Mais ?
Quoi, comment ?
8 janvier, déjà ?

Comment vas-tu l’ami ?
Bien ?
Bien !

6 lignes, 12 mots, 5 points d’interrogation, tu le vois venir le post que je ne sais pas par quel bout prendre ni par où commencer ? (et hop, 1 de plus)

Je vis un paradoxe total : d’un côté je suis surexcitée par tout un tas de projets, des idées que je veux développer et des envies à tester, d’un autre la mise en œuvre (qui, dans mon cas très précis signifie souvent « rédaction ») est HYPER laborieuse. Comme si les mots justes ne suffisaient pas à accaparer mon attention, j’ai, toutes les deux minutes, beaucoup mieux à faire que de tapoter sur mon clavier (allez, je détartre ma bouilloire, et je reviens).

Je te propose de laisser là, et pour ma psy, cette ébauche sur le syndrome de l’imposteur.

8 jours donc que nous avons laissé 2016.
Et si je te dis que je suis arrivée à mon réveillon à 23h45 après avoir traversé Paris et une partie de la France tu me dis quoi ?
Et bien que c’est normal.

Les dernières heures de cette année ont été à l’image des 365 jours précédents : une bataille pleine de rebondissements pour, au final, du positif !
J’avais bien dans l’idée que j’arriverai « en cours de soirée ». Mon train est parti de Vannes à 17h30, il ne pouvait pas en être autrement. Vers 19h, je me voyais encore arriver pour 22h00 à mon réveillon, quand, tout d’un coup, à 19h13 très précisément…

La compassion de mes amis est sans limite émojiesque.

Mettons-nous EN situation :
Il est 19h13 un 31 décembre, ton GPS te localise quelque part en Mayenne à une bonne heure et demi de ton arrivée initialement prévue quand ton train percute « un ou plusieurs » sangliers. En manque d’information tu tapes sur ton téléphone intelligent « train percutant sanglier » pour lire ça,

Ton premier réflexe, soyons clair, est de regarder ton compagnon de banquette en te demandant…

Putain mais c’est toi que je vais embrasser à minuit ?

Je n’y ai jamais cru qu’on allait resté là, bloqué, toute la nuit, alors qu’il faisait -4 degrés dehors (mon intérêt pour mon voisin de banquette, sûrement). Il n’y avait qu’une seule solution possible à cette fin 2016 : ça allait être la galère mais ça allait le faire ! Oui j’arriverai « à l’heure » (avant minuit, il faut savoir se fixer des objectifs) à mon réveillon pour entamer 2017 comme il se doit. OUI !

Et contre toute attente, c’est ce qui s’est passé.

Parce que souvent je râle mais que ce soir là ils ont répondu PRÉSENT, rendons leur hommage : la SNCF a bien géré ! Au final, les 86 minutes de retard (malgré le changement de train) m’ont gracieusement (blague) permis de récupérer 25% du prix de mon billet de train sur mon compte en banque, mon verre était plein et les bisous généreux d’amitié et de partage à minuit. Même ma robe, prévue pour l’occasion, avait trouvé le temps de parer dignement mon postérieur.

Que 2016 retienne bien la leçon afin que 2017 se profile comme il se doit : non, on n’lâche(ra) rien.

Bon…

À quelques exceptions près.
Déjà car ma première GRANDE résolution de l’année est d’arrêter le Pilates.

Si je t’en vantais, il y a quelques mois, les bénéfices constatés et appréciés, il n’en reste pas moins une évidence : quand j’y vais, je m’y fais chier.
C’est bien, on respire, tout ça, mais je crois que je ne fais pas partie des gens capables de « déconnecter » et d’être « à l’écoute de leur corps » pendant si longtemps. C’est pour ça que j’avais tant de mal à être assidue au Yoga : autant j’adore l’idée de m’assouplir et tout ce que ça m’apporte, mais une heure a « inspirer, expirer », sérieusement, c’est beaucoup trop pour moi. Au bout de 20 minutes je commence à regarder l’heure et au bout de 22 minutes je pense à tout ce que je pourrais faire si je n’étais pas là… Preuve en est, ce vendredi, alors que j’appliquais dès le 6è jour de cette nouvelle année cette bonne résolution, je chantais sous ma douche en me demandant si j’avais du pain pour mon p’tit dèj.

N’est-ce-pas là la meilleure des illustrations ?

Ne soyons pas trop réducteurs : si je veux j’irais. Mais je n’ai plus envie de m’ennuyer contre mon gré.
La vie c’est maintenant, elle a trouvé trop de moyens de me le rappeler pour ne pas l’écouter.

Voilà, donc, c’est parti.
Entre 2 gorgées de chocolat chaud, la réorganisation totale de mon Palace (ce qui, vu le Tétris qu’est l’agencement des meubles dans un 25m2, n’a pas été une mince affaire), mon cerveau en ébullition d’envies et la préparation de la grosse formation que je dois donner la semaine prochaine, 2017 commence bien. Très bien. Comme je l’ambitionne. D’autant plus si l’on constate que, contre toute attente et après moultes essais infructueux, j’ai même réussi à donner, ENFIN, la touche finale de ce premier billet de 2017 dans les temps pour conclure…

et bonne année bien-sûr !

Voilà, donc, c’est parti.

xxx

Image by Gaël Desmoucelles