J’ai une façon bien à moi de gérer mon temps. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, par exemple, depuis le balcon de mon Palace, je devrais être en tain de bosser. Mais vois-tu j’attends que le vernis de mes ongles de pieds sèche, on ne peut donc pas TOUT faire.
Et comme je viens de passer 15 minutes à appliquer les 2 couches + top coat devant des vidéos YouTube, des vlogs, qui plus est d’Enjoy Phoenix et Anil, je suis non seulement dans la transgression, mais, en plus, j’ai 13 ans.
(Parenthèse YouTubesque, j’avais découvert les deux zouzous l’année passée lorsque j’avais rédigé cet article sur YouTube. Je m’êtais alors prise d’un plaisir coupable à suivre ce couple et les spéculations de leurs fans respectifs quant à l’avenir de leur relation. Plus versatile que particulièrement fidèle, j’étais très certainement passée à autre chose car j’ai découvert, il y a deux semaines, à ma grande surprise, qu’ils avaient annoncé officiellement leur rupture juste avant noël ! On ne me dit jamais rien à moi. Conclusion de cette parenthèse : amour et vlogging ne sont pas gage de durabilité).

180 mots pour parler vernis et YouTube, ne me remercie pas, je fais ce que je peux. Il est plus que temps d’en venir à l’histoire du jour qui n’a donc rien à voir et concerne MON sujet du moment, j’ai bien-sûr nommé LE SPORT ! (Épisodes I et II ici et ).
Comme le post précédent parlait de ce même sujet, dans un souci de continuité, sache que je poursuis, vaillamment, ma salutation au soleil quotidienne et commence déjà à ressentir certains effets : je peux toucher mes orteils, de mes mains, avec les jambes tendues, même au réveil. Si on cherche encore l’utilité à cette maitrise de la flexion avant, on n’en reste pas moins content pour moi ! Mais le sujet n’est (décidément) pas là. Non, le sujet du jour est … Le Body Attack !

Je suis fan de ces 45 minutes de dingos tous les mercredi matin. J’ai de plus en plus de mal à me motiver pour y aller, MAIS, je ressors de plus en plus satisfaite de ce cours (Allô, je voudrais un paradoxe s’il vous plait. Merci !)
Il y a une semaine tout juste, Les Mills oblige, la choré devait changer (je n’ai pas forcément tout bien saisi sur le sujet, mais Les Mills se sont les gens qui proposent ces chorés de body attack, body balance, body combat, etc., des programmes créés sur une musique entrainante et « actuelle », similaires dans tous les clubs où ils sont proposés et qui varient tous les 3 mois pour éviter, j’imagine, la lassitude) (ce sera donc un post avec des parenthèses à rallonge).
Sauf que, il y a une semaine tout juste, donc, ma prof était absente. Nous avons eu une remplaçante qui, ne maitrisant pas l’art du body attack, nous a fait un circuit de cardio-training avec 5 exercices à faire en team de deux. Et quand ta copine fait l’exercice, et bien toi tu tombes au sol, fais une pompe, ramène les pieds au niveau des mains, saute en l’air, et redescends au sol pour renouveler l’opération. (Ça porte un nom, ma prof le crie souvent (car on en fait aussi au body attack), je ne l’ai jamais compris, et ma patience pour faire des recherches google sur ce genre de sujet ne dépasse, semble-t-il, pas les 3 minutes.) Quoi qu’il en soit c’était dur. Horrible même. À tel point que 5 minutes avant la fin du cours et alors que je pensais, en mon fort intérieur « trop bien, c’est terminé, on va s’étirer », j’ai cru pleurer quand elle a dit « allez plus que deux fois à faire le circuit ». J’avais déjà transpiré toutes mes larmes, je me suis contentée de me taire. Moi qui bougonnais intérieurement parce que « je paye pour 45 minutes et on vient de me sucrer un tiers du temps » 30 minutes plus tôt, car on avait commencé avec 15 minutes de retard le temps qu’elle nous explique le fonctionnement de son cours, nous, les novices habitués au body attack, mes cuisses me faisaient payer très cher ce mauvais trait d’esprit radin.
Ce matin donc, en voyant une nouvelle prof et toujours pas la mienne, j’ai pris le parti de lui laisser sa chance, non sans une certaine appréhension, cumulée à la non-motivation que j’ai jusqu’au 30 premières secondes du cours (ensuite je ne peux de toute façon plus réfléchir, mon coeur n’a plus de quoi irriguer mon cerveau correctement).

#Joie, elle était là pour body attacker avec nous !

#ContreJoie, la meuf, c’était Madame Sourire.

Je pense être de nature relativement optimiste. Un peu ours sur les bords et peut-être plus solitaire que sociable, mais, GLOBALEMENT, je ne suis jamais contre une bonne rigolade, un vent d’enthousiasme et le partage d’un bon moment.

Juste, il y a un temps pour tout (on y vient).

Et quand je fais du sport, quand je vais au body attack, j’ai envie d’en ch*er. J’ai envie de sortir en me disant que j’ai souffert (un peu), que ça m’a fait du bien (beaucoup). Je ne suis pas là pour prendre du plaisir DIRECTEMENT, je ne suis pas là pour me marrer avec la prof ou mes « copines » (je ne connais pas les autres participants au cours – moi, pas parler), je suis là pour être dans ma bulle, lutter avec moi-même et sortir en me disant que j’ai gagné, que je peux tout faire, que le monde est à moi. Quand je vais au body attack, j’ai beau avoir déjà commencé ma journée depuis une bonne heure, c’était depuis mon lit, Dame Pomme sur les genoux et toute de pyjama vêtue. Quand je vais au body attack, je sors du lit, je ne suis pas maquillée, je n’ai pas pris ma douche, je ne suis pas là pour socialiser, je suis là pour me dépasser. Et pour une nana comme moi qui n’avait pas fait de sport depuis 15 (20 ?) ans, c’est important.
Alors quand ce matin, Madame Sourire a cumulé les petites blagues, les « et maintenant on peut même bouger le torse, comme ça », ambiance je danse comme Cyril Hanouna, en ajoutant « on peut aussi rigoler un peu, non ? » j’ai eu envie de lui dire « non ! ». Quand, aux deux-tiers de la séance elle nous a dit « je veux vous voir sourire, on est AUSSI là pour s’amuser » j’ai eu envie de l’entarter. Et quand elle s’est obstinée à nous encourager non pas en faisant le décompte classique « allez, plus que trois pompes et on repart », mais en comptant « youpi ! on en a déjà fait cinq », j’ai eu envie de lui rappeler « je sais compter, bouffonne ».

Je n’ai pas aimé Madame Sourire. Du tout.
Je veux retrouver ma prof normale qui transpire avec nous sans vouloir nous faire croire que c’est easy peasy.

Parce que, on ne va pas se mentir, si s’amuser était vraiment mon objectif, serais-je là, avec Madame Sourire, 6 nanas et un mec (l’homme est rare au cours de body attack du mercredi matin) à 9h50 dans mon pantalon de yoga et un vieux tee-shirt à perdre le peu d’eau qu’il reste dans mon corps ?

Je ne pense pas.

xxx

PS : mon vernis est sec.