J’ai vaincu La Maladie ! Ces quelques mots valaient bien un post à eux tous seuls, il faut me croire sur parole !

Reprenons.
Lundi, de retour d’un weekend toulousain, où 4 jours plus tard je guette toujours chaque photo qui pourrait circuler pour me plonger dans une nostalgie certaine (j’aime me faire du mal), je tousse-toussait telle une vaillante paysanne atteinte de la pneumonie en 1577 (année relativement peu riche en évènements soit-dit en passant). Étant partie m’encanailler avec ma robe rose et courte sans prendre mon bidule violet contre l’asthme, j’ai cru que c’était une crise. J’ai donc pris trois pshits au lieu d’un pour compenser ce weekend sans traitement. Mais ce n’est pas du tout passé.
Quelques heures plus tard j’ai senti comme des courbatures dans mes jambes et des douleurs dans le dos. Sous ma couette cette nuit-là il faisait au moins 50 degrés. Il semblerait que j’ai une tendance à générer de la chaleur corporelle de façon importante en temps normal, mais on n’était pas en temps normal : même mon nounours a préféré se barrer (ceci n’est pas une métaphore pour designer un quelconque humain, restons premier degré).
Le lendemain j’ai fait la sieste, beaucoup, et ajouté finalement le mal de crâne et la sensation fort agréable du « mal de coeur » à ma liste de symptômes en fin de journée. Je geignais beaucoup et me sentais relativement impropre à la vie en communauté, c’est peu de le dire.
Hier matin, mercredi, ça allait mieux dans l’idée. J’ai ainsi trouvé judicieux de me rendre à pieds à mon RDV à l’autre bout de Paris. Évidemment je suis rentrée KO, et quand il s’est agi d’ouvrir Dame Pomme pour aligner quelques grammes de langue française dans une certaine cohérence stylistique, j’ai eu un blanc… Et me suis trouvée confrontée à ces moments que je déteste par-dessus tout où le moindre soubresaut d’idée ne se manifeste que par un enchainement lourdingue de mots qui n’ont rien à faire ensemble, en tous cas dans cet ordre !

Vous me direz « c’est La Maladie, Elise, ça va passer » et vous auriez raison, sur le principe. La preuve, aujourd’hui, jeudi, je resplendis !
Sauf que parfois, ces moments arrivent même sans La Maladie (j’arrive bientôt au sujet de ce post, pas de panique).

Pour tout vous dire ils sont loin d’être rares (même si de plus en plus). Amis de la création vous savez de quoi je parle : parfois, créer, c’est compliqué.

Arrêtons-nous quelques instants pour une petite précision (oui c’est un post où nous prendrons notre temps pour parler de moi) : je ne me considère absolument pas comme une artiste. Au mieux, une personne capable de sortir de son esprit bien trop organisé quelques phrases, voire même textes (j’ose), pouvant décrocher un sourire ou susciter une réflexion à son lectorat (possiblement malgré moi, mais c’est l’intention qui compte). Ainsi quand je parle de « mes amis de la création », et vu ce qui vient dans la suite de ce post, mettons-nous tout de suite d’accord : on ne joue pas sur le même tableau.

Car dans ces moments de doutes (disons-le) où mon cerveau, à défaut de se concentrer sur l’écran blanc préfère partir se perdre dans des réflexions du genre « tu n’y arriveras jamais » (mon cerveau = mon meilleur ami !), je me tourne vers la power song pour le faire-taire.

La power song est une chanson que tu écoutes pour te redonner du pouvoir, ou pour te rappeler que « Yes you can ».
Tout simplement.

J’en ai plusieurs et elles varient. Mais en ce moment j’en ai deux que je vais me faire un plaisir de t’exposer de ce pas :

AAAAAAAAH Eminem ! Ce taré du flow qui réussi a faire du rap à texte dans une langue peu réputée pour ses chansons à texte justement (sans forcément m’arrêter à Love Me Do, mais bon, voilà quoi). La version est censurée évidemment car les ‘ricains sont des prudes, mais cette chanson est dingue. À la fois beaucoup trop pressurisante certains jours (Tu as UNE chance dans ta vie, c’est maintenant ou jamais, si tu foires c’est fini pour toi ! En gros) et tellement pleine d’encouragements, que dis-je : de rage !, à d’autres moments (Tout est en toi, tu veux y aller, et bien fonce ! – la chanson est tirée du film 8 miles, un brin autobiographique, pour ce blanc bec sorti de nul part qui a imposé un style là où personne ne l’attendait).

Do not miss your chance to blow !

Si tu as suivis, tu sais que je suis dans un vide musical prononcé depuis plusieurs mois. Quelle ne fut donc pas ma joie de poser quelques instants mes oreilles sur l’album THIS IS ACTING de Sia la semaine dernière. C’est pas grand chose mais c’est énorme. L’ensemble de l’album est CA-NON (je te parlais déjà d’Alive hier sur Facebook) et s’ouvre sur cette chanson qui dit en gros et pour résumer : J’me suis ramassée (à cause de « Toi », il y a toujours un Toi, sinon c’est pas rigolo), mais le truc est en moi, quoiqu’il arrive, je chante pour l’amour, je chante pour moi, j’men fous si ce n’est pas juste, je m’envolerai tel un oiseau qui trouve sa liberté ! (hell yeah!).

I’ll shout it out like a bird set free

Voilà.
Alors parfois, oui, jchante ! Bien faux, à gorge déployée, je chante les mots d’un rappeur qui va bien trop vite ou d’une nana qui envoie bien trop lourd pour moi (qu’on se le dise). Je ne ferai pas The Voice demain (ou jamais) et ça ne remplit pas l’écran blanc de mots dignes d’être alignés. Mais mine de rien : ça fait du bien !

Alors toi, dis-moi, c’est quoi tes power songs ?

xxx