Contre toute attente, je ne vais pas te parler météo, mais yoga. Oui parce que, donc, depuis trois mois j’enchaine les sauts, sursauts courses et abdos une fois par semaine lors d’un cours de l’extrême appelé body attack. Et deux jours plus tard c’est en respirations, synchronisations et recherches d’équilibre que je renforce mes muscles « profonds » (enchantés) via une pratique intensive de body balance, un mélange de pilates, yoga et tai-chi (je suis maitresse zen).

Ainsi, vendredi, alors que mes pensées vagabondaient (il parait que certains se vident la tête en faisant du sport, je ne suis pas certains) tout en restant concentrée à ne pas perdre le rythme de ma respiration entre le chien tête-en-bas et la posture de l’enfant, j’en suis venue à me dire que je devenais fortiche dans l’art de la salutation au soleil et que rien ne m’empêchait, finalement, de la pratiquer en toute individualité, dans l’intimité de mon palace.

Mais pourquoi donc ? Me demanderez-vous.

Et bien pour deux raisons.

La première : mon corps de bombasse.
Non parce que bon, avec deux séances de sport par semaine on se doute bien que… hein, bon, quand même !
Alors après trois mois j’ai certes le cuissot plus ferme et le mollet affiné, mais j’ai l’impression d’avoir pris des fesses et des hanches… Le sport a un curieux effet sur mon anatomie.
Je crois qu’elle le rejette.
Tout simplement….
Mais dans la largeur.

La seconde : peut-être que si on salue le soleil suffisamment il va bien vouloir revenir. Mais genre… Pour de bon ?
Alors reprenons, Surya Namascar, ou Salutation au Soleil, comme le dit le guide « Le Yoga des paresseuses » (édition Marabout) retrouvé dans les méandres de ma bibliothèque, Surya Namascar, donc, est « un enchainement de postures composant à lui seul un cycle symbolique comme les 12 mois d’une année, les 12 heures de lumière du jour, mais aussi les 12 heures de ténèbres, les 12 marches du temps, etc. » (et là j’apprends qu’il y a 12 marches au temple ? – on ne me dit jamais rien !). « Les 12 étapes de la salutation au Soleil vous font traverser les 12 étapes de l’impermanence (soit l’inverse des heures de perms… Non ?) en votre corps-esprit au rythme du perpétuel levé du jour jusqu’au coucher, pour revenir à son lever. » (Et si comme moi tu achètes les petits livres Marabout parce que tu les trouves simples et accessibles, tu te dis que, sur ce coup là, tu t’es fait(e) avoir).

En gros la salutation au soleil est un enchainement de postures qui, mal effectuées, peuvent faire bobo (donc on ne se lâche pas tout de suite tout de suite), mais qui ont surtout le mérite de faire travailler a peu près tous les muscles du corps en terme de renforcement ET d’étirement. #Bingo.
Alors depuis deux jours, à chaque début de journée, je salute !

D’abord je me pose sur le tapis magique de mon salon, face à la fenêtre de mon Palace. Ouverte, la fenêtre (J’ai besoin que l’air circule… mais tout le temps, même en hiver. C’est un peu relou quand il fait moins de 15 degrés dehors (11 mois et demi par an semble-t-il) mais au moins ça circule). Ensuite, je respire, les bras devant moi, et puis j’inspire expire au rythme de mon petit pont, pose intense, flexion avant, fente jambe droite derrière, chien tête-en-bas, pose de l’enfant, cobra, chien tête-en-bas, fente jambe droite devant, flexion avant, eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet reviens. Et on fait pareil avec la jambe gauche.

Un peu comme ça. Mais en mieux.
Évidemment.

Deux fois.
(des souvenirs de mes cours de Yoga, je pense il faut le faire trois fois, mais en body balance on en fait deux, et il n’est pas impossible que ce décompte me convienne mieux).

Comme vous pouvez le constater, les effets de ces deux jours (trois si on compte mon cours de vendredi) se font encore attendre. Je propose donc que tout le nord de la France (au moins Paris, parce qu’après tout, n’est-ce pas le centre du monde ? Non ? Ah… Non?) se joigne à moi dans cet élan Surya Namascaresque.

Allez, viens soleil, sens l’accueil étiré et renforcé qui t’est fait !

Pour de vrai, si on arrête de rire quelques minutes (#RabatJoie) et de parler météo (on avait dit pourtant…), depuis trois mois je retrouve, petit à petit, un certain contrôle de mon corps de moins en moins endolori par les courbatures. De quoi me dire que je peux maintenant enchainer 12 postures dont 4 avec la tête au niveau des jambes sans avoir l’impression que je vais me casser telle une vielle branche sèche. On ne m’enlèvera pas de l’idée que nos organismes, et notre corps d’une façon générale, ne sont absolument pas faits pour nos vies de sédentaires urbains (je t’inclus là-dedans, lecteur, c’est cadeau).

Je ne vais pas te bullsheter (verbe du premier groupe) sur la sérénité intérieure que celà m’apporte, mais mine de rien, avoir l’impression que je suis capable de maitriser les muscles de mon corps pour en faire ce que je veux, ça fait du bien.

Namasté (xxx)