilule tiens ! – et donc en renouvellement je suis comment ? »), généraliste (et une petite cure de magnésium, une !)

C’était un peu foufou, mais sur la table quand je suis rentrée, j’aurais pu faire une pyramide de boites. Vu que j’ai à peine (peut-être) du doliprane et de l’ibuprofène dans mon armoire à pharmacie, je ne savais plus où ranger mon trésor. Le voilà donc en équilibre sur la chasse d’eau de mes toilettes.
Au début (hier et avant-hier), j’étais hyper appliquée : le comprimé de magnésium tous les matins, le dentifrice dégueu, les brossettes, le gel et les bains de bouches après chaque repas, je m’épatais ! Mettez moi un col Claudine et un serre-tête en velours et je pourrai aller réclamer mon bon point (pourquoi cette image si cucul de la première de la classe, en ayant été une moi-même et pas du tout du genre pimbêche – OK peut être un peu)
Jusqu’au drame de ce matin. Où j’ai d’abord réalisé, arrivée à la fin de ma plaquette et après m’être sentie chelou pendant ces 3 dernières semaines – les demoiselles comprendront, que j’avais pris ma pilule à l’envers. Céline Dion aurait chanté les derniers sont les premiers, certes, mais pour les comprimés de ma plaquette et mon cycle, un par un du numéro 21 au numéro 1 (donc), c’est plus chiant (pas d’inquiétude pour le reste (#clignementdœil), suis parée à toutes éventualités).
Ensuite, face à l’évidence, j’ai compris que je n’allais pas me trimballer mon dentifrice dégueu, mes brossettes et mon bain de bouche au boulot. Comme j’y prends petit-dèj et déjeuner, disons que je vais faire les choses consciencieusement 1 repas / jour.
Et puis sur le chemin du boulot, alors même que s’ouvraient devant moi les portes du bus, j’ai dû faire face au constat terrible : « ‘tain, j’ai oublié de prendre mon magnésium ! »
3 jours ça aura tenu.
Je pense / j’imagine / j’ai l’impression que ça ne suffira pas à terrasser #KOLaLisette !
Promis, dès ce soir, je me rattrape. Et bientôt, je reviens avec des posts oh so funky !
Faut pas déconner : j’ai mis la médecine moderne sur le coup quand même ! (et revu quelques habitudes alimentaires, mais chuuuut).

xxx

Image : Flickr @Makémie