S’est achevée ainsi cette première semaine complète dans ma nouvelle vie.

Ainsi ? En mangeant des cookies et en buvant du thé avec les copains, les foufous qui me supportent dans cette aventure, en ce joli dimanche d’octobre.

Cette première semaine s’est vue rythmée par la finalisation de mon installation dans mon #SweetHome et pas mal de courbatures après la session montage de meuble de dimanche dernier. J’y ai passé 10 bonne heures sans faire de break, concentrée que j’étais à bien prendre les étapes les unes après les autres, visser, marteler, serrer ou encastrer. J’ai pesté (un peu), pensé jouer l’appel à un ami (si peu), mais au final j’ai tout monté et rangé, toute seule, comme une grande ! Même quand il a fallu soulever la bibliothèque qui pèse son p#tain de poids et que j’ai dû faire preuve d’une imagination qui n’a d’égale que mon ingéniosité (elle est pas belle cette phrase ?).
Inutile de préciser que ça a eu l’avantage ultime de bien bien BIEN m’occuper l’esprit. Or, ne nous leurrons pas, c’était nécessaire.

Point de pleurnicheries cette semaine (ou rien que du très normal en regardant Clara Sheller mercredi soir). #Yeah!
Mais un vrai besoin, en milieu de semaine, de me remettre à tapoter du clavier. Utiliser mes mains pour autre chose qu’un pseudo travail manuel (qui, je dois l’avouer, me gonfle assez sérieusement) et re-brancher l’essentiel : la connexion de mots les uns avec les autres pour construire des histoires.
Outre le besoin il y a aussi la nécessité. S’imposer un rythme pour ne pas sombrer dans une certaine léthargie que je me connais bien. Alors je ne vais pas vous mentir : aucune ligne écrite cette semaine ne me rapproche du prix Goncourt ou même de la moindre rentrée d’argent, mais au moins elles existent et maintiennent le niveau (ou pas…).

Dans la série des trucs passionnants, sinon, quand même : j’ai changé de téléphone, suis passée chez Free et résilié Bouygues (si vous n’arrivez plus à me joindre, ne cherchez plus, la réponse est toute trouvée), acheté des casseroles, posé une étagère, appelé un serrurier, calé la date de ma crémaillère, et recontacté des gens perdus de vus.

Mais l’essentiel, comme la vérité, reste ailleurs. Car la vraie première étape, c’est de trouver ma routine.
Déjà parce que tous les articles sur l’épanouissement personnel et la construction de soi que je lis un peu partout (et surtout sur Medium où c’est l’INVASION) le disent : pour bien démarrer sa journée et être efficace, IL FAUT UNE ROUTINE. (Théoriquement celle-ci impose souvent du sport ou de la méditation, je pense avoir trouvé l’équivalent #ByLisette)
Ensuite parce que je suis une nana relativement casanière et routinière qui se voit rassurée quand elle a ses petits repères. L’intrépide qui sommeille en moi semble avoir fait vœu de silence en ce moment.

Après quelques essais plus ou moins fructueux (je vais me mettre au sport => nan j’déconne) et un évident besoin de mise à distance avec les grandes théories, voilà où j’arrive :
– Le réveil sonne tous les jours à la même heure, soit 7h40, 7 jours sur 7. Parfois comme hier matin et après une insomnie de 2 heures entre 5 et 7, je le renvois dans ses 22 (on parle Ruby ou bien ?), mais d’une façon générale, je m’y tiens.
– L’idée est de se lever vers 8h15 pour être douchée et habillée vers 8h35, prête à partir.
– S’en suit alors une ballade de 20 à 30 minutes dans mon SoPi d’amour pour chopper un chocolat chaud bio et pas trop cher, 2 arguments de poids, faire 2 ou 3 courses, réveiller mes jambes, voir des gens, humer l’humeur de mon quartier, et cætera et cætera. (la fameuse étape sport / médiation #ByLisette)
– De retour vers 9h 9h15, je lance alors la radio sur Europe 1 (le grand direct des media) ou France Inter (parce que d’abord il y a Boomerang avec mon nouvel amoureux (j’ai décidé) Augustin Trapenard (dont j’apprécie autant la justesse de ton, que les yeux bleus, que la sonorité de son nom = on s’épouse ?), puis l’instant M qui parle Media pendant 15 minutes). Entre 45 minutes et une heure pour grignoter (si jamais) et faire ma revue de presse.

Et voilà ! Hors RDV potentiels, c’est parti pour quelques heures de boulot avec Dame Pomme. Des mots des mots des mots, parfois (souvent en ce moment) je reprends papier et stylos pour poser quelques réflexions et jalons. Si besoin je fais une pause sur mon balcon avec une tasse de thé…

Le weekend la routine est quelque peu différente car le rythme de mon quartier change. Mon Pigalle du Sud se voit en effet envahi d’étrangers (viens, on va bruncher dans le neuvième, c’est sympa comme quartier il parait ! #FermezLesFrontières), d’enfants en poussette ou hurlant au près de parents à la patience plus ou moins entamée (la mienne est nulle sur ce genre de situations), de trentenaires avec ou sans enfant (mais souvent avec) venant s’extasier sur le rayon légume de chez Causses (l’art de faire d’une épicerie un filon inépuisable pour Instagram tellement tout est bien rangé). Heureusement les problèmes démarrent vers 11h, donnant un charme encore autre à ces minutes sacrées qui les précèdent : les commerçants s’affairent, se préparent, s’activent, mais le quartier reste à ma disposition. La ballade peut donc se faire un brin plus longue, ou au contraire plus courte, étant par ailleurs moins à cheval sur mes horaires de levé. Une chose est sûre le samedi je break. Et le dimanche, si tant est que je ne sois pas en train de monter des meubles ou de prendre le goûter avec les copains, je me / te / vous / nous raconte des histoires.

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