Ma fleur à un nom ridicule.

Ma fleur, ma fleur ? Oui, MA fleur ! Celle que l’année dernière, a peu près à la même époque, je choisissais chez le fleuriste de Guy Moquet, dans un petit bouquet, en me disant « elles sont tellement jolies ces fleurs elles sont pour MOI »! Elles étaient rose poudre, couleur tutu, et toutes prêtes à éclore, tout doucement, et à devenir, pour de vrai, je n’suis pas du genre à exagérer (main sur le coeur), magnifiques !!
J’ai décidé que c’était MA fleur.
Sauf que je suis une bille en fleur.

Et je n’ai jamais réussi à les reconnaitre. Ça m’a toujours impressionné les gens qui disent, en recevant un bouquet, « Oh ! comme c’est gentil des oeillets, lys, chrysanthèmes (pourquoi pas ?), roses, tulipes, violettes, … » (et j’arrête là parce qu’après je ne sais plus). Impossible. Les roses et les tulipes ça va à peu près, les oeillets je pense que je vois l’idée. Le reste…

De même, j’aimerais bien que les gens autour de moi puissent se dire « Elise, pour lui faire plaisir, on va lui prendre des oeillets, lys, chrysanthèmes (pourquoi pas ?), roses, tulipes, violettes, … » Parce que je trouve l’attention délicate et jolie. Et si la couleur est bien choisie, ça peut mettre une touche de perfection dans mon mini salon. Avoir une fleur qui te « représente » c’est un peu la classe non ?

Et là je l’avais, je la connaissais de vu en tous cas, mais impossible de savoir ce que c’était et sous quel nom elle répondait. Depuis un an je cherchais les étales un peu désespérément. Jusqu’à ce samedi d’avril, même époque que l’année dernière, même fleuriste, j’ai chopé quelques tulipes pour ne pas arriver les mains vides à une soirée d’anniversaire. Et c’est en sortant, dans un petit saut, que je les ai vues fières et splendides de leur parfaite perfection. Ni une ni deux j’ai demandé à la fleuriste ce que c’était. Et tout naturellement elle m’a répondu « des renoncules, c’est la saison ».

Super !

J’ai choisi une fleur avec un nom ridicule. Et ça tombe bien, ça rime. Sauf qu’on va s’arrêter là avec le côté poétesse, parce que celui qui s’aventurera à m’écrire une déclaration enflammée en faisant rimer renoncule prendra un sérieux risque !
C’est une fleur de printemps (un peu comme moi) qui symbolise le charme (ai-je besoin de le dire ?).
À l’époque victorienne, le geste d’offrir un bouquet de renoncules véhiculait ce message : « Je vous trouve riche en attraits. » – parait-il !

Alors voilà, ma fleur à un nom ridicule, un côté champêtre et signifie petite grenouille en latin. N’empêche, quand elle s’ouvre, elle ressemble à un petit tutu la tête en bas !

xxx