Chers aventuriers du quotidien, aujourd’hui je vous emmène dans les méandres glacials de la rupture amoureuse où mon sens du mélodramatique retrouve toute sa capacité d’expression.
Le points en quelques exemples :

 

Il y a la filoute, celle qui ne dit pas son nom et survient en règle générale environ 3 semaines après avoir rencontré le mec ou la nana en boîte. D’un coup il / elle met 2 jours à répondre à tes textos et ne t’en envoie plus aucun spontanément. Toi tu te disais « c’est plutôt cool, à voir », lui / elle « c’était fun, next ?! »
Cette rupture ne dit jamais son nom, ça serait beaucoup trop simple et se termine souvent par ce texto

Non non c’est pas que j’ai pas envie de te voir, mais là, tu vois, je suis super occupé(e), on se rappelle.

 

Il y a la terrible, la ravageuse, celle qui survient après plusieurs mois ou années d’une relation qui, si impossible soit-elle, est tout simplement magique, incroyable, folle. C’était écrit depuis le début : ça va dans le mur !! Sans même croire aux contes de fées, aux fins comme-dans-les-films, instinctivement il fallait y aller, il fallait vivre le truc jusqu’au bout. Mais forcément arrive le bout, le moment où la distance géographique ou la réalité de la vie, c’est selon, se trouve plus forte. Certains pragmatiques diraient « c’est comme ça, c’était écrit ». D’autres un peu plus rêveurs répondent dans une naïveté incompréhensible face à l’évidence de l’impossible : « mais alors, c’est pas l’amour le plus fort ? »
Restent des airs hébétés devant cette désillusion et des scènes absurdes devant un coca à moitié entamé :

– Dis le moi, dis le moi que c’est fini, j’ai besoin de l’entendre.
– Mais je peux pas, non, je peux pas !

 

Il y a la basique, celle qui survient après plusieurs mois ou année d’une relation Good on paper, mais peut-être manquant de folie, qui certainement n’a pas su se renouveler. Les deux parties ont grandi séparément et chacun de leur côté. Si Cupidon était là il s’ennuierait comme un rat mort et se contenterait de dire

Allez les gars, faut y aller maintenant ! J’ai d’autres flèches à lancer.

Aller où on ne sait pas trop, mais en tous cas l’un sans l’autre.
Il y en a toujours un qui s’en rend compte avant l’autre. Mais finalement les deux le savaient bien.
That’s all folks, comme le dirait les Looney Tunes.

 

Et puis il y a le raté, le gout du gâchis, celle qui survient après quelques semaines de c’est chouette, c’est simple, c’est drôle, mais c’est sérieux. Le genre de truc qui n’arrive finalement pas très souvent.
Sans trop comprendre pourquoi, sans doute parce que quelques semaines c’est peu pour connaitre l’autre, il y a comme un raté qui fait boom sur la route sans que ni l’un ni l’autre n’arrivent à récupérer.

C’était parti trop vite, on a perdu le contrôle du véhicule m’sieur l’agent.

Faudrait-il juste calmer le jeu ? Ou vaut-il mieux arrêter là ? Le gâchis peut n’être que la sortie de route (l’accroc qui dit que c’est pas si simple), mais peut aller jusqu’à la grande foirade où on balance tout parce que c’est mieux comme ça.

 

Quoi qu’il en soit dans ces cas là, quitteur ou quitté, maitre du jeu ou simple joueur ne passant pas par la case départ, ne touchant pas 20 000 francs et tombant sur un hôtel de la Rue de la Paix (les bleus foncés), il faut prendre l’air. C’est en tous cas ma méthode.

Alors dis moi, toi, c’est quoi ta quitterie préférée ?

 

Ce blog étant relativement fictionnel (mais si!), c’est sans transition aucune que je t’emmène demain pour quelques jours en ballade au bord des vagues. Je t’avais dis qu’en 2015 j’ai raté ma mission on-va-voir-la-mer. En 2016, je remédie à ce souci dès le 18 janvier. Biarritz me voilà !

xxx