J’ai la préoccupation assez existentielle en ce moment : la pluie.
Nous avons déjà évoqué ma logique immuable à acheter systématiquement des chaussures qui craignent la pluie en hiver. Et bien mes bottines Craie dont je n’ai jamais pris le temps (Envie ? non. Bon) de protéger la semelle en cuir et d’imperméabiliser la peau de mouton (l’amie des bêtes) en sont le parfait exemple. Depuis 36 heures, et après 5 minutes en trop d’une ballade terminée dégoulinante, elles sèchent. Vu que j’ai laissé une flaque d’eau derrière moi dans l’ascenseur, et que je faisais flotche à chaque pas, le premier avis était relativement défavorable (c’est horrible (sanglots), elles sont imprégnées d’eau, je suis sûre si je les essors je remplis une bassine !) mais les choses ont l’air de s’améliorer (c’est presque sec ! (regard plein d’espoir) et même, quand je renifle dedans, ça sent pas l’humide !) (mes dialogues intérieurs sont souvent emplis d’une vive émotion).

Par ailleurs le gris ne me va pas au teint. Ça fait ton sur ton, ambiance caméléon. Or c’est Paris. Et c’est l’hiver, comme te l’illustre mon passage aux Tuileries sur la photo tout là haut. Avant je n’aimais pas novembre, voire même je détestais novembre. Aujourd’hui j’ai grandi, j’ajouterai donc janvier (et possiblement février, nous sommes en pleine négociations) à cette liste. On pourrait parler de petite déprime hivernale, je reste juste des heures devant ma fenêtre à regarder la pluie tomber tel un petit labrador abandonné.
Rien à voir donc.
C’est quand même assez dingue cet effet du temps qu’il fait. Parfois, en réalisant que c’est de pire en pire, je me dis que je vieillis. #mamieLisette
Ceci-dit je vais toujours sortir en mini-short par -3 (mamie mais sexy) ou avec les mauvaises chaussures par temps de pluie parce que « aujourd’hui j’ai envie de mettre ça ! ». D’une certaine façon j’ai donc toujours 8 ans. Le staïle en plus : j’ai appris à associer étoiles et pois et à porter le rose.

Tant qu’on est dans la fashion police, question ouverte : que met-on pour un mariage d’hiver dans 2 semaines et deux jours ?
C’est un peu l’évènement de février. Totalement même. Les copines se marient !
Et comme tout s’organise en un mois et demi (hop hop ! tchop tchop !), j’ai beau avoir booké avion et nuits sur place, je n’ai rien à me mettre sur le derrière. Pour être franche j’ai une idée assez précise de ce que je veux sauf que c’est là que c’est vraiment compliqué : quand tu as l’idée exacte de ce à quoi tu veux ressembler, mais que tu ne vas clairement pas te créer ta robe toi-même (manuelle moi ? la blague !) qui de toute façon, même si elle existait (cette petite perfection) ne te ferait décemment pas ressembler à la bombasse que tu imagines être (la faute au miroir, évidemment). J’ai quelques passages en cabine qui s’annoncent relativement frustrants.

Le monde est ainsi fait que ce début 2016 m’apporte son lot d’interrogations essentielles dont celle relayée via l’application « va-t-il pleuvoir dans l’heure ? » de météo France. Pas facile tous les jours la vie à guetter anxieusement la barre de l’heure à venir pour la découvrir emplit de bleu pour « pluies faibles à modérées » alors que je m’étais décidée à arrêter de travailler. Moi qui suis si difficilement déconcentrée de mon objectif à visée domination du monde !! Tiens d’ailleurs si tu te demandes où j’en suis, j’en suis au stade où je me construis un fort avec toutes les piles de papiers, livres, magazines et journaux que j’entasse, analyse, lis, relis, annote. Une immersion j’appelle ça. Je m’immerge tellement que je vais bientôt pouvoir me construire une nouvelle table en papier pour manger, la mienne est ensevelie sous les tas. De là à dire que mon palace est en bordel… je te laisse en tirer tes conclusions.

Fort heureusement est arrivée dans ma vie Brooklyn 99, et c’est comme si c’était le printemps. J’en suis au second épisode de la première saison, donc je ne vais pas te sur-vendre le truc : la série est juste canon, drôle, courte, efficace ! C’est tout.

Tant qu’on en est à partager,

Alors, toi, dis moi, ça farte ?*

xxx

Ils font un 3, que veux-tu…