Il est où le soleil il est où ? Il est lààààààààààààc’est bon ! Ta gu… ChristophChut !
J’ai cette chanson en boucle dans la tête depuis des heures et des jours et (bientôt) des semaines.
Elle s’adapte à toutes les sauces : il est où le bonheur, mon chapeau, le boulot, le soleil…
Il faut dire qu’en bonne nordiste parisiano centrée je me lamente à l’infini sur le manque de soleil de ce printemps et toute opportunité que peut trouver mon cerveau pour me le rappeler, il saute dessus. Ça aurait pu marcher avec Vianney aussi cela-dit, mais elle passe moins à la radio en ce moment.
J’ai bon espoir que cette BO, rythmant d’un ton lancinant mes journées, trouve, avec le changement de temps, un second souffle. Mais je dois bien l’avouer : les chansons à l’intérêt musical et parolier discutables ont tendances à s’accrocher à moi comme les moules sur un rocher.

Comme cette introduction est longue pour en arriver à l’essentiel (nordiste parisiano centrée qui se lamente à l’infini) : THE SUN IS BACK (dans les bacs) et je suis joie !

Balancez moi de la canicule, des rayons perçants, des yeux qui se plissent en l’absence de verres fumés et des « fais attention je crois que tu es rouge derrière le mollet ». Balancez moi de l’été et des statuts « today je bosse en culotte #TropChaud #VisMaVieDeFreelance ». Jetez jetez, n’arrêtez pas ! Donnez moi envie de glace, de piscine, de sorbets, de pailles colorées dans des smoothies detox ou que sais-je encore. Derrière les vitres de mon balcon il faisait au moins 30 degrés ce matin dans l’humidité de mes jardinières qui débordent encore des 15 derniers jours de pluie, mais plus plus plus, il m’en faut plus !

Avec le retour de l’ami soleil j’ai retrouvé ma robe blanche et, rendez-vous oblige, mes talons.
Depuis des années je passais rarement plus de 2 jours à plat et les talons entre 8 et 12 (centimètres) étaient mes plus fidèles alliés. #NewLife oblige, je suis en chausson depuis 7 mois.

Alors autant vous dire que le changement de perspectives pour mes pieds fut à la hauteur de la promesse : du 10 sur 10 sur l’échelle du défonçage. 

On sous-estime bien trop, à mon sens, ce cruel moment où l’on sait qu’il faut ranger au placard ses bottes élimées pour ressortir, et ré-assortir à la légèreté de robes forts seyantes, les sandales, nus pieds ou autre semelles à sangles affûtées telles des rasoirs. Bien planqué, bien au chaud dans ses chaussons souliers d’hiver, le pied a affiné sa « jolie » peau (sentons l’ironie : les pieds, c’est moche. point.). Et comme le pied à peu de mémoire, il a oublié que, moins il y a de cuir pour l’entourer, plus les frottements seront concentrés. C’est ainsi dans la douleur qu’il retrouvera, petit à petit, ses marques les plus élémentaires lui permettant, au bout de quelques ampoules, de sautiller d’une démarche assurée. Les premiers temps peuvent le laisser rigide et boitillant face à l’insoluble nécessité d’en passer par là.

Car chaque année c’est la même chose.
Pour mon RDV du jour à quelques encablures de mon palace je ne pensais pas risquer trop gros en ressortant de leur écrin mes jolies sandales ouvertes sur le devant des doigts de pieds. La dernière descente retour vers ma demeure fut des plus désastreuses et le détour « juste pour aller acheter du beurre » un calvaire. Une toute petite heure de marche, à peine, répartie sur 2 heures me laisse avec 4 ampoules et une rougeur non caractérisé formellement. J’ai les pieds défoncés, rencontré une nana cool, continué le grand exposé de mon parcours, ressorti mes sandales et savouré les grands rayons du mois de juin !

L’enfer pédestre marque le grand retour du soleil… Et rien que pour ça je laisse les lamentations à Christophe Maé (une bonne foi pour toute maintenant, que ce soit dit !).

Moi, pieds défoncés ou pas, je suis joie !

xxx